Suspense, Thriller

La Forêt des disparus

de Olivier Bal
Broché – Livre grand format, 22 avril 2021
Éditeur : XO

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“Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n’en sortiras jamais…”

Des murs d’arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon.

Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l’appelle l’Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l’affaire Clara Miller.

Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l’aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l’horreur…

L’histoire d’un secret terrifiant.
Un thriller diabolique et haletant.

“Flippant ! Olivier Bal… un de nos géants du polar.”
Sybille Archambeau, Espace Culturel Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles

“La vérité se trouve dans la forêt, mais pour cela il va falloir y pénétrer… à vos risques et périls !”
Caroline Vallat, Fnac Rosny 2

“Un roman choral unique en son genre. Impossible à lâcher…”
Jérôme Toledano, librairie Les Cyclades, Saint-Cloud

 

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Olivier BAL, fait un peu parti de mes auteurs “chouchous” et pour cette suite de “L’affaire Clara Miller”, il me tardait de récupérer mon livre, que j’avais prêté à plusieurs personnes depuis sa sortie !

Tout d’abord, sachez qu’il n’est pas obligatoire (même si c’est toujours mieux pour moi) de lire “L’Affaire Clara Miller” pour profiter pleinement de ce roman.
“La Forêt des disparus” est le 4e roman d’Olivier et j’avoue avoir préféré celui-ci au précédent (opinion tout à fait personnelle…).

Redwoods est une bourgade typique des États-Unis, hantée par des superstitions. La plupart des habitants sont des descendants des premiers colons qui s’y sont installés.
Dans cet endroit où tout le monde se connait, ou presque, il règne une ambiance étrange où tout parait tourner au ralenti…
Une ville presque “parfaite”, bordée par des plages d’un côté, et une immense forêt de l’autre, où se cache pourtant une réalité différente de ce à quoi l’on pourrait s’attendre… Des touristes disparaissent régulièrement depuis des années ! Pourtant ces disparitions ne posent aucun problème aux habitants. En effet, elles ne concernent que des étrangers…

Paul Green, ancien journaliste qui a décidé de se mettre “au vert” depuis sa dernière enquête, est parti vivre à Redwoods depuis quelques années.
Le soir où Charlie, jeune habitante du village, vient se réfugier chez lui, blessée et paniquée, il comprend qu’il ne peut plus faire semblant, qu’il va devoir creuser pour comprendre les sombres secrets de la ville.
Au fond de lui, il le sent, la forêt a des secrets, mais les habitants de Redwoods aussi.

Quel est donc ce tueur en série qui terrifie et massacre les randonneurs régulièrement ?

Olivier, comme à son habitude s’amuse avec nos peurs les plus profondes et cela fonctionne plutôt bien.
Même si l’énigme a une place très importante dans le récit, c’est surtout l’atmosphère qui règne tout le long de l’histoire qui m’a le plus marqué. Cette forêt immense, sombre et lugubre, cette ville aux étranges coutumes, ces habitants qui se couvrent les uns les autres et toutes ces disparitions inquiétantes…
Chaque chapitre met en avant un personnage du roman en alternance à la première personne, ce qui m’a permis de m’impliquer d’avantage, j’avais l’impression d’être dans leur tête.
Aucun temps morts, c’est très addictif, pas beaucoup d’action soit, mais c’est un parti pris !
Mais le peu d’action existante m’a collé de sacrés bons frissons…
Certains passages sont… Wahou !!!
Je n’en dirai pas plus. À vous d’en profiter maintenant.

Charlie, Lauren et Paul me manquent déjà…

Un très bon thriller rempli de suspense, que je conseille aux amateurs de lecture “fine et ciselée”.

Alors Olivier, à quand la suite ???

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Extraits :

« Ce soir, le monde a sombré dans le chaos. Des dizaines de personnes m’encerclent. Certaines portent des cagoules, d’autres des masques avec des gueules d’animaux… Il y en a partout.
Redwoods a changé de visage. La petite bourgade, habituellement si paisible, n’existe plus. Elle a revêtu une parure de ténèbres. C’est le carnaval des ombres, la Nuit des Crânes. Comme si tout ce qui avait été retenu durant toutes ces années finissait enfin par jaillir. »

« Ne cédez pas à la tentation. Sauvez notre sang. Les mariages interraciaux sont interdits par la loi de 1863. Si un Blanc ou une Blanche s’unit avec un homme ou une femme nègre, chinois ou Kanaka, ou quelque personne ayant un quart de sang étranger, ce mariage sera nul et non avenu. Ne pactisez pas avec les étrangers, ils sont porteurs de maladies et ne sont point dignes de confiance. Ne participez pas à l’amalgame terrible des races. »

« Alors que je ne suis plus qu’à quelques mètres de l’échelle menant au bateau, j’entends un bourdonnement derrière moi. Puis c’est une étrange sensation de piqûre dans la nuque, et une vague de chaud qui me traverse. En un éclair, je me sens partir. Mais jambes ne me portent plus et je m’écroule au sol. J’essaie d’attraper mon pistolet, mais mes membres sont lourds et mes bras s’engourdissent. Je tente alors d’appeler à l’aide. Ma voix n’est plus qu’un soupir. »

 

 

Olivier Bal a 42 ans. Il a été journaliste pendant une quinzaine d’années. Après avoir travaillé dans différents titres de la presse généraliste et culturelle, et fréquemment voyagé pour ses reportages, il a animé un événement culturel emblématique : les Masterclass à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.

Aujourd’hui, Olivier Bal se consacre pleinement à l’écriture.
Les Limbes, un thriller fantastique, est son premier roman. Best-seller de l’auto-édition, Les Limbes a d’abord conquis des dizaines de milliers de lecteurs avant d’être édité en mars 2018. Le cycle des Limbes s’est achevé en 2019 avec le deuxième opus, Le Maître des Limbes.
En 2020, Il est l’une des grandes révélations du monde du thriller. Lauréat du grand prix des Géants du Polar, il est l’auteur, chez XO éditions, de L’affaire Clara Miller, thriller remarqué par la presse et le public.

Les Limbes a reçu le Prix Méditerranée Polar 2018 du Premier Roman,
Le Maître des Limbes, le prix Géants du Polar 2019.

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Polar, Suspense, Thriller psychologique

Les Eaux noires

de Estelle Tharreau
Poche – 7 octobre 2021
Éditeur : Éditions Taurnada

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Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés. L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage… Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine. Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

 

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Les nouveautés des Éditions Taurnada sont régulièrement de belles surprises !
“Les eaux noires” d’Estelle Tharreau, n’ont pas échappé à la règle…

J’ai découvert Estelle en septembre 2020 avec “La peine du Bourreau”, que j’avais beaucoup aimé. Une écriture fluide, percutante et allant droit au but. Alors, lorsque Joël, que je remercie au passage, m’a proposé son dernier roman il y a quelques jours, je n’ai pas hésité du tout et j’avais vraiment hâte de le recevoir !

Comme pour ma précédente lecture, j’ai lu le roman d’une traite, impossible de le lâcher !
“Les eaux noires” est un vrai polar psychologique avec une atmosphère sombre et pesante, une descente aux enfers…

Suzy, la fille de Joséfa (Jo) est retrouvée morte, assassinée dans la petite ville d’Yprat à âge de dix-sept ans, recrachée par les eaux noires.
Très vite des rumeurs commencent à courir, et quelques voisins vont s’acharner sur Jo. Malgré une sacrée personnalité va se retrouver au centre de tous les regards.
– Mais comment une mère a-t-elle pu délaisser ainsi son enfant ?
– Elle a bien eu ce qu’elle mérite, au lieu de s’occuper de sa fille…

Seule maintenant et vivant un enfer au quotidien, elle demande justice, elle veut que la police retrouve l’assassin de son enfant.
Mais l’enquête piétine…
Personne n’a rien vu, personne n’a rien entendu.
Dès lors, pour cette maman qui a tout perdu, tous les coups seront permis. Elle décide de chercher elle-même le coupable !

Finalement, c’est un “corbeau” qui va balancer des révélations dévastatrices qui vont monter très vite les uns contre les autres les voisins de Jo et aussi les habitants de la Baie des Naufragés qui sont peut-être les derniers à avoir vu Suzy vivante.
Le climat est de plus en plus malsain, potentiellement tout le monde peut-être coupable et la haine qui s’installe au sein de la population n’aidera en rien l’enquête !

Personnellement, cette lecture m’a complètement chamboulé, le rythme, la méchanceté, le vice qui se dégage de certains personnages, la pression qui monte petit à petit et un final que je n’ai pas vu arriver du tout !

Bravo Estelle, tout est savamment distillé dans ce récit, c’est fin et très addictif, un vrai “bonheur” pour le lecteur que je suis.
Un roman surprenant et très efficace à lire absolument !

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Extraits :

« Doucement, il lui pris le bras et l’aida à sortir de la voiture. Elle le regardait toujours, comme pour faire abstraction du décor qui les entourait. Pour gagner du temps. Trouver une autre explication. Pour repousser le moment où Cédric allait parler.
La partie réfractaire de l’esprit de Jo tenta une ultime rébellion tandis que ses yeux pleuraient déjà.
« Tu me la ramenée ? Hein, Cédric ? Tu me l’as ramené ma Suzy ?
– Jo…
– Elle est à la maison ? S’étrangla-t-elle. Elle est pas blessée ?
– Jo… »
Cédric ne pouvait contenir ses larmes.
« Vous l’avez soignée ? Hein ? Ça va aller ?
– Jo… Suzy est morte. »
Puis, le hurlement d’un esprit qui vacille. D’une âme qui vole en éclats.
Jamais plus les humains présents dans la Baie n’entendraient un cri aussi déchirant.
Un cri qui couvrit le grondement des eaux noires. »

« En approchant de la cabine, Jo se représenta l’image qu’elle allait renvoyer : celle d’une bête en cage. C’était ça, sa punition pour avoir enterré sa fille dans l’intimité, pour avoir demandé des nouvelles de l’enquête, pour avoir rejeté les médias, pour n’avoir pas pu sourire, pour avoir refusé qu’on allume des bougies.
Malgré ça haine et sa rancœur, elle entra docilement dans sa prison. Suzy et elle n’avaient rien fait et pourtant, ils leur en voulaient tous. C’était elle qu’on enfermait alors que le meurtrier de sa fille était en liberté. »

 

 

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

Son précédent roman, « La Peine du bourreau », est sélectionné au prix 2021 du Roman Noir des Bibliothèques et des Médiathèques de Grand Cognac. Il est également nominé au prix Dora-Suarez 2021
Estelle a été finaliste au prix du Polar du Festival de Cognac 2019 avec son roman « Mon ombre assassine ».

Thriller historique

Maria

de Hervé Gagnon
Poche – 19 mars 2020
Éditeur : 10 X 18

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Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche. La bonne société montréalaise est en émoi, et l’évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse.
Montréal, septembre 1892. Un charnier d’enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer. Puis, le corps mutilé d’un banquier est retrouvé à Griffintown et deux fillettes portant de terribles traces d’abus sexuels sont repêchées dans le fleuve, près de la rue de la Commune. Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu’à ce qu’un vieux prêtre remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui laissant entendre que l’histoire se répète. Pour réussir à dénouer l’intrigue, Laflamme, l’inspecteur Marcel Arcand et le reste du groupe devront pénétrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.

 

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Dans ce dernier opus, après “La légende de Jack” et “Jeremiah”, qui clôt à ce jour la trilogie des enquêtes “journalistiques” de Joseph Laflamme, Hervé Gagnon va encore une fois très loin… mais ce coup-ci, c’est dans la perversion.

L’atmosphère de la série, qui a pour toile de fond le Montréal de la fin du XIXe siècle, est superbement rendue.
Les personnages sont attachants comme à chaque fois, mais ils vont être menés à très rude épreuve (le lecteur aussi par la même occasion !).
En effet, leur nouvelle enquête traite de pédophilie, de trafic d’êtres humains et une fois de plus, la religion catholique ne sera jamais très loin. Un monde sordide rempli de corruption et de perversion… Ma lecture est devenue très vite addictive, malgré les “chocs” ressentis au fur et à mesure de mon avancement !

L’ambiance générale du récit est plus sombre aussi.
Nos héros et héroïnes vont devoir jouer de finesse, mais malgré cela, leur vie ainsi que celle de leur famille sera en grand danger permanent. Un danger qui pourrait venir de n’import où !
Une enquête sans temps morts, qui est allée au-delà de ce que j’avais imaginé de pire.

Lu d’une traite, ce roman m’a fait passer quelques heures où j’ai bien failli me ronger les ongles à plusieurs reprises.
Mes nouveaux “amis” vont me manquer.

Ne ratez pas cette trilogie, classique dans les termes, mais très moderne dans le fond !
Hervé Gagnon a encore marqué des points…

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Extraits :

« En silence, il l’entraîna vers le lit. Ils s’assirent côte à côte sur le bord et, pour la première fois deux sa vie Joseph Laflamme raconta son enfance à l’orphelinat. Le dortoir et les frères surveillants. Parfois un seul. Parfois plusieurs. Les coups. La peur, mille fois pire que les coups. La douleur et sa chair qui se déchirait parfois. Ce qu’on le forçait à mettre dans sa bouche. Ce qu’il devait avaler. La nausée et les vomissements qui le prenait ensuite. Les pleurs, la difficulté à s’asseoir. Et surtout la honte, terrible et cruelle, qui l’avait dévoré de l’intérieur depuis lors et que seul l’alcool apaisait un peu. Les cauchemars dont il se réveillait en sueur et le cœur serré. »

« La série noire se poursuit :
Deux nouveaux cadavres
Le mort du marché à foin identifié.
Nos lecteurs se souviendront certainement que, vendredi dernier, l’éclatement fortuit d’une conduite d’égout et l’effondrement d’une portion de la rue Le Royer ont révélé la présence d’un charnier contenant les restes de nouveau-nés. Cinq jours plus tard, ce mystère n’est toujours pas élucidé et l’enquête du Département de police piétine. Voilà maintenant que, tôt hier matin, une passante sonnait l’alerte après avoir aperçu les corps de deux jeunes filles échouées sur la berge, rue de la Commune.
Déposées à la morgue municipale, rue Perthuis, les dépouilles ont subi un examen post-mortem par le docteur Baptiste Herbert. D’une part, il appert que les deux petites victimes, âgées d’une douzaine d’années, ont séjourné dans l’eau plusieurs jours. La première fillette a été étranglée tandis que la seconde est vraisemblablement morte de saignements internes. D’autre part, les deux inconnues portaient aux parties intimes des marques de sévices et d’agressions sauvages que la décence nous interdit de décrire plus en détail en ces pages. Qu’il suffise de dire que les pauvres enfants ont été outragées de toutes les manières que la perversité peut imaginer.
Chose encore plus choquante, il semble que, malgré leur très jeune âge, les victimes avaient toutes deux accouché au moins une fois. S’il est trop tôt pour établir un rapprochement avec le contenu du charnier de la rue de Le Royer, la coïncidence demeure néanmoins intrigante.
Par ailleurs, un heureux hasard a permis d’identifier le cadavre retrouvé avant-hier au Haymarket Square. Il s’agit de M. Charles Alexandre Coderre, banquier de soixante et un ans, disparu de son domicile depuis quelques jours. Si les raisons et les circonstances de sa mort restent nébuleuses, on sait que le défunt s’absentait plusieurs soirs par semaine pour une destination inconnue qui a peut-être quelque chose à voir avec sa mort. Des sources nous laisse entendre qu’une fouille effectuée au domicile de l’homme a permis de recueillir des indices susceptibles d’orienter l’enquête du Département de police de Montréal.
L’avenir dira si tous ces cadavres sont liés entre eux ou le triste fruit du hasard. D’ici là, ils laissent entrevoir des aspects cachés de notre ville que ses bons citoyens préféreraient sans doute continuer à ignorer.
Joseph Laflamme »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

Thriller historique

Jeremiah

de Hervé Gagnon
Poche – 6 juin 2019
Éditeur : 10 X 18

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Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis au St. Lawrence Hall Hotel, à Montréal. Leur but : planifier une reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires d’une valeur de 2,5 millions de livres sterling. Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux.

Février 1892. Des Montréalais noirs sont sauvagement assassinés, à la manière caractéristique du Ku Klux Klan. Le journaliste Joseph Laflamme se lance sur l’affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand. Ils croiseront la route d’un personnage légendaire, que l’on croyait mort, qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal.

Après La Légende de Jack, Hervé Gagnon mêle à nouveau petite et grande Histoire pour nous offrir une plongée passionnante dans le Montréal de la fin du XIXe siècle.

 

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Après, “La légende de Jack”, “Jeremiah”, seconde enquête de Joseph Laflamme est tout aussi plaisante à lire et m’a fait passer un moment agréable et instructif.

Décidément, Hervé Gagnon a le sens du récit !
Dans son deuxième roman policier, l’auteur québécois nous prouve qu’il possède du talent à tous les niveaux… Ce coup-ci, il s’attaque au Ku Klux Klan, qui décide de sévir en plein Montréal, sous la neige.

On retrouvera avec plaisir, le journaliste Joseph Laflamme, sa sœur et leurs deux “complices” policiers de Scotland Yard, plus étoffés, plus intéressants peut-être que dans le premier tome… Ils évoluent aussi avec le récit. Cette fois, ils seront sur la piste de John Wilkes Booth et de Jeremiah, personnages célèbres de l’histoire.

Le Ku Klux Klan fait une incursion à Montréal pour récupérer un trésor qui “dort” depuis plusieurs années bien caché et pour cela il est prêt à tout.
Bien documenté, avec son ambiance de l’époque et très violent, donnant de la modernité au récit, Hervé colle parfaitement à une certaine réalité historique dans cette enquête ésotérique et franc-maçonnique à multiples rebondissements. Pas de temps morts, tout va très vite… La mort rode et se rapproche très vite de nos enquêteurs. Nos “amis” n’ont pas le choix, ils devront prendre des risques s’ils veulent arriver au bout de leur quête avant leurs ennemis masqués.

Roman très bien ficelé, plein de mystères, avec des personnages que j’apprécie de plus en plus.
Je valide !

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Extraits :

« Chaque fois qu’il venait à Montréal, l’homme descendait au St. Lawrence Hall, au 13, rue Saint-Jacques. Outre le fait que l’établissement avait été le centre des activités confédérées au Canada avant même que la guerre civile soit déclarée quatre ans plutôt, il appréciait à sa juste valeur le luxe légèrement décadent que proposer l’hôtel à sa distinguée clientèle. Car l’homme était coquet et douillet. Il aimait aussi la vie nocturne de Montréal, cette ville britannique dans son architecture et française dans son âme, aussi moderne qu’ancienne, qui n’était comparable à aucune autre. Pourtant, il en avait visité plus que sa part. Il affectionnait particulièrement les nombreux théâtres, qui présentaient des concerts, des opéras, des opérettes, des vaudevilles, des comédies et des classiques auxquelles il assistait à la moindre occasion. Il trouvait à la fois la détente et l’inspiration. Quand la guerre serait terminée, peut-être s’établirait-il un moment à Montréal avec Lola. S’il survivait, évidemment. »

« Le Ku Klux Klan est une domination, déclara-t-il. Une de ces horreurs produites par la haine de l’homme envers l’homme, auxquelles on refuse de croire jusqu’au moment où on y est confronté, et dont on sait pourtant qu’elles se produiront à nouveau. »

« Au milieu du chœur, au fond de l’église éclairée par une multitude de chandelles, une forme humaine inerte donnait l’impression de flotter dans les airs. La corde à laquelle elle était suspendue ne semblait accrochée à rien. Il lui fallu un moment pour s’expliquer le prodige. Un filin de métal tendu entre les deux colonnes traversait le chœur pour soutenir une lampe perpétuelle dans laquelle brûlait un lampion. On avait dû lancer la corde par-dessus ce filin pour ensuite hisser le supplicié à la force des bras. En se déplaçant sur la gauche, il en repéra l’extrémité attachée à la chaire, situé devant la colonne de droite. »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

Thriller historique

La Légende de Jack

de Hervé Gagnon
Poche – 7 février 2019
Éditeur : 10 X 18

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Montréal, par une étouffante une nuit d’août 1891. Une prostituée est retrouvée sur le pavé mal famé du Red light, égorgée et mutilée avec violence et précision. Joseph Laflamme, jeune journaliste dont la vie flotte quelque part entre la modestie et la misère, décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’intéresse encore personne. Parce qu’il pense à Mary, la petite déesse des rues dont il est amoureux et qui aurait pu être la victime. Parce qu’il a désespérément besoin de vendre ses articles aussi. Ce qui ne tarde pas, le premier indice le mettant sur la piste d’un mystérieux ordre de francs-maçons. Et quand les meurtres s’enchaînent, c’est l’ombre du tristement mythique Jack l’éventreur qui surgit. Quelqu’un imite-t-il le célèbre tueur ou Jack lui-même aurait-il traversé l’Atlantique ?

“Plus qu’un polar à vous tourner le sang, La légende de Jack est une reconstitution vivante de la métropole en 1891, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie au Québec. ”
L’actualité.fr

Ce livre est précédemment paru sous le titre : Jack.

 

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Hervé Gagnon est un auteur que j’apprécie tout particulièrement, il m’a procuré de nombreuses et délicieuses heures de lecture avec plusieurs de ses séries historiques “Maléfica”, “Vengeance”, “Damné”, “Le talisman de Nergal”, pour ne citer que celles-ci.
C’est un passionné d’histoire et ses romans abordent régulièrement le thème de la Franc-Maçonnerie.

Dans “La légende de Jack”, l’auteur nous emmène à Montréal en 1891, quelques années après une série de meurtres sanglants perpétrés à Londres. Il revisite ainsi la légende de Jack l’éventreur en reprenant la thèse de l’implication de la famille royale d’Angleterre et celle de la Franc-Maçonnerie. Dès lors, transporté à Montréal, le récit prend une ambiance toute particulière.

Des prostituées sont sauvagement assassinées (égorgées et éviscérées). Face au silence et au mépris des autorités, Joseph Laflamme, jeune journaliste au “Canadien” dont il espère un poste à plein temps, va entreprendre des investigations afin de faire la lumière sur ces meurtres sordides. Mais très vite il va se retrouver au cœur même de l’affaire avec sa sœur Emma, ainsi que de deux policiers tout droits arrivés de Scotland Yard pour lui porter de l’aide. Mais à vouloir trop en faire, il va attirer l’attention du tueur et mettre sa vie et celle de ses proches en danger. Malgré tout, il va essayer de faire émerger la vérité !

L’assassin est-il le sinistre Jack l’éventreur qui aurait traversé l’Atlantique ou est-ce un imitateur ?

L’approche d’Hervé sur le récit m’a paru très intéressante, et je ne me suis pas ennuyé un seul instant.
Les interventions mettant en scène Jack sont fort bien décrites, avec une recherche et des détails approfondis. Les émotions des différents instigateurs sont aussi très bien décortiquées. Pas de temps mort et l’imagination d’Hervé nous soumet à rude épreuve grâce à une approche originale et différente de ce que j’avais pu lire jusqu’à présent sur le sujet. De plus, toutes les informations liées à la Franc-Maçonnerie donnent de la profondeur et de la richesse à cette enquête difficile dont les héros se sortiront non sans mal.

N’hésitez pas à découvrir ce passionnant thriller ésotérique et historique !

Quand à moi, je fonce directement lire le second volet de la trilogie, “Jeremiah”.
À suivre…

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Extraits :

« Essoufflé, les cheveux collés au front par la sueur, les vêtements maculés, les bras couverts de sang jusqu’aux coudes, un couteau de chirurgie à la main, l’homme se tenait debout près de la porte. L’odeur cuivré du sang, forte et pénétrante, lui faisait un peu tourner la tête tant il était fébrile. Il avait déjà tué auparavant, mais jamais la mort n’avait eu le même goût, les mêmes raffinements. Son art éclatait au grand jour. Ils étaient loin, les petits meurtres médiocres perpétrés à la sauvette de quelques coups de couteau maladroits. Maintenant, il tuait de façon suave, avec précision. Son œuvre avait enfin un sens. Il faisait le bien. »

« Le dortoir des grands était toujours si sombre. Il ne s’y trouvait qu’une veilleuse, posée sur une table, à chaque extrémité de la longue pièce remplie de lit alignés contre les murs. Dans chacun dormait un garçon qui avait l’âge où l’on quitte l’enfance pour devenir un homme. La nuit, ils étaient surveillés par des frères qui s’installaient dans la petite pièce du fond et faisaient des rondes. Et souvent au matin, un des garçons avait honte. Il suffisait de voir la façon dont il baissait les yeux pour le savoir. Personne ne disait rien. Tout le monde comprenait. Tout le monde avait eu honte au moins une fois.
La porte du surveillant grinça et la lumière qui éclairait la petite pièce se répandit dans le dortoir. Comme les autres, Joseph, crispé par l’angoisse sous ses couvertures, fit semblant de dormir en se concentrant pour respirer lentement. »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, est le premier opus des enquêtes de Joseph Laflamme.

Fantastique, Histoire, Suspense, Thriller

Le Manuscrit des Damnés

de Mathieu Bertrand
Broché – janvier 2020
Éditeur : Editions Eaux Troubles

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Royaume des Francs, 1135 : L’Abbé Suger entreprend la rénovation d’une église Carolingienne qui deviendra l’Abbaye de Saint- Denis, nécropole des rois de France. France, juillet 2013 : À son retour de Jérusalem, où il a caché la couronne d’émeraudes, Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican et ancien Franc-maçon, est envoyé à Paris par le Saint-Siège. Il fait la connaissance d’un Cardinal et de deux chercheurs qui lui révèlent la présence d’un secret oublié depuis de nombreux siècles dans les cathédrales. Cette aventure le plongera dans les mystères de la Grande Pyramide et des lacs sacrés du Tabor. Il voyagera de l’histoire tragique de la nuit de la Saint-Barthélemy à celle plus secrète des recherches ésotériques du IIIe Reich. Assisté d’Elaheh, dernière descendante de la secte des Assassiyines, ils réaliseront ensemble que certains manuscrits devraient demeurer fermés à tout jamais… Une enquête qui mettra en péril bien des croyances et qui verra la mise en place d’une union inattendue afin de préserver l’humanité.

 

2021_071_Mathieu Bertrand - Le Manuscrit des Damnés

 

Encore un énorme merci pour Mathieu qui m’a envoyé la suite de “Les Émeraudes de Satan” !
Cette suite, “Le Manuscrit des Damnés” est la suite directe du premier volet, et quand Hervé Gagnon dit que le récit est palpitant je ne peux être que d’accord avec lui…
Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre (impatiemment !!!) le troisième volet.

Dès les premiers chapitres, très vite j’ai de nouveau été plongé dans une enquête incroyable !
J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir ce mélange de mythologie, d’histoire, de religion, bien sûr et d’Ésotérisme, avec ce petit plus fantastique qui change vraiment la donne du récit. J’imagine assez difficilement le travail nécessaire pour la construction d’un tel scénario, mais, Whaou, ça le fait vraiment !!!
Je me suis retrouvé en immersions dans des lieux que je connaissais, mais aussi dans des endroits que je n’ai pas eu encore l’occasion de visiter et j’avais vraiment l’impression d’y être, jusqu’à ressentir l’atmosphères de certains lieux.
Mathieu a le souci des détails et ses descriptions sont parfaite, à mon sens, dans cet opus, il provoque l’interrogation sur la genèse des origines des religions.

C’est donc le retour de notre duo, le père Paul Kaminsky, prêtre catholique appartenant aux services spéciaux du Vatican et Elaheh, une musulmane iranienne, descendante de la secte des Assassiyines. Ils seront, dans cette nouvelle quête, assistés d’un enseignant à Oxford, David Jameson et de Lena Larsson, professeur du Centre d’études médiévales de Stockholm, tout les deux membres de l’Opus Dei. Mais nous apprendront très vite que Lena fait aussi partie des “Walkyries”, divinités nordiques et filles d’Odin, des guerrières vierges et pures dont la mission consistait à choisir les plus valeureux guerriers, tombés sur les champs de bataille, afin de les conduire à Asgard au Valhalla dans le palais d’Odin.

Après sa dernière enquête, le père Paul Kaminsky n’aspirait qu’à un peu de repos. Mais le Cardinal Ferron va lui confier une nouvelle mission, qu’il peut difficilement refuser.
Il en va peut-être de l’avenir de l’humanité !
Un voyage palpitant au cœur des constructeurs de pyramides, qui va les mener très vite de nouveau à travers le monde et l’Histoire de nos ancêtres, des maîtres-maçons constructeurs de cathédrales grâce aux découvertes incroyables que lui livreront les deux membres de l’Opus Dei. Il s’est dégagé énormément d’émotions pendant ma lecture, un vrai sentiment d’entraide, entre religions et idéologies diverses.

Quel est donc ce nouveau secret que le Vatican veut absolument garder caché une fois de plus ?

À partir de ses quelques mots, l’intrigue du récit appartient aux futurs lecteurs.
Une course contre la montre où chaque action aura une répercussion.
C’est très bien mené, surprenant et addictif. L’écriture est soutenue, rythmée et dynamique.
Vous serez embarqué dans leurs quêtes, dans leurs sentiments et dans leur vie.

Une plongée au fond des enfers… une quête “diabolique” que je recommande vivement.

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Extraits :

« Le taxi venait de les déposer face a la crypte archéologique du parvis. Dès qu’il sortit du véhicule, ses yeux balayèrent avec plaisir, presque du réconfort, les arches gothiques de ce qui était pour lui la plus belle cathédrale du monde. Le soleil de ce début d’été qui filtrait à travers ses Ray-Ban noires inondait les façades de l’édifice dans les tours veillaient sur la scène depuis huit cents ans. Sur la droite, la statue du Charlemagne couverte de vert-de-gris paraissait être un jouet pour enfant, tant sa petitesse contrastait avec la grandeur de Notre-Dame de Paris. L’empereur, assis sur sa monture, était encadré de deux de ses chevaliers, qui menaçaient de leurs armes quiconque voudrait s’approcher de l’illustre souverain. Les deux côtés de la place étaient décorés d’arbres feuillus, de haies coupées avec une précision d’horloger et de lampadaires ridiculement petits pour un endroit si majestueux. »

« Je crois que je suis en train d’arriver au bout. Vous comme moi, nous œuvrons pour tenter de protéger le monde des maux qui le guettent. Mais qui le sait ? Vous rendez-vous compte de tout ce que nous cachons à l’humanité ? Je suis membre d’une Église qui a la prétention de porter la voix de Dieu alors que nous mentons perpétuellement. Je ne crois plus aux fait que pour protéger les hommes, nous devons les laisser vivre dans l’ignorance. »

 

Bertrand Mathieu, est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Professeur à l’École de droit de la Sorbonne-Université Paris I, préside l’Association française de droit constitutionnel. Il est membre du Conseil supérieur de la magistrature et a été membre de la Commission Avril sur le statut pénal du chef de l’État (2002) et du Comité Balladur chargé de proposer une révision de la Constitution (2007). Il dirige la revue Constitutions.

Il est passionné par la visite des lieux chargés d’histoire et d’Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.

En 2016, il publie son premier roman intitulé « Les émeraudes de Satan ». Son second roman « Je pleurerai plus tard » sort en 2017, puis « Le manuscrit des damnés » en 2020.
« La porte d’Abaddon », son dernier roman est sorti en juillet 2021.

Émotion, Drame, Humour, Philosophique

Tout le bleu du ciel

de Mélissa Da Costa
Poche – 12 février 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

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Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Un livre aux dialogues impeccables et aux personnages touchants d’humanité. Psychologies magazine

Bouleversant.
Version femina

 

2021_070_da Costa Mélissa - tout le bleu du ciel

 

Je viens de passer mes quatre derniers jours entre rires et larmes…
Quel superbe roman…

C’est le second roman de Melissa que je lis en quelques temps et tous les deux m’ont bouleversés !

“Tout le bleu du ciel” est un roman magnifique, aussi triste que drôle et beau, malgré les sujets traités, la maladie, l’amour, l’autisme, la vieillesse et le deuil. C’est une histoire lumineuse pleine de vie.

Émile, a vingt-six ans lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une forme précoce de la maladie de Alzheimer.
On lui donne deux ans de vie au maximum avec tout ce que cela impliquera, sénilité précoce, il oubliera petit à petit tout ce qui le lie à sa famille à ses proches, les noms des choses et des personnes, ce qu’il faisait la veille, le risque de se perdre à chaque instant, bref, tout son vécu au fur et à mesure.
Il refuse de rester cloué sur un lit d’hôpital durant toutes ses journées à attendre la fin.
Sa famille par contre souhaiterait le remettre entre les mains d’un hôpital, en le faisant participer à un essai clinique.
Tout va trop vite pour lui désormais…

Alors, il décide de tout plaquer, pour voyager dans des endroits qu’il n’a encore jamais vu. Il publie une petite annonce, comme on lance une bouteille à la mer, à la recherche d’un compagnon de route pour la dernière ligne droite de sa vie à travers la France.
Surpris, c’est une femme qui répondra à son annonce, Joanne. On comprendra très vite qu’elle aussi a un passif qui lui pèse sur les épaules. Emile aura un peu de mal à la cerner, ses silences qui meubles des journées complètes, ses habits noirs et son chapeau !
Puis petit à petit… la découverte de l’inconnu, la Liberté, la mer, la forêt, les montagnes, ils vont en pendre plein les yeux et nous aussi. Ensemble ils vont rire, pleurer, oublier, se rappeler, et surtout se soutenir, pour finalement se débarrasser de tout ce qui pèse sur eux, afin d’aller à l’essentiel.

Mélissa m’a vraiment mené très loin dans ce parcours introspectif, elle a traité de sujets grave avec beaucoup de finesse et de sensibilité. Evidement je me suis attaché à Émile et Joanne et j’aurai voulu poursuivre mon chemin avec eux, mais laissons-les maintenant vivre leur “vie”, raviver leurs souvenirs afin accepter l’inéluctable.

Vous ne me voyez pas, mais peut-être ressentirez-vous mes yeux rougis à travers ses quelques mots.
C’est une histoire prenante, belle où la nature prend une place qui grandit avec la lecture.

Et avec ça un final que je n’ai pas vu arriver, Magnifique !!!
Je ne regarderai plus le ciel, les montagnes et la mer de la même façon.

Un très beau coup de cœur…

Dites les auteurs !
Il va falloir vous calmer un peu… Si tous les romans qui me restent à lire sont dans cette esprit, moi aussi je vais finir par partir sur les routes, de villes en villes et profiter de la liberté…

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Extraits :

« Ils rient à n’en plus pouvoir pendant deux, trois minutes, peut-être quatre, sans s’arrêter, sans réussir à reprendre leur souffle. Ils rient à en avoir la gorge brûlée, les yeux remplis de larmes, ils rient à finir par terre, à genoux, parce qu’ils ne tiennent plus debout. Bon sang, songe Émile quand il parvient enfin à reprendre son souffle, ça, c’est la meilleure thérapie du monde. »

« Ils marchent avec une lenteur infinie. Leurs pas laissent des empreintes dans la neige fraiche. Ils avancent, avec l’impression de n’être pas plus réels que le paysage, de n’être que deux mirages. » « Il a de la chance de faire ce voyage. Quelque part, il a de la chance de savoir qu’il va mourir très bientôt. Sans ça il n’aurait jamais pris le temps de partir, de voyager au cœur de lui-même, de voir les choses avec de nouveaux yeux. »

« Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. »

« Il faut prendre garde.
– À quoi ?
– À ne pas s’endormir dans sa vie. »

 

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat.

Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

« Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade » (2017), sortie en librairie sous le titre « Tout le bleu du ciel » (2019), est son premier roman. Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.

page Facebook :
https://www.facebook.com/M%C3%A9lissa-Da-Costa-Auteure-494686537718514/

Cercle littéraire

Château de Maffliers

Vendredi 10 septembre 2021.

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Ce soir, ce fût la reprise de nos diners mensuels dans le cadre de notre Cercle Littéraire du Château de Maffliers.

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L’auteur invité, Jean-Baptiste Andrea, qui a reçu le Prix du Cercle Littéraire Novotel Château de Maffliers 2021, a été très à l’aise dans son rôle et ce fût comme d’habitude une très belle soirée, ou chacun à pu à tour de rôle échanger sur ses perceptions du roman…

Il y a eut de nombreuses confidences échangées avec Jean-Baptiste concernant ses trois romans. Mais il a été question aussi beaucoup, de Liberté, d’Amour, d’orphelinat, d’Hommes de Dieu et de Religion, d’“Antony & the Johnson”, de “The fields of Nephilim” et aussi de “Nick Cave”…
Vous l’aurez compris une soirée “Grand écart”, vivante et émouvante.

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Une soirée un peu à part, de retrouvailles bien sûr, mais avec beaucoup de mots et de moments qui touchent.

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Merci Corinne, merci Jean-Pierre, un grand merci bien sûr à Jean-Baptiste, mais comment ne pas remercier aussi toutes et tous pour ces mome, entre parenthèses, inoubliables…

À très bientôt…

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Mes “Ressentis” :

https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/30/des-diables-et-des-saints/

https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/08/ma-reine/

Fantastique, Histoire, Polar historique, Thriller

Les Émeraudes de Satan

de Mathieu Bertrand
Broché – 15 février 2019
Éditeur : Eaux Troubles Editions

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1306, Poitiers : le Grand Maître Jacques de Molay, sentant la fin de l’Ordre des Templiers approcher, informe le Pape Clément V qu’il est en possession d’une couronne ayant appartenu à Satan lui-même. Par peur de ne plus pouvoir en assurer la protection, il la confie au Saint-Père qui lui promet de la faire enterrer dans le Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques.
2013, Rome : le Pape découvre d’étranges courriers hérités de ses prédécesseurs. Il sollicite le Père Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican afin qu’il se rende en France et retrouve sept émeraudes, ornement d’une couronne ramenée de Terre Sainte au onzième siècle. Durant cette quête, le prêtre sera épaulé par Elaheh, une mystérieuse Iranienne, membre de la secte des Assassiyine, faction criminelle disparue depuis près de mille ans. Des châteaux d’Aquitaine aux remparts de Carcassonne, d’un couvent corse aux chapelles du Vatican, l’aventure du prêtre et de la jeune musulmane va se transformer en une union sacrée qui leur permettra de se confronter aux forces du Mal tout en essayant d’échapper aux tueurs du mystérieux Ordre Epsilon.
Bienvenu dans l’univers de l’ésotérique et du surnaturel, une histoire captivante qui a pour origine les Chevaliers du Temple. Une quête qui mènera nos héros à découvrir des lieux et des phénomèns qu’ils n’auraient jamais imaginés. Une association et une entraide inhabituelle pour entraver les forces du mal qui sont à l’oeuvre. Est-ce que l’heure de Satan a sonné ? Un récit dans la lignée des plus grands noms de la catégorie. Sur les traces des plus grands noms du thriller ésotérique !

 

2021_069_Bertrand Mathieu - Les Émeraudes de Satan

 

Je termine à l’instant le premier roman de Mathieu Bertrand…
Par où commencer ?

Tout d’abord, c’est un thriller ésotérique vraiment excellent et de plus très addictif.
Cela faisait un bon moment qu’au gré de mes lectures, j’étais à la recherche d’un auteur français qui puisse égaler voire dépasser, pourquoi pas, les auteurs connus et reconnus dans le genre.
Et je peux dire qu’ici, Mathieu, réunit tout ce qu’il faut pour ferrer le lecteur.
Vous y côtoierez du surnaturel et de l’étrange, des templiers, des sorcières, des fantômes, on abordera le troisième secret de Fatima, un pape fraichement élu qui va se retrouver en plein milieu d’une quête millénaire, il doit retrouver une couronne ayant appartenue à Satan, qu’il avait volée à Dieu…

Jacques de Molay, dernier Grand Maître de l’Ordre des Templiers, sentant sa fin arriver, informe le Pape Clément V qu’il est en possession d’une couronne qui appartenait à Satan. Il la confie au Saint-Père qui lui promet de l’enterrer dans les ruines du Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques…

2013.
Un nouveau pape vient d’être élu. Il se nomme Pie XIII et succède au pape Urbain IX qui a démissionné.
Le nouveau pape découvre deux étranges missives de ses prédécesseurs annonçant la fin du monde !
Puis l’archange Gabriel entre en contact avec lui, et lui demande de retrouver sept émeraudes pour reformer les sept qualités de l’humanité pour éviter le pire.
Pour éviter, cette catastrophe imminente, il n’aura de choix que de remettre la main sur les émeraudes de la couronne de Satan. Mais les sept pierres précieuses sont disséminées un peu partout en Europe. Alors, il fera appel à un prêtre, Paul Kaminski, initié dans sa jeunesse à la franc-maçonnerie, qui sera secondé par une jeune et belle musulmane, aux nombreuses ressources, Elaheh. Mais ils ne seront pas au bout de leurs surprises. L’Ordre Epsilon, une organisation secrète qui veut aussi s’emparer du puissant artéfact est à leurs trousses.

Mathieu Bertrand, nous entraîne alors, dans leur quête allant des châteaux d’Aquitaine, aux remparts de Carcassonne, en passant par un couvent situé dans les montagnes corses, pour finir aux chapelles du Vatican. Les chapitres sont courts et bien rythmés, le récit mené et ficelé à la perfection.
Que demander de plus !!!

Très érudit, beaucoup de mystères, du fantastique et un face à face permanent entre le Bien et le Mal.
Mathieu sait jouer avec nos nerfs. Dan Brown n’a qu’à bien se tenir…

Gros, gros coup de cœur, Mathieu est un auteur à suivre ABSOLUMENT !

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Extraits :

« Je pleurais toutes les larmes de mon corps, ou peut-être de mon cœur… Je ne sais pas… Cela durait depuis vingt minutes et je commençais à peine à me calmer, à réaliser… Le nom de l’endroit où je me trouvais prenait, désormais, tout son sens : la chambre des larmes.
Cette petite pièce, d’à peine trois mètres sur trois, est attenante à la Chapelle Sixtine. Son nom vient du fait que de nombreux papes y ont versé quantité de larmes après leur élection, lorsqu’ils se rendaient compte de la mission qui les attendait. Je ne dérogeais pas à cette règle.
Je m’appelle Mateo Santucci et je viens d’être élu deux cent soixante-septième Pape de l’Église catholique romaine, sous le nom de Pie XIII »

« De nouveau, je me levai et fis le tour du bureau. Je tournai le second fauteuil réservé aux visiteurs et le plaçai face à celui du prêtre. J’ai pris ses mains et les serrai contre les miennes :
– Père Kaminsky, j’ai l’impression que vous aurez bientôt des nouvelles d’Elaheh. Mais vous savez, cette entente entre vous et cette jeune fille va bien au-delà de cette mission. Elle est la preuve que les grandes religions peuvent et doivent s’entendre. Vous avez, tous les deux, représenté l’union sacrée qui lie, depuis plus de mille ans, l’Islam et la Chrétienté. Et vous avez aussi prouvé que l’avenir du monde n’est possible que dans la tolérance et l’amour des autres religions. »

 

Bertrand Mathieu, est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Professeur à l’École de droit de la Sorbonne-Université Paris I, préside l’Association française de droit constitutionnel. Il est membre du Conseil supérieur de la magistrature et a été membre de la Commission Avril sur le statut pénal du chef de l’État (2002) et du Comité Balladur chargé de proposer une révision de la Constitution (2007). Il dirige la revue Constitutions.

Il est passionné par la visite des lieux chargés d’histoire et d’Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.

En 2016, il publie son premier roman intitulé « Les émeraudes de Satan ». Son second roman « Je pleurerai plus tard » sort en 2017, puis « Le manuscrit des damnés » en 2020.
« La porte d’Abaddon », son dernier roman est sorti en juillet 2021.

Émotion, Philosophique

Ma reine

de Jean-Baptiste Andrea
Poche – 7 février 2019
Éditeur : Folio

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« Grâce à Viviane j’étais devenu immense, j’avais touché le ciel d’une main et la terre de l’autre. Le monde avait retrouvé sa reine et c’était grâce à moi ».

Eté 1965. Shell s’enfuit de la station-service où il a grandi avec ses parents. Sur le plateau qui surplombe la vallée de l’Asse, seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Une fille, comme un souffle, vient à sa rencontre. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai. Dans l’univers fulgurant de Viviane, Shell ne se sent plus différent. Alors par jeu, par amour, il lui obéit, sans s’apercevoir que son dévouement le conduit bien au-delà de ce qu’il avait imaginé.

 

2021_068_Andrea Jean-Baptiste - Ma reine

 

Ce roman qui se lit à la première personne commence tout simplement. Il nous raconte la vie d’un jeune garçon, “Shell”, un enfant pas comme les autres enfants. Hésitant, naïf, maladroit et sincère, maîtrisant mal le langage, il est malmené par la vie, par les autres qui l’entourent à l’école et même par ses parents…

Dès lors, il s’adapte comme il peut à cette vie misérable. Alors, un jour, suite à une conversion avec ses parents, il décide de quitter l’école, de partir de chez lui, pour aller “à la guerre”, dans les Alpes de Haute-Provence.
Sur le chemin vers cette guerre, il fera la rencontre de Viviane, qu’il va tout de suite apprécier. Viviane, est aussi est différente, c’est une fée. Et surtout elle ne fait pas de différences avec lui, comme les autres le font habituellement. Avec elle il peut se sentir normal, même s’il est conscient de sa différence.
Entre eux, un “drôle” de jeu va se mettre en place, elle sera Sa Reine, Il devra lui Obéir. Sa rencontre va complètement changer sa vie, sa perception des choses et même le transformer.
C’est à ce moment-là que le roman a pris un envol différent et que je suis devenu captif du récit, jusqu’à ce qu’il me devienne impossible de m’en détacher.
Comme j’aurai aimer faire durer ces instants et protéger la candeur de Shell de l’inévitable retour à la réalité !

Avec ce premier roman, court et poétique, beau et cruel à la fois, Jean-Baptiste Andrea m’a entraîné avec beaucoup de sensibilité dans “un monde” où les difficultés du handicap mental sont omniprésents… Difficile de ne pas être séduit par Shell, ce jeune garçon candide qui porte un regard tendre et innocent sur le monde et les êtres qui l’entourent.

Un beau roman qui parle de différence, d’enfance, d’amitié et de jeux d’enfants bien sûr… Mais les jeux d’enfants peuvent être parfois bien dangereux…
Au travers de ces pages, la douceur fait place, la justesse aussi, et surtout la simplicité de cette belle histoire.

Un roman tout aussi léger que triste.
Touchant, sensible, poétique et intelligent…
Gros coup de cœur que je vous conseille vivement !

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Extraits :

« On ne se parlait pas chez nous, on s’était déjà tout dit. »

« Quand Viviane arrivait, je sentais bon le savon et j’étais prêt à faire ce qu’elle voulait. Elle inventait un nouveau jeu presque chaque jour. Je n’avais jamais joué avec quelqu’un avant… »

« Je n’arrivais pas à dire quelque chose parce que ça prenait trop de place dans ma tête et que ça ne passait pas par ma bouche. »

« Je tombais, je tombais et j’avais oublié pourquoi. C’était comme si j’étais toujours tombé. Des étoiles passaient au-dessus de ma tête, sous mes pieds, autour de moi, je moulinais pour m’y raccrocher mais je n’attrapais que du vide. Je tourbillonnais dans un grand souffle d’air mouillé.
Je brûlais de vitesse, le vent hurlait entre mes doigts; j’ai repensé à l’époque où on courait le cent mètres à l’école, les seules fois où les autres ne se moquaient pas de moi. Avec mes gardes jambes, je les battais tous. Sauf que là, mes grandes jambes ne servaient à rien. Elles tombaient elles aussi comme des imbéciles. »

« C’est un reflet qui a attiré mon attention. J’avais une mouche sur l’œil, je l’ai chassée et j’ai rampé pour aller voir. Derrière un éboulis, il y avait un sac à dos en toile avec des boucles en métal. Le métal était chaud. J’ai mis du temps à l’ouvrir avec mes doigts gonflés et quand j’ai vu ce qu’il y avait dedans, j’ai pleuré des larmes sèches, c’est pour ça que ça ne compte pas comme si j’avais vraiment pleuré.
Dedans il y avait une lettre, trois boîtes de lentilles et un ouvre-boîte. Sur la lettre il y avait mon nom, enfin il y avait Shell. La faim était loin derrière moi, alors j’ai d’abord ouvert la lettre. Viviane avait une belle écriture penchée qui fonçait dans ce qu’elle racontait. Mais c’était trop compliqué pour moi, surtout dans mon état, les mots sautaient, les lettres tournoyaient. »

 

 

Jean-Baptiste Andrea, né le 4 avril 1971 à Saint-Germain-en-Laye, est un écrivain, scénariste et réalisateur français.

Il grandit à Cannes, où il est élève de l’Institut Stanislas et fait ses premières expériences de scène, d’écriture et de réalisation.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’ESCP, il écrit ses premiers films en anglais et reçoit plusieurs prix pour son film Dead End réalisé avec Fabrice Canepa.

Son premier roman, “Ma reine”, reçoit entre autres le prix Femina des lycéens, le prix du premier roman, le prix Alain-Fournier, le prix de la Fondation Jacqueline de Romilly.

Son troisième roman, “Des diables et des saints” (éditions de l’Iconoclaste), reçoit en mars 2021 le Grand prix RTL-Lire, et en mai 2021 le prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs.