Émotion, Humour

Café ! Un garçon s’il vous plait

de Agnès Abécassis
Poche – 10 mai 2017
Éditeur : Le Livre de Poche

Tout commence par un bon café. Il suffit de demander.
Sauf quand on se goure dans la formule… vous avez commandé un garçon ?
En voici un sur un plateau, se dit Lutèce, en retrouvant la trace de son premier amour. Mais le temps aura-t-il su préserver la fraicheur de leurs souvenirs ?
Et puis arrive Tom, le flic tendre. Quand Régine le trompe et qu’il le découvre, par dépit, il la trompe aussi. Avant de réaliser qu’elle n’avait pas fauté…
Ava, c’est l’artiste qui aime trainer dans les cafés pour y chercher l’inspiration.
Un jour, on lui commande le portrait d’une actrice célèbre. L’occasion pour se carrière de décoller ! Mais rien ne se passe comme prévu, et elle qui pensait boire du petit lait risque de devoir attendre un peu avant de sabrer le champagne.
Une histoire pleine de rires, de larmes, de chocolat et d’un soupçon de crème.
Leur point commun à tous ? L’amour est réellement leur tasse de thé.

 

2020_026_Abecassis Agnès - Café ! Un graçon s'il vous plait.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

C’est mon premier Agnès Abécassis.
Je termine le roman touché, surpris et amusé…

Café ! Un garçon s’il vous plaît, est une belle comédie qui offre plusieurs histoires.
Histoires d’amour bien sûr, sous toutes ses formes…
Histoires d’amitiés…
Mais aussi histoires de la vie, qui ressemblent étrangement aux nôtres, teintées d’humour.

Café ! Un garçon s’il vous plaît, c’est aussi, à travers les protagonistes principaux, la jalousie au sein du couple (Régine/Tom), les retrouvailles avec un amour de jeunesse (Lutèce) et l’épanouissement personnel avec Ava, qui doit livrer le tableau d’une célèbre artiste et être sous les feux de projecteurs, enfin si tout se passe bien !

Pas d’amertume dans ce “café”, aucun risque d’avaler de travers, j’ai vraiment été charmé par tous les personnages, de la première à la dernière page. Agnès a pris soin de développer leur personnalité, les faisant évoluer sous nos yeux petit à petit et ils m’ont même donné de sacrés éclats de rire.
Agnès a aussi la faculté à faire d’une situation banale, un moment de pure merveille et de plus j’ai l’impression qu’elle le fait ça avec une telle facilité !!!

En résumé, je vous conseille vraiment ce roman.
Des personnages attachants, une histoire parfaitement rythmée et une auteur, qui a sans conteste, un sacré talent…
J’arrivais d’ailleurs régulièrement à imaginer Agnès écrire certaines lignes, riant elle-même de ses propres bêtises !!!

Merci Agnès, tu as aidé mon confinement !

Auteur à suivre…

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Extraits :

« De son ton le plus fulminant, elle les menaça en agitant son index tendu comme une cravache :
– JE VOUS PREVIENS, tous les trois. Si vous ne restez pas tranquillement assis dans le silence le plus total pendant TOUTE la durée de ce vol, je vous JURE SUR MA TETE que je… que je…
Son visage cramoisi bouillonnait de chercher en temps réel toutes les promesses de châtiments impitoyables, de sanctions sévères, de corrections terribles qu’elle pourrait brandir pour les faire reculer. Comme elle tardait à les trouver, ils l’aidèrent :
– … que tu te fâches ? Demanda Renso.
– Non, PIRE, bafouilla-t-elle, que je… que je… oh oui que je…
– … que tu cries ? Demanda Kenzo, en ouvrant de grands yeux apeurés.
– Oh, non, non, non, mon petit bonhomme, bien pire, je vous JURE que je… que je…
– Que tu nous abandonnes dans la forêt, en pleine nuit, sans jus de pomme ni sandwich, et même qu’il y a des loups qui nous poursuivent et qui veulent nous manger, mais nous on a froid parce que tu nous as pas laissé d’écharpe, alors on court se protéger dans une cabane mais on n’en trouve pas, parce qu’on est dans un autre pays, et on parle pas la langue, et on pleure, on pleure parce que tu nous aimes plus ? Demanda Enzo, les yeux humides à l’idée de ce supplice atroce qui surpasse tous les autres.
Devant sa petite bouille décomposée, Perla fut sur le point de craquer et de le prendre dans ses bras, mais elle se ressaisit de justesse et trancha :
– Non, j’ai dit pire. Je vous confisque vos consoles de jeux vidéo pendant toute la durée du week-end. »

« Les gens m’épuisent à vouloir sans arrêt décréter ce qui est bien ou pas dans la vie des autres. Qu’ils s’occupent d’abord de la leur, bon sang de bonsoir ! On ne choisit pas la couleur de sa peau, on ne choisit pas non plus de préférer Georges ou Germaine. C’est ainsi. Et ce n’est pas grave. Ce que font deux adultes enthousiastes dans un lit ne devrait regarder qu’eux. Ils se donnent de l’amour ? La belle affaire ! On a tous besoin d’amour, Ethel, tous sans exception… »

 

 

Agnès Abécassis est écrivain, scénariste, illustratrice et journaliste.
Elle a publié une douzaine d’ouvrages, tous des succès, allant des romans aux BD (textes et dessins). Elle a plus d’un million de lecteurs.
Parmi ses titres les plus connus figurent notamment :
« Les tribulations d’une jeune divorcée » (édition illustrée par l’auteur, au Livre de Poche)
– « Le tendre baiser du tyrannosaure » (Prix du public 2016 de Saint-Maur en poche)
« Café ! Un garçon, s’il vous plaît »
Mais aussi « Le théorème de Cupidon », « Chouette, une ride ! », etc…

Émotion, Humour, Philosophique

La Chambre des merveilles

de Julien Sandrel
Broché – 7 mars 2018
Éditeur : Calmann-Lévy

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR. »

Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international, ce premier roman de Julien Sandrel, à 37 ans, a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.

 

2020_025_Sandrel Julien - La chambre des merveilles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Depuis octobre 2018, j’attendais de pouvoir enfin le lire.
Mais dans l’ordre de lecture de ma PAL, le roman de Julien était encore bien loin…

J’ai craqué !
À force de voir cette superbe couverture qui m’appelait à chaque fois, qui me donnait envie de prendre le livre entre mes mains…
J’ai craqué… Et j’ai bien fait !

Dès le début, j’ai été pris aux tripes par le récit et je me suis attaché très vite aux personnages.

Que d’émotions. Ce livre est une pure merveille !

C’est un roman lumineux plein d’espoirs, d’amour et de vie…
Lorsque j’ai rencontré Julien à Rosny, nous en avions discuté un peu. Assis à coté de Valérie Perrin, il nous avait donné une petite idée sur ce qu’il avait écrit. Mais ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que c’était son premier roman !

Louis, 12 ans, se fait percuter par un camion, sa vie et celle de sa mère basculent brutalement. Doit-elle revoir toutes ses priorités, ses choix de vie, ses relations avec les autres, avec sa mère ?
N’a-t-elle pas fait fausse route jusqu’ici ? L’heure d’une prise de conscience est venue. Douloureuse mais salvatrice.
Louis est dans le coma. Rien n’indique s’il se réveillera.
Dans quatre semaines, si aucune amélioration n’est constatée, ils devront le débrancher.

Véritable coup de poing dès les premières pages, Julien a réussi le pari de raconter cette histoire douloureuse avec une volonté d’apprécier pleinement toutes les beautés de l’instant… Pas de pathos, bien au contraire !
Beaucoup de tendresse, d’amour de poésie et d’humour aussi !

Ce qui m’a beaucoup plu dans le récit, mise à part que l’on ne s’ennuie jamais, c’est de découvrir certaines scènes du point de vue de Louis, qui est toujours dans le coma. Nous faisant bien comprendre que les personnes dans le coma peuvent être sensibles à tout ce qui les entoure.

C’est un roman absolument magnifique et bouleversant, il fait parti des livres qui m’ont transporté très loin !
Julien nous invite tous à nous interroger sur le choix de nos vies.
Une belle histoire d’espoir…

Je vous le conseille de tout mon cœur !

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Extraits :
« Sur son lit d’hôpital, Louis était beau. Serein. Calme. Étonnamment préservé. S’il n’y avait pas eu tous ces tuyaux, son visage et le reste de son corps auraient semblé intacts ou presque. Deux côtes fêlées, une jambe fracturée – la fracture n’étant pas ouverte, une immobilisation suffira, m’avait-on indiqué. Ce à quoi j’avais rétorqué que je me demandais bien à quoi pouvait servir cette immobilisation vu qu’il n’allait pas gambader tout de suite. L’infirmière m’avait jeté un de ces regards qui en disent long, qui jugent déplacée cette boutade émanant de la bouche d’une mère en détresse. J’étais une mère déboussolée. En détresse, je ne sais pas. Tout cela semblait irréel. »

« Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent. »

 

 

Julien Sandrel a 39 ans. La Chambre des Merveilles (Prix Méditerranée des lycéens 2019, Prix 2019 des lecteurs U), son premier roman, a connu un succès phénoménal en librairie. Vendu dans vingt-cinq pays, il est en cours d’adaptation au cinéma.

Fantastique, Humour, Philosophique, Thriller

À peine entré dans la librairie

30 ans la Griffe Noire :

de Barbara Abel, Jérôme Attal, Jean-Philippe Blondel, Jérôme Camut – Nathalie Hug, Sonja Delzongle, Ingrid Desjours, Isabelle Duquesnoy, R.J. Ellory, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, Jean-Michel Guenassia, Philippe Jaenada, David S. Khara, Nicolas Lebel, Nicolas Lelait-Helo, Frédéric Lenormand, Dominique Maisons, Nadine Monfils, Valentin Musso, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Laurence Peyrin, Bernard Prou, Jacques Saussey, Laurent Seksik, Dominique Sylvain, Maud Tabachnik, Valérie Tong Cuong, Aurélie Valognes, Marina Carrère d’Encausse

Sous la direction de Gérard Collard et Jean-Edgar Casel
Broché – 22 juin 2018
Éditeur : Éditions Télémaque

30 ans
30 nouvelles inédites
32 auteurs de génie*

* C’est ça la Griffe Noire !

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce recueil de nouvelles, petite pause entre deux romans. Elles sont pour la plupart écrites par des auteurs que j’affectionne, et d’autres qui m’ont donné envie de me rapprocher d’eux.

Chacun des auteurs ici présent, écris à sa façon, souvent avec humour ou avec un second degré pertinent, parfois en utilisant le drame ou la tristesse. Ils expriment ainsi tantôt la crainte de voir disparaître les petites librairies de quartier, la peur de voir la lecture devenir facultative, voir que livre papier disparaisse…

À part deux ou trois histoires qui m’ont paru un peu moins intéressante, le niveau est très bon et les auteurs vont vraiment dans tous les sens !
Réflexions pessimistes, fantastiques ou complètement folles, elles valent le détour.
Bravo à tous les auteurs !

Un grand merci à Gérard Collard et à son comparse Jean-Edgar Casel, pour les trente ans de la Griffe Noire, ce recueil de nouvelles est une totale réussite et un très bel hommage aux libraires !

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Extraits :
« Ici, on soigne tout : les angoisses, la déprime hivernale, l’insomnie, les rage de dents, le manque d’amour. Là-bas, dans une grande caisse, on a même des livres laxatifs et vomitifs, et sacrément efficace ! Y a que pour la connerie qu’on a du mal. La connerie résiste. Faut dire que les cons lisent peu, ou entre les lignes. Quand vous leur parlez bouquin, en général ils voient rouge. Sans parler du fait qu’ils sont obsédés par l’idée d’interdire les livres, d’y foutre le feu… C’est maladif ! »

« Les livres vous consolent et vous réparent quand vous vous êtes trompé. Ils vous réchauffent quand vous êtes seul, quand tout est sombre. Ils agrandissent le monde ils réduisent les distances entre les êtres. Alors dites-moi : pourquoi ils n’aideraient pas à aimer mieux ? »

« Une librairie, c’est un sacré investissement. C’est comme un restaurant. Tu te lèves, tu te couches et tu meurs avec. Ou avant. Et aujourd’hui beaucoup de petites librairies meurent. Une espèce menacée. Par les grandes surfaces du livre depuis longtemps et, plus récemment, par Internet et le numérique. Bien qu’avec ce dernier il puisse y avoir une intéressante complémentarité. Les gens lisent encore, mais différemment. Pour ma part, je n’avais rien changé à mes habitudes. »

 

À peine entré dans la librairie

Émotion, Histoire, Humour, Philosophique

Les jonquilles de Grenn Park

Les jonquilles de Grenn Park
de Jérôme Attal (Auteur)
Poche – 1 juin 2017
Éditeur : Pocket

Londres, 1940. Chez les Bradford, le Blitz n’empêche pas la vie de continuer. Ni le père d’inventer des choses les plus farfelues (un tatou géant !), ni la mère de pédaler jusqu’à son usine en chantant sous les bombes, ni la sœur de tomber amoureuse, encore et encore, de Clark Gable… Quant à Tommy, 13 ans, il ne vit que pour rigoler avec les copains, se gaver de comic books, et considérer Churchill comme une sorte de Superman-sur-Tamise.
Noël approche, les sirènes hurlent. Reverra-t-il un jour fleurir les jonquilles de Green Park et, surtout, les si jolis yeux de Mila Jacobson ?

“On retrouve avec bonheur l’univers fantaisiste et tendre de Jérôme Attal.”
Claire Julliard – L’Obs

“Ce joli conte initiatique pointe du doigt l’absurdité de la guerre,
avec un humour qui évoque à la fois Le Petit Nicolas et les Monty Python.”

Nicolas Auvinet, Librairie Richer à Angers – Le Parisien Magazine

 

2020_004_Jérôme Attal - Les jonquilles de Grenn Park

 

Bonjour à toutes et à tous…

Une histoire douce et tendre, malgré la gravité de l’époque, servie par une écriture espiègle et pleine d’esprit.
Un petit roman bonheur avec des pages tristes aussi… avec une urgence à vivre et à croire en sa bonne étoile.
Un vrai bijou littéraire !

Lors de ma dernière lecture, “La petite sonneuse de cloches” de Jérôme Attal aussi, j’étais resté un peu mitigé. Le roman m’avait plu, mais il manquait un “petit” quelque chose…
Dans “Les jonquilles de Grenn Park” Jérôme nous montre à travers les yeux d’un enfant la réalité d’un monde en douleur.

Chronique plus douce qu’amère d’une adolescence sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale, ce livre est une très jolie découverte.
Les personnages du récit “originaux et flamboyants” sont attachants et j’ai dévoré ce roman tout en sensibilité. Jérôme m’a donné l’envie de rester avec Tommy et sa famille, de savoir ce qu’il adviendrait d’Oscar ou de Mila.

Régulièrement, je suis sûr que je devais avoir le sourire aux lèvres lors de ma lecture. C’est là, où Jérôme fait très fort, il aurait pu facilement tomber dans le drame et dans la noirceur, mais, être drôle et spirituel sous les bombardements, est réel tour de force.

N’hésitez pas à découvrir le monde de Tommy, qui n’aspirait qu’à une chose… être encore vivants au printemps, quand fleuriraient les jonquilles de Green Park.

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Extrait :
« C’est quelque chose que vous avez dû expérimenter aussi. Vous vivez un moment vraiment excellent et vous voulez le répéter le lendemain, ou un mois, ou encore deux ans plus tard, et même si vous vous mettez dans un état d’esprit identique, si ce sont les mêmes circonstances et les mêmes personnes, ce n’est jamais le même état d’esprit, rarement les mêmes circonstances, et les gens aussi ont changé de leur côté, alors une autre façon d’occuper le temps surgit, et les choses heureuses ne se répètent pas deux fois pareil. C’est pour cette raison qu’il ne faut Pas rechercher trop vite la fin des instants heureux, vous comprenez ? »

 

 

Jérôme Attal est parolier et écrivain, et l’auteur d’une dizaine de romans. Chez Robert Laffont, il a publié Aide-moi si tu peux, Les Jonquilles de Green Park (prix du roman de l’Ile de Ré et prix Coup de cœur du salon Lire en Poche de Saint-Maur), L’Appel de Portobello Road et 37, étoiles filantes, (prix Livres en Vignes et prix de la rentrée  » les écrivains chez Gonzague Saint Bris »).

Émotion, Historique, Humour

La Petite Sonneuse de cloches

La Petite Sonneuse de cloches
de Jérôme Attal (Auteur)
Broché – 22 août 2019
Éditeur : Robert Laffont

Deux époques entrelacées, deux histoires d’amour qui se confondent en une chasse au trésor fiévreuse et romantique dans les rues de Londres.

1793. Le jeune Chateaubriand s’est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l’estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu’il visite l’abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l’abbaye. Des décennies plus tard, dans ses Mémoires d’outre-tombe, il évoquera le tintement d’un baiser.
De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l’écriture d’un livre sur les amours de l’écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations.
Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu’il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d’un feu inextinguible le cœur de ceux qui les écrivent ?

 

2020_003_Jérôme Attal - La petite sonneuse de cloches

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’aime beaucoup le genre de roman qui mêle habilement réalité historique et fiction. Jérôme Attal se penche sur un véritable élément de la vie de Chateaubriand avec délicatesse, humour et romantisme en mélangeant avec aisance, une histoire ancienne à une histoire contemporaine par un habile jeu de miroirs.

« J’entendis le bruit d’un baiser, et la cloche tinta le point du jour », est LA phrase tirée des “Mémoires d’Outre-tombe” qui va déclencher l’intrigue de ce récit. Une histoire d’amour méconnue De Chateaubriand, alors qu’il était en exil à Londres en 1793…

J’ai beaucoup aimé l’originalité et la crédibilité de l’immersion historique. Mais, après mon enthousiasme du début, lié à une idée de départ prometteuse, alors que tension et mystère disparaissaient pour céder la place à une intrigue romantique, peu à peu, j’ai décroché.
Il aura fallu que deux charmantes demoiselles, Mirabel et Violet viennent, par leur ton joyeux et déluré, me raccrocher au récit et susciter un nouvel intérêt.
Je garderai l’impression globale d’un bon livre, brillant, tant par son style d’écriture, que par la construction du récit, mais “La petite sonneuse de cloches” n’a pas pour moi, tenu toutes les promesses que son idée originale avait fait résonner en moi.

Néanmoins le récit de Jérôme reste un roman très agréable à lire.

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Extraits :
« En remontant les rues étroites de Soho, une puissante averse de grêle les surprend, tombe sur leurs épaules. Pour y échapper, ils courent en se tenant la main, insouciants, libres pour quelques heures. Comme elle est trempée, et qu’elle lui dit qu’elle ne peut pas rentrer chez elle dans cet état, il propose de la conduire chez lui pour se sécher, à deux pas, dans son grenier de Mary-le-Bone.
Elle accepte et reste à ses côtés bien après que la dernière flamme de la torche suspendue à la dernière maison du quartier ait rejoint l’enclos de la nuit. »

…/…

« Une fille habillée en soubrette prit notre vestiaire. Mirabel lui confia son manteau et sa pochette en carton sans que je sache ce qui était le plus imprudent des deux. Mon trouble décupla face au spectacle délicieux de ses épaules nues dans sa robe en lamé et de ses cheveux aux reflets or brun qui ruisselaient sur ses clavicules sous les lustres du couloir. Je lui dis que la couleur de ses yeux me faisait penser à l’un des anges du diptyque de Wilton, ou à tous les anges à la fois, dès le moment où son regard se porte sur moi. »

 

 

Jérôme Attal est parolier et écrivain, et l’auteur d’une dizaine de romans. Chez Robert Laffont, il a publié Aide-moi si tu peux, Les Jonquilles de Green Park (prix du roman de l’Ile de Ré et prix Coup de cœur du salon Lire en Poche de Saint-Maur), L’Appel de Portobello Road et 37, étoiles filantes, (prix Livres en Vignes et prix de la rentrée  » les écrivains chez Gonzague Saint Bris »).

Émotion, Humour

Amour, sexe, trahison et aspirateur : Ma vie de Père au Foyer

Amour, sexe, trahison et aspirateur : Ma vie de Père au Foyer
de Martial Maury (Auteur)
Broché – 23 novembre 2019
Editions : Les éditions du Loir

Le père au foyer, ou PAF pour les intimes, est-il une mère comme les autres ? C’est à cette question que Marius Mestiac, papa presque quadra, va devoir répondre. Avec Camille et leurs trois jeunes enfants, ils forment une famille heureuse et unie. Mais le jour où la brillante Camille obtient la direction d’une agence immobilière en Dordogne, à Bergerac, leur vie change du tout au tout ! La petite troupe quitte alors la ville pour emménager dans un village reculé du Périgord… loin de leur famille et de leurs amis. Désorienté, Marius doit abandonner sa carrière de prof, ses projets d’écriture et se transformer en une étrange créature : un Père au Foyer. PAF malgré lui, il va devoir jongler entre la découverte des travaux ménagers, les allers-retours à l’école et les absences de plus en plus suspectes, de sa femme. Mais le soir de Noël, tout se complique…

 

2019_056_Martial Maury- Ma vie de PAF

 

Bonjour à toutes et à tous…

Aujourd’hui, concilier la vie familiale et la vie professionnelle constitue un véritable défi pour la plupart des couples. Qu’est-ce qu’un PAF ? Qu’est-ce qui pousse un homme à devenir père au foyer ? Cela relève-t-il d’un choix, d’une contrainte ?

Pour beaucoup de personnes, une femme qui reste chez elle pour faire le ménage, la lessive, la cuisine, s’occuper de ses enfants, c’est normal. Mais lorsque les rôles sont inversés, c’est drôle, voir choquant. Un homme doit travailler et faire vivre sa famille. Ce n’est pas le rôle d’une femme !!!

Martial Maury nous conte avec beaucoup d’humour, ce qui a du être sa vie de PAF, à travers Marius.

Suite à la nouvelle promotion de Camille, Marius va se trouver confronté de plein fouet à sa nouvelle vie !
Oubliées les envies littéraires, il va très vite se rendre compte que père au foyer est un métier à part entière. Les tâches ménagères et l’éducation de ses enfants lui prennent tout son temps… Puis se sont d’autres “mamans” qui viennent lui tourner autour, étonnées d’abord puis attendries par sa situation…

Martial nous offre une histoire drôle, fluide et dynamique grâce à tous les personnages de son roman.
Espérons qu’il n’a pas vécu lui-même toutes les situations qu’il nous raconte !

Très bon moment de lecture, qui m’a bien fait rire.
Mais derrière le personnage de Marius, il y a aussi matière à réflexions…

Un grand merci aux Éditions du Loir, qui m’ont fait confiance pour la réalisation de la couverture !

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Extrait :
« Pourtant, tout avait bien commencé.
Avec Camille, on était heureux.
Jeunes, beaux, avec de superbes enfants. Des urbains qui font du vélo, vont au marché bio, et tout, et tout. On nous aurait crus sortis d’un reportage d’un de ces magazines féminins qui encombrent la corbeille à journaux des toilettes.
Et puis, tout a dérapé.
Je me souviens, c’était un mardi.
À 20 heures, Camille est rentrée tout excitée de son travail. »

 

 

Martial Maury est né voici une cinquantaine d’années dans le Périgord qui sert de décor à la plupart de ses romans. Il vit actuellement dans le Blayais, d’où il peut admirer la Citadelle de Blaye et l’estuaire de la Gironde. Il est l’auteur du Secret des Restiac (City Poche, 2014), du Fils perdu (City Éditions, 2017), de L’île aux orages (City Éditions, 2019). Mais il est aussi, en vrac : correspondant de presse pour le quotidien Sud Ouest, essayiste du petit dictionnaire impertinent du diabète (Grancher) et du Guide du PAF (Grancher 2015) et… père au foyer de Mayeul, Octavien et Victor. Le tout, pas nécessairement dans cet ordre d’importance, mais toujours simultanément, ou presque !

Humour, Noir, Polar

Morts Chroniques

Morts Chroniques
de Nick GARDEL (Auteur)
Broché – 31 juillet 2019
Editions : Friends only

Un corps est retrouvé dans le chaudron de caramel d’une fête foraine. Bientôt, c’est un second cadavre qui est découvert dans une petite ville de Seine-et-Marne. Les deux victimes n’ont en commun que leur appartenance à un groupe de lecteurs sur Facebook. Les meurtres suivent le déroulement d’un exercice de « cadavre exquis » initié sur le réseau social.Un jeu de piste compliqué et sanguinaire se lance pour Éliane Condrieux et les autres membres de l’équipe du Capitaine Henri Verdiant. Surtout quand sa plus jeune collègue vient à disparaître.

 

2019_055_Nick Gardel - Morts Chroniques

 

Bonjour à toutes et à tous…

Et de cinq !!!
J’aime beaucoup les romans de Nick Gardel, oscillant entre le polar et le noir mais toujours avec une certaine ironie et un humour très décalé.
Avec Morts chroniques, un vrai polar, Nick nous offre une fois encore une des multiples facettes de son talent d’écrivain.
Du début à la fin plusieurs questions se posent. Qui ? pourquoi ? comment ?

Vous verrez d’un autre œil les réseaux sociaux, les rencontres et les groupes sur Facebook !
Mais je dois avouer que certaines situations décrites ne m’étaient pas du tout étrangères.
Cette enquête policière sans temps mort, où on suit les personnages de rebondissement en rebondissement, se lit vraiment d’une traite jusqu’à la surprise finale !

Je recommande fortement…

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Extrait :
« – D’où te vient une connaissance si académique des classifications bibliothécaires ?
– Disons que je n’en suis pas à ce niveau-là, mais j’en ai quand même un bon petit nombre…
– Alors tu vas pouvoir m’expliquer pourquoi certains titres dépassent légèrement de l’alignement. On dirait qu’ils ont été décalés.
– Ça, c’est sa PAL. Pile à lire, avant que tu ne demandes. Elle classait directement les titres à leur place mais elle prenait soin de les mettre en évidence.
– Attends, à la louche il y a plus de cent titres dans cet état ! Qui achète des bouquins alors qu’il a déjà autant de choses à lire ?
– Tu t’attaques à l’un des mystères les mieux gardés de l’univers mon pauvre Miguel, répond en riant Éliane. »

 

 

Nick GARDEL est un enseignant qui se déguise la nuit en auteur de polar. Ni cape, ni slip apparent, mais un super pouvoir de n’avoir besoin que de quelques heures de sommeil. Certains sauvent le monde, lui a tendance à écrire des bêtises, et on en redemande !

Humour, Philosophique, Roman

Le jour où j’ai appris à vivre

Le jour où j’ai appris à vivre
Laurent Gounelle (Auteur)
Poche – 7 avril 2016
Éditeur : Pocket

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 

2019_038_Laurent Gounelle - Le jour où j'ai appris à vivre

 

Bonjour à toutes et à tous…
Tout le monde n’est pas capable de lire et comprendre la plupart des philosophes,
mais nous sommes tous amenés à réfléchir sur soi, en lisant de tels romans.

J’ai été pris par ce “petit” roman dès le début, et je n’ai pas pu le lâcher !
Je voulais tout de suite arriver à la fin.
Qu’allait-il se passer ?
La prédiction d’une bohémienne, qu’en est-il ?
Et juste en regardant dans les lignes de sa main !

Laurent Gounelle s’approprie des thèmes liés au développement personnel, mais aussi à la protection de l’environnement. Tout ceci, fait de cet ouvrage un roman dans l’air du temps, qui vous remet du baume au cœur, même s’il paraît difficile dans le tourbillon de la vie actuelle d’appliquer tous ces préceptes pourtant empreints de bon sens. Mais en appliquer quelques uns pourrait bien être accessible pour tout un chacun, surtout qu’on en a l’illustration dans les péripéties de Jonathan.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un festival de sentiments en tous genres, un roman empreint d’émotion.
Un très bon moment de détente, et d’humour, tout est là, pour en faire une belle histoire, sans aucune prétention de l’auteur !
je recommande, à tous ceux qui veulent sortir de la noirceur de leur quotidien.

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Extrait :

« On nie tout ce qui nous approche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seules que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant. Même les philosophes se font faire des lifting et cultivent un look jeune.
Pourtant, quand on demande aux gens s’ils sont heureux, ils sont beaucoup plus nombreux à répondre oui à soixante ans qu’à vingt ans… »

 

 

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anne Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket en 2012 sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012), Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) et Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (Kero, 2016) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Je te promets la liberté, paru aux éditions Calmann-Lévy en 2018.

Humour, Noir, Roman

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !
de Isabelle Bourdial (Auteur)
Broché – 25 mars 2019
Éditeur : Les éditions du Loir

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je travaille aux Éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique. Pourtant, il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur. Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. Un harceleur, un costkiller… Cerise sur le gâteau, c’est le parfait sosie du Dr House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance… Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

2019_028_Isabelle Bourdial - Sale temps pour les Grenouilles

 

Bonjour à toutes et à tous…

Bienvenus dans l’univers impitoyable des Agences !

Tout est calculé, les horaires, le nombre de “groupes de travail”, les mètres carrés dont ils disposeront, les “open space”, la pose café, la pose cigarette, les déjeuners réunions, enfin, notre quotidien quoi !

À force d’y être immergé on ne se rend plus compte de rien. On avance, on exécute et surtout on ne réfléchit plus ! Le pouvoir de la pression psychologique.

Grégoire Delahousse, redoutable manipulateur, clone du dr. House fait vivre un véritable enfer à ses équipes dans son univers de travail, les divisant, les stressant, les apeurant, les surmenant… les humiliant.

“Sale temps pour les grenouilles”, raconte la vie dans une agence, les Éditions Galvani, avec un humour satirique rafraîchissant. Qui n’a jamais voulu tuer un jour son patron ?
Hadrien a décidé de passer à l’acte. Mais lorsque l’on ne se nomme pas “Dexter” tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait… Puis c’est le burn out qui vous saute à la gorge, mais là, c’est une autre histoire.
Isabelle Bourdial a vécu cette situation, je l’ai vécu aussi, comme beaucoup d’entre nous, et cela transpire entre chaque ligne de son roman sous forme de règlement de compte un brin décalé. Les effets du stress chronique sur la santé mentale résulteraient en bonne partie des transformations rapides opérées dans le monde du travail : globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, précarité d’emploi. Que faire docteur ???

L’histoire de passe dans une agence éditoriale, mais elle pourrait se dérouler aujourd’hui de la même façon dans n’importe quel lieu de travail. J’ai trouvé l’écriture d’Isabelle drôle, incisive et jouissive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises.
Un peu d’air frais, qui pourrait vous permettre de remettre certains problèmes à leurs justes places et de relativiser… Peut-être ! Au moins de passer un bon moment de lecture…

A lire absolument !!!

Un immense merci à Isabelle et aux éditions du Loir, pour la confiance qu’ils m’ont accordée en faisant appel à moi pour la réalisation de la couverture de ce roman atypique.

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Extrait :
« Dans la lumière blafarde de l’ascenseur, je pris peur en captant mon reflet dans la glace. Je portais un masque grotesque, comme si un démon avait arraché mon visage, l’avait longuement mâché avant de me le recracher à la face. Mes traits brouillés m’apparaissaient qu’en filigranes sous des plis d’amertume, des crispations de douleur, des torsions de colère. Et mes yeux… Mes yeux étaient deux chevaux pris dans un incendie, dépossédés de leur âme, rendus fous par la panique. Mes épaules s’affaissaient en une piètre tentative de parer d’autres coups à venir. Ma trachée avait été sculptée à la lame de rasoir. Qu’étais-je devenu ? Que restait-il d’Hadrien Lapousterle dans ce spectre à peine humain ? Esclave d’un destin violent sans espoir de rédemption, redeviendrais-je un jour cet homme insouciant qui adorait son métier, son chat, sa petite vie tranquille ? »

 

Isabelle Bourdial est journaliste et auteure. Chef des informations au magazine Science & Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science & Vie jusqu en 2017, elle a publié une vingtaine de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse…). En 2016, elle signe Chasseurs d’esprit, roman policier paru aux Éditions Lajouanie et pré-sélectionné en 2017 pour le prix du Goëlan Masqué. En 2018, avec la MéMO, elle crée Polar’Osny, le festival de la littérature policière de la ville d’Osny (Val-d Oise). Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Sale temps pour les grenouilles est son second roman.

Humour

“Le Mari de la harpiste” de Laurent Bénégui

Le Mari de la harpiste
de Laurent Bénégui (Auteur)
Broché – 7 février 2019
Éditeur : Julliard

Vous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…
Avec un humour irrésistible et une tendresse contagieuse, ce roman revisite l’éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois, le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales…

2019_027_Laurent Bénégui - Le mari de la harpiste

Bonjour à toutes et à tous…

Basile est amoureux de Charlie.
Comme il l’aime plus que tout, il est prêt à toutes les concessions pour lui plaire. Mais il ne sait pas dans quel monde il va mettre les pieds…

Laurent Bénégui avec ses mots nous fait vivre avec simplicité, humour, tendresse et beaucoup de poésie la réalité d’un couple “envahit“ par une harpe.

D’où est venu cette idée de “triangle amoureux” qui sort largement des sentiers battus ?
C’est un peu son histoire ? un peu sa vie ?

Qu’importe.
Le principal étant de lire un texte tout en finesse, en douceur et sincérité.
Le Mari de la harpiste.
Une histoire drôle et vivifiante.
Un roman qui devrait être obligatoire !!!

Je conseille vivement !

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Extrait :
« La jeune femme avança droit sur moi, le regard vague, et ne paru s’apercevoir de ma présence qu’au dernier moment, bifurquant et attrapant une bouteille d’eau sur le buffet. Elle approcha le boulot de ses lèvres et se campa devant la fenêtre pour ingurgiter un demi-litre sans reprendre son souffle. J’observais sa gorge onduler au passage du liquide, la silhouette qui vibrait dans le contre-jour de la lune, comme encore animée du souvenir de sa danse. j’avais séjourné à Rome sans qu’aucune une fontaine du Capitol ne m’ait offert d’approcher pareil nymphe. Lorsqu’elle reposa la bouteille, nos regards se croisèrent. Je peinais à distinguer la couleur de ses yeux, mais l’entêtement avec lequel j’essayais de discerner le gris du vert suscita chez elle un sourire. »

 

Laurent Bénégui est l’auteur de treize romans, tous parus chez Julliard, dont Le jour où j’ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood et La Part des anges.