Émotion, Noir, Thriller

Sinestra

de Armelle Carbonel (Auteur)
Broché – 8 novembre 2018
Éditeur : RING

Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le Mal a franchi la frontière avec eux.

Surnommée la “nécromancière”, Armelle Carbonel est avec son style viscéral et son extrême maîtrise du suspense en huis clos, l’une des voix les plus captivantes du thriller contemporain. Récompensée à onze reprises, experte en manipulation et rebondissements, la nouvelle référence française du thriller psychologique entraîne le lecteur au cœur d’une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après, les superbes “Criminal loft” et “Majestic murder”, je ne pouvais pas passer à coté de “Sinestra” !
Avec ce troisième roman, Armelle Carbonel a gravi une nouvelle marche sur le podium.
C’est roman magistral, avec une écriture pointue et très poétique.

Vingt-neuf août 1942.
Au cœur de la Suisse, à travers les Grisons, se trouve un château, menaçant, le Val Sinestra.
Dans la brume, un chargement humain pénètre la forteresse.
Des femmes, des enfants, un homme, espérants être guéris de leurs maladies.
C’est là, au milieu de la forêt, que vie un mystérieux médecin qui semble faire des miracles.
Bienvenus au Val Sinestra…

Passées les premières pages, où j’ai découvert les personnages du roman, Armelle échafaude un huit-clos glacial à l’atmosphère sombre et malsaine, où le mal s’insinue absolument partout. Sinestra est un thriller horrifique.

Encore une fois, elle met en avant “le Lieu” dans son récit, lui donne une âme, au point qu’il en deviendra même le personnage principal en lui donnant la parole.

Quel suspens !
Chaque chapitre est raconté par un personnage différent. Nous proposant une perception et une vue différente des scènes vécues.
Grâce à son écriture incisive, teintée de poésie, de métaphores et délicieusement maléfique, Armelle, m’a entraîné tel un enfant, petit à petit, vers une descente aux enfers dans un univers sombre et glauque… Je me suis enfoncé dans son récit à chaque fois un peu plus, les murs se sont resserrés autour de moi, m’oppressant jusqu’à la dernière ligne…

Aucun des personnages ne sera épargné, qu’il soit enfant, qu’il soit adulte.
Même le lecteur averti sera surpris, choqué et subira, tel le fracas de l’orage et la pluie de grêlons battant les rues, la perte d’une certaine innocence…

Un vrai coup de cœur !

Armelle a du style, elle le sait…
Elle ne nous raconte pas d’histoires, elle nous les fait vivre.
Oserez-vous entrer dans son univers ?

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Extrait :

« Mon œil suivait chacun de leurs mouvements et dénonçait les mensonges révélés par la nuit. Mes traîtres égarés livraient un combat inéquitable. J’applaudissais leur vaine tentative d’échapper à mon emprise et pleurais la mort du garçon au nez crochu, bien que son déclin eût pris naissance en mon sein. J’aimais cet enfant étoilé. Autant que les autres, mal nés, mal aimés, malformés. Leur saveur ne présentait aucune différence. Ils incarnaient l’innocence dans un monde exempt de fraîcheur et le vieux rustre que j’étais s’en nourrissait pour prolonger l’éternité au-delà des limites sacrées. »

 

 

Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge.
À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de “Les Marais funèbres” et “La Maison de l’ombre”.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

Noir, Polar, Thriller

Le fruit de mes entrailles

de Cédric Cham (Auteur)
Broché – 10 septembre 2018
Éditeur : Jigal Editions

Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu’à s’évader pour la venger… Amia, jeune femme d’une vingtaine d’années, prisonnière d’un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu’elle va être mère ! C’est peut-être le signal qu’elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux. La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est une flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle, a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd’hui quand elle découvre sa cruelle maladie… Le hasard va tous les faire se télescoper au cours d’une longue cavale infernale et sanglante. A la vie, à l’amour, à la mort, au destin…

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Je découvre l’écriture de Cédric Cham. Wahou !!!
J’ai été bousculé et j’en ai pris plein yeux !

Et si je dis plein les yeux, c’est que dès les premières lignes, j’ai eu l’impression de regarder un excellent polar, bien noir…
Pas de temps morts. Amia, Vrinks et Alice vont vous mener jusqu’en enfer.
Âmes sensibles s’abstenir…

Dès le départ, le ton est donné, j’ai été pris au cœur. Immersion totale.
Cédric Cham a une écriture percutante, vive, sans filtre ni tabou, tout en réussissant à nous faire ressentir des émotions intenses.

Amia, 20 ans. Suite à bien des malheurs, elle tombe dans la prostitution. Elle a constamment la peur au ventre, peur des clients, peur de son mac.
Simon Vrinks, ancien braqueur, détenu modèle, il n’est pas loin de la liberté conditionnelle. Lui aussi a eu une enfance difficlile. Il va s’évader, pour venger sa fille, Manon, 20 ans, retrouvée morte mutilée.
Alice, est une “femme/flic” efficace, qui ne laisse rien voir à travers sa carapace à toutes épreuves. Chargée de retrouver le fugitif. Elle aussi cache un passé sombre et douloureux.

Ces trois personnages traités avec justesse, sont des écorchés vifs, mais leurs destins vont se croiser, se télescoper même, nous entraînant dans une intrigue incroyable, sans aucun temps mort. Un roman que je n’ai pas pu lâcher une fois commencé, tant il est addictif.
La violence dégagée lors de ma lecture est profonde et bouleversante. Certaines scènes sont “brutes”, vicieuses aussi parfois, tel un couteau que l’on remue dans une plaie.

Je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Simon et à Amia, espérant les voir arriver au bout de leur vengeance, vers une lueur d’espoir.

Excellent découverte, je conseille vivement !

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Extrait :

« Un sursaut. Un bruit. Une fragrance de songes. Amia ouvre les yeux. Le décor tourne autour d’elle. Elle ne reconnaît pas l’endroit. Pas de chambre d’hôtel miteuse. Pas de hachoir projetant du sang à la ronde. Pas de miroirs aux murs et au plafond. Pas de son de basses, lourds et entêtants. Le lit est trempé. Les draps enroulés et amalgamés à son corps. Le soleil filtre par la fenêtre ouverte et réchauffe certainement l’atmosphère. Pour autant, Amia a froid. Terriblement froid. Son corps n’est que fusion. À la fois feu et glace. Elle parvient à dégager une jambe et pose le pied au sol. Elle doit s’arrêter. De suite. La pièce virevolte de plus belle autour belle. Un putain de grand huit. Un haut-le-cœur la fait roter. Amia a peur. Elle ne parvient pas à relier les points. À se rappeler ce qu’elle fait ici. D’ailleurs, Elle ne sait toujours pas où elle est. La douleur lui coupe le souffle. Amia se laisse glisser du lit pour se retrouver sur le sol. Les mains en avant. Sur une imitation de parquet en plastique. De ce qu’elle parvient à voir, il brille. À moins que ce ne soit dans sa tête. La luminosité ambiante lui vrille les rétines et les neurones. Elle ouvre et ferme les yeux. Jusqu’à ne plus pouvoir. Alors elle se recroqueville, fait disparaître son visage entre ses bras. Ses dents mordent dans la chair pour ne pas crier. Ainsi, Elle attend. En position fœtale. »

 

 

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Noir, Polar, Thriller

Black Coffee

de Sophie Loubière (Auteur)
Broché – 14 février 2013
Éditeur : Fleuve éditions

Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien… 2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s’en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenus sur la “Mother Road” !
4 000 km entre Chicago et Los Angeles.
La mythique Route 66, ses motels, ses stations services, son désert et ses bikers…

Sophie nous entraine dans un road-movie étouffant, sur la célèbre route, semée d’embûches, la mort ne cesse d’y rôder. La chaleur, des déserts à pertes de vue…

Suspense, péripéties, de nombreux rebondissements, rien ne manque dans ce roman. Cette route, je ne l’ai pas lâché, je l’ai suivit sur plusieurs générations. Malgré certaines longueurs qui peuvent se justifier par le climat et le sujet, j’ai aimé l’écriture fluide et le dynamisme des chapitres courts.

La route 66 était fière de ses Diner’s, de ses stations-services, de son asphalte lisse et roulant, mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Un tueur en série sévit régulièrement depuis plusieurs années.
Je me demandais, à quel moment sa cavale de plus de 40 ans, parsemée de cadavres, prendrait-elle fin.
Pas une minute de répit… Plus j’avançais dans ma lecture, plus les mailles se resserraient, mais… Je ne dévoilerai rien !
Un récit habilement mené, à la progression maîtrisée. Les personnages sont bien fouillés, à commencer par l’héroïne, Lola, une jeune femme, échappant à tous les clichés.

Sophie frappe fort et juste, elle est parvenue à me tenir en haleine tout au long de son récit. C’est le premier roman que je lis d’elle et sûrement pas le dernier.
Une suite est parue : “White Coffee”.

Vous voulez en savoir un peu plus sur Black coffee ?
Voici le site de Sophie. Il est bourré d’anecdotes sur la fabrication du roman, le voyage, les repérages sur place, etc.

Alors, vous me suivez ?
https://blackcoffee66.blogspot.com/?fbclid=IwAR0kdXK0QxKJUojZsYfeUh_X5Cr75U63O62E_31ix55RGogOslKtJv9-Y34

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Extrait :

« Ce récit n’est pas une fable. Depuis deux jours, nous accumulons des preuves. Si les crimes sont réels, alors le tueur l’est aussi, non ? Desmond se rapprocha. Le corps de Lola s’obstinait à épouser les formes du canapé, marquant la cambrure du dos. Seules les pointes de ses pieds étaient en contact avec le sol. Dans l’exaspération, Lola devenait plus attirante encore. Il enveloppa de ses doigts la main qui tenait le verre.
– Vous ne devriez pas, dit-il.
Face à face, dans cette même immobilité, chacun butait contre un obstacle, à la limite de ses convictions. L’alcool donnait à leurs lèvres de légers arômes de tabac et de miel.
– Le tueur n’est pas votre père, murmura-t-elle.
Le parfum de Lola qui montait vers lui était une caresse douloureuse.
Sa mâchoire se crispa, il ferma les yeux pour garder le contrôle. »

 

 

Journaliste et romancière, Sophie Loubière s’est longtemps partagée entre le micro (France Inter, France Info) et la plume. Auteur d’une dizaine de romans et de nouvelles policières, elle publie son premier polar dans la collection Le Poulpe en 1999. De Paris à San Francisco (« Dans l’œil noir du corbeau »), des forêts lorraines à la route 66 (« Black coffee » et « White Coffee »), elle plonge le lecteur dans un trouble profond. En 2011, le succès de « L’enfant aux cailloux » lui vaut une reconnaissance internationale. Traduit en langue anglaise, le livre remporte plusieurs prix littéraires. En 2015, elle aborde l’Histoire avec « A la mesure de nos silences » (Fleuve Editions), un hymne à la vie, entre ombre et lumière, inspiré d’un fait réel de la seconde Guerre Mondiale. « Cinq cartes brûlées » (Fleuve Noir), confirme l’intérêt de Sophie Loubière pour le fait divers, révélateur des carences et névroses de notre société.

Fantastique, Humour, Philosophique, Thriller

À peine entré dans la librairie

30 ans la Griffe Noire :

de Barbara Abel, Jérôme Attal, Jean-Philippe Blondel, Jérôme Camut – Nathalie Hug, Sonja Delzongle, Ingrid Desjours, Isabelle Duquesnoy, R.J. Ellory, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, Jean-Michel Guenassia, Philippe Jaenada, David S. Khara, Nicolas Lebel, Nicolas Lelait-Helo, Frédéric Lenormand, Dominique Maisons, Nadine Monfils, Valentin Musso, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Laurence Peyrin, Bernard Prou, Jacques Saussey, Laurent Seksik, Dominique Sylvain, Maud Tabachnik, Valérie Tong Cuong, Aurélie Valognes, Marina Carrère d’Encausse

Sous la direction de Gérard Collard et Jean-Edgar Casel
Broché – 22 juin 2018
Éditeur : Éditions Télémaque

30 ans
30 nouvelles inédites
32 auteurs de génie*

* C’est ça la Griffe Noire !

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce recueil de nouvelles, petite pause entre deux romans. Elles sont pour la plupart écrites par des auteurs que j’affectionne, et d’autres qui m’ont donné envie de me rapprocher d’eux.

Chacun des auteurs ici présent, écris à sa façon, souvent avec humour ou avec un second degré pertinent, parfois en utilisant le drame ou la tristesse. Ils expriment ainsi tantôt la crainte de voir disparaître les petites librairies de quartier, la peur de voir la lecture devenir facultative, voir que livre papier disparaisse…

À part deux ou trois histoires qui m’ont paru un peu moins intéressante, le niveau est très bon et les auteurs vont vraiment dans tous les sens !
Réflexions pessimistes, fantastiques ou complètement folles, elles valent le détour.
Bravo à tous les auteurs !

Un grand merci à Gérard Collard et à son comparse Jean-Edgar Casel, pour les trente ans de la Griffe Noire, ce recueil de nouvelles est une totale réussite et un très bel hommage aux libraires !

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Extraits :
« Ici, on soigne tout : les angoisses, la déprime hivernale, l’insomnie, les rage de dents, le manque d’amour. Là-bas, dans une grande caisse, on a même des livres laxatifs et vomitifs, et sacrément efficace ! Y a que pour la connerie qu’on a du mal. La connerie résiste. Faut dire que les cons lisent peu, ou entre les lignes. Quand vous leur parlez bouquin, en général ils voient rouge. Sans parler du fait qu’ils sont obsédés par l’idée d’interdire les livres, d’y foutre le feu… C’est maladif ! »

« Les livres vous consolent et vous réparent quand vous vous êtes trompé. Ils vous réchauffent quand vous êtes seul, quand tout est sombre. Ils agrandissent le monde ils réduisent les distances entre les êtres. Alors dites-moi : pourquoi ils n’aideraient pas à aimer mieux ? »

« Une librairie, c’est un sacré investissement. C’est comme un restaurant. Tu te lèves, tu te couches et tu meurs avec. Ou avant. Et aujourd’hui beaucoup de petites librairies meurent. Une espèce menacée. Par les grandes surfaces du livre depuis longtemps et, plus récemment, par Internet et le numérique. Bien qu’avec ce dernier il puisse y avoir une intéressante complémentarité. Les gens lisent encore, mais différemment. Pour ma part, je n’avais rien changé à mes habitudes. »

 

À peine entré dans la librairie

Noir, Polar, Thriller

Reflex

de Maud Mayeras
Broché – 3 octobre 2013
Éditeur : Anne Carrière

 » À chaque fois, le même phrasé trivial au bout du fil, les mêmes gorges calcinées, gavées de fumée jusqu’aux lèvres. Et, chaque fois, cette même question : Tu es disponible, Iris ?
Je suis toujours disponible. « 

Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles-mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.

Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines.
Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Âmes sensibles, attention !
Reflex n’est pas qu’un simple polar, même si Iris est photographe à l’identité judiciaire. Ce n’est pas non plus un simple thriller… C’est surtout un roman très NOIR original et captivant.

Par son rythme très lent, Maud Mayeras insuffle un sentiment d’étouffement, suffocant parfois.
Maud prend son temps. Elle joue avec son lecteur et elle le fait si bien qu’il m’a été très difficile de m’en détacher dès que je l’ai ouvert.

Le retour dans sa ville natale est difficile pour Iris, jeune femme bègue qui bute sur la vie comme elle bute sur les mots. Elle semble ne plus avoir de vie depuis que son fils a disparu tragiquement. Un tueur en série au mode opératoire qui lui est familier, exalte son objectif de visions cauchemardesques… Des images, des odeurs, des démons qui refont surface.
Maud nous décrit en parallèle le destin de Julie, jeune fille de bonne famille qui, après avoir été violée, se retrouvera enceinte.

Deux héroïnes. Deux histoires.
Évidemment, on se doute qu’un lien étroit unit ces deux histoires, mais là encore, Maud m’a tenu en haleine par sa construction narrative, alternant les deux époques dont l’une intitulée « Silence » débutant en 1919 et allant jusqu’en 2014 avec l’histoire de Julie. Où, on file ainsi d’époque en époque, donnant un rythme qui accroît la tension et titillera le lecteur qui sera plongé dans une atmosphère angoissante et étouffante. L’autre histoire, avec des chapitres très cours, parfois 3 ou 4 pages, dont de nombreux commencent par la même formule « je n’aime pas”. Le suspense augmente et je suis allé de surprises en surprises jusqu’au dénouement final et là, c’est une véritable claque !

Avec son écriture calculée, terriblement efficace, une fois la dernière page tournée, Maud nous montre que l’on ne doit se fier à personne…

Un récit comme il en existe peu, qui m’a pris aux tripes, et au cœur.
Un thriller moite avec des personnages qui ont tous une part d’ombre. Un véritable voyage au bout de l’enfer…
À lire absolument pour amateurs de thrillers noirs

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Extrait :
« Diane avait regardé son mari, ou plutôt les yeux de son mari, grand ouvert sur le vide, la peur coincée dans sa gorge et ses mains qui avaient empoigné le rien devant lui. Il avait articulé le nom de sa fille comme un dernier affront. Diane ne l’avait pas touché, elle ne l’ avait pas accompagné vers la grande lumière. Elle l’avait laissé entrer seul dans le tunnel. Va-t’en. Voilà ce qu’elle lui avait dit. Va-t’en maintenant. Deux souffles secs, et il n’avait plus respiré. Il s’en était allé, c’était la volonté de Dieu.
Diane n’avait pas pleuré cet homme. Elle n’avait pleuré ni ses escapades, ni ses ronflements, ni ses bulbes. Elle avait appelé le médecin pour faire place nette, et, lorsque Iris avait franchi le seuil, le corps avait déjà été emmené, ligaturé et rempli de fluides toxiques. Et la gosse avait chialé, elle ne savait faire que cela. Sangloter pour un oui, pour un non, pour un peut-être. Et voilà qu’elle s’était mise à bégayer, du jour au lendemain, n’importe quoi pour être remarquée. Iris n’avait toujours causé que du tracas, de toute façon. Cette gamine n’était bonne qu’à remuer ses misérables petites fesses et s’attirer des ennuis. Que la gamine tombât enceinte était l’évidence. »

 

 

Maud Mayeras a 31 ans. Reflex est son second roman.
Son premier roman Hématome est paru aux éditions Calmann Levy en 2004, prix des Limbes Pourpres, et finaliste du prix Polar SNCF en 2006.
Elle vit aujourd’hui à Limoges avec son mari, son fils, et un gros chat noir nommé BlackMamba.

Noir, Polar, Thriller

Écouter le noir

de Abel Barbara, Giebel Karine, Camut Jérôme, Hug Nathalie, Delzongle Sonja, Dillard François-Xavier, Ellory R.J., Lebel Nicolas, Loubière Sophie, Mayeras Maud, Puértolas Romain, Scalese Laurent et Sire Cédric (Auteurs)
Sous la direction de Yvan Fauth
Broché – 16 mai 2019
Éditeur : Belfond

Les grands noms du thriller français mettent nos sens en éveil.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.

Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture. Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

“Écouter le Noir”. Tout est presque dit dans le titre !
On dirait presque l’introduction d’un Haïku…

Les nouvelles, les histoires courtes sont les parents pauvres de la littérature française.
Pourquoi ?
Je voyage pas mal et partout où je vais il y a toujours des recueils de nouvelles en vente, dans les librairies, les aéroports, dans les kiosques à journaux. Pas en France, du moins très peu…
Peut-être que nous n’avions pas jusque là, les auteurs adéquats pour ce format ?

Je pense que cette période est révolue !
En lisant ce genre d’histoires courtes, je peux dire que nous n’avons rien à envier aux autres pays.

J’ai toujours aimé des nouvelles. D’ailleurs j’admire toujours autant ces auteurs qui s’adonnent à cet exercice délicat, capter notre attention en quelques pages, en quelques lignes seulement. Je pense que les premières que j’ai lues, étaient de Stephen King, depuis je n’ai jamais cessé.

“Écouter le Noir”, ce sont 13 auteurs qui se sont réunis pour nous offrir 11 nouvelles autour d’un thème commun : l’audition.

« Le thème de l’audition n’est pas le fruit du hasard, c’est une leçon de vie très personnelle mais qui me paraît avoir suffisamment de sens pour être partagée.

Il y a quelques années, à la suite d’un concert, mes oreilles ont subi un traumatisme irréversible. C’était en avril 2008. Les sons, qui avaient toujours été mes amis les plus proches, sont devenus des ennemis. Des dangers à apprivoiser, par la faute d’acouphènes et d’hyperacousie (une intolérance au bruit). De quoi donner envie de ce claquemurer chez soi.

Pourtant, ce traumatisme m’a offert de me plonger corps et âme dans la lecture, puis dans la création d’un blog*, et maintenant dans la gestion de ce beau projet. Il me fallait trouver un nouveau point d’ancrage personnel et j’ignorais que cette quête allait complètement changer mon existence. La vie est une source de surprises et du négatif peut jaillir le positif. Un vrai pied de nez au handicap ! »

Yvan Fauth

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Les bruits, le silence, les dangers, la peur, la mort, autant de thèmes abordés dans ces onze très bonnes nouvelles. Chaque nouvelle est plus terrifiante, plus angoissante que la précédente. Un livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt qui m’a procuré de délicieux moments littéraires et l’occasion aussi de découvrir trois auteurs que je ne connaissais pas.

Merci aux auteurs, sans qui rien n’aurait été possible, mais aussi un grand bravo à Yvan, qui, tel un chef d’orchestre a mis toute l’énergie nécessaire pour réunir et diriger des talents qui n’ont plus rien à prouver.
À lire absolument !

“ Écouter le Noir, c’est trop bon ! Dit Monsieur Yvan, tu peux pas en faire un peu plus ? ”

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Extrait :
« Il leur faut une heure de plus pour l’atteindre, cette foutue route. À tel point qu’ils pensent un moment l’avoir rêvée. Vingt minutes plus tard, la nuit tombe, une nuit sans lune, dense et opaque. L’obscurité dévore tout autour d’eux, les arbres, le sentier, les buissons, leurs maigres espoirs. Eux-mêmes ont la sensation d’être engloutis dans la noirceur du néant. Mais de temps à autre, des phares s’allument au loin, une lueur au milieu des ténèbres, comme pour leur dire de ne pas abandonner. Ils s’agrippent l’un à l’autre pour ne pas se perdre plus qu’ils ne le sont. David regrette son portable, au moins aurait-ils pu s’en servir comme lampe de poche. Ils avancent cahin-caha, bête étrange à quatre pattes, aveugle et sourde, dont chaque pas est un défi, une gageure, un pari : hormis leur corps qui se pressent l’un contre l’autre, ils n’ont plus aucun moyen de communiquer. »

* ÉmOtionS – Blog littérairehttps://gruznamur.com/

Émotion, Noir, Thriller

Le vase rose

de Eric Oliva (Auteur)
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Taurnada Éditions

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi. Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

C’est le second roman d’Eric Oliva que je lis et je peux dire que l’auteur aime balader ses lecteurs.

Un thriller extrêmement addictif qui ne laisse pas le temps de souffler.
Qu’y a-t-il de pire au monde que la perte d’un enfant ?
Existe-t-il pire situation que de voir son enfant mourir dans ses bras après qu’il ait pris un médicament ?
Voici le destin d’une famille face à cette horreur.

À travers les mots qu’il a choisi, Eric m’a profondément touché.
J’ai vécu le désarroi de cette famille…
Au fur et à mesure de ma lecture, je suis passé par une multitude de sentiments.

Pour Frédéric Caussois, rien ne sera plus jamais comme avant. C’est tout son monde qui est anéanti. Au-delà de la douleur insurmontable, il est comme pris dans une spirale infernale, c’est toute sa vie qui s’écroule. Il n’a plus qu’une idée fixe, qui tourne en rond dans sa tête : découvrir la vérité, et trouver le coupable…

J’ai dévoré ce roman bien mené et bien écrit, impossible de le lâcher.
Je voulais savoir ce qui s’était réellement passé…
Je voulais que le coupable soit puni…

Avec le Vase rose, Éric réussi un excellent thriller. Il nous attrape dans les mailles de son filet pour ne plus nous lâcher.
Merci Eric et Bravo aussi la fin, aussi inattendue que bienvenue !

“Le tourbillon des mots” une collection qui monte, qui monte…

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Extrait :
« Elle progressait doucement, deux petits mètres derrière le corbillard qui avançait au pas, tenant le bras de son mari. Celui-ci, le regard plongé dans le néant, semblait à lui seul supporter tout le fardeau de l’immense malheur qui venait de frapper sa famille. En une semaine, il paraissait vingt ans plus âgé et, dans le même temps, avait perdu dix kilos. Incapable de remplir ce costume anthracite qui naguère lui seyait si bien. En quelques jours, ses cheveux étaient passés du brun au poivre et sel. Frédéric Caussois était devenu un vieil homme. »

 

 

Eric Oliva est né à Casablanca en 1967, il fait carrière dans la Police nationale. Il a travaillé à Paris et Marseille et à présent à la P.J. de Nice. Il est passionné par son métier et les fonds sous-marins et s’est également pris de passion pour l’écriture.

Émotion, Noir, Thriller, Thriller psychologique

La machine à brouillard

de Tito Desforges (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau. Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée. Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

 

Livre_2020_009_Desforges Tito - La machine à brouillard

Bonjour à toutes et à tous…

Si vous plongez comme moi, dans « La machine à brouillard » de Tito Desforges, vous n’en ressortirez peut-être pas indemne…

L’auteur nous entraîne dans l’esprit très perturbé d’un ancien soldat, revenu traumatisé du Vietnam.
L’intrigue se déroule à coups de comptes-rendus médicaux qui ressemblent à si méprendre à des interrogatoires dans lesquels Mac Murphy notre soldat perd régulièrement l’usage de l’esprit, de la conjugaison et va utiliser des expressions qui n’ont ni queue ni tête, qui ont semé un certain trouble dans mon esprit aussi !
Exercices de style jubilatoires.

C’est un thriller captivant,
Le récit est parfaitement rythmé entre le passé et le présent, et le présent,
La construction est originale et je ne me suis a aucun moment ennuyé dans ma lecture,
C’est un livre complètement flou, avec une flin inattendue et encore plus folle !

Mais…
J’avoue parfois avoir été éperdu par le tourbillard des mots…

Le phrasé de Tito Desforges m’a vraiment pris à aux tripes, un peu trop tôt peut-être.
La lecture m’a mené trop près de la souffrance de Mac Murphy, père avant toute chose, immense.
Qui voue un amour infini à Louise, sa fille, sa raison de lire, sa seule raison d’être, qui un jour disparait sans laisser aucunes …

Le personnage principal est à fleur de peau, à fleur de peau, trop détruit, détruit… persuadé d’avoir des une « machine à brouillard » dans sa tête… Une machine infernale !
Il y a des une résonance très trop tellement personnelle, d’ailleurs vous tu je ne pourront comprendre, sa cravate est à chier !
Je tu vous dis trois choses, trois, trois, trois, Vol au dessus d’un nid de coucou, à vos ordres…

Bordel, où eeesttt maaaa fiiiiiillllllle !!!
Un grand merci à Joël des éditions Taurnada !

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Extrait :

« Comme toujours, le spectacle m’emplissait d’un sentiment inexprimable, doux comme du miel et puissant comme un fleuve furieux. Un bonheur fou, à croire que mon cœur allait s’arrêter de battre à l’instant, foudroyé d’amour, et en même temps une indicible angoisse, la terreur folle que ce moment de grâce pure qu’ils m’était donné de contempler allait soudain se volatiliser, comme un rêve qu’un hypnotiseur aurait eu le pouvoir de faire disparaître oh disparaître d’un claquement de doigts.
Je m’étais raclé la gorge, histoire d’en expulser une amertume qui ne devait pas tout à la cigarette.
“Ma petite fille, mon trésor. Que Dieu te préserve du danger ou bien, je le jure, je tuerai Dieu lui-même. Et Jésus par la même occasion. Parole, même la Vierge Marie aurait à se méfier de moi !” »

 

 

Après une vie de bourlingue à travers le monde et les mots, amoureux du verbe, Tito Desforges, signe aujourd’hui avec brio un thriller sous haute tension.

Noir, Polar, Thriller

Pour le pire

de E.G. Scott (Auteur) (Elizabeth Keenan et Greg Wands)
Broché – 5 février 2020
Éditeur : PYGMALION

Le couple que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ? Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca est loin de se douter que ce sera l’événement le moins dramatique de sa journée. Car son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, pire semble être l’objectif de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité semblent ne plus être que de lointains souvenirs et sa femme sombre dans la paranoïa. Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale… au risque de tout détruire.

2020_007_E. G. Scott - Pour le pire.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai plongé, tête baissée dans cette histoire et je me suis laissé embarqué dans ses nombreuses ramifications, aussi sombres que surprenantes jusqu’au bout.

C’est un roman complexe, tortueux et assez intelligent qu’Elizabeth Keenan et Greg Wands, sous le pseudonyme d’E. G. Scott, ont écris. Ils ont réussi un tour de force. Aiguiser ma curiosité et de me malmener tout le long de la lecture en m’embrouillant habilement jusqu’à la fin.

Le rythme ne faibli jamais et, les deux auteurs sont aussi diaboliques qu’efficaces. Entre le passé, le présent, j’avoue m’être demandé où ils allaient m’emmener.

Il n’aurait pas fallu grand chose de plus pour que ce roman me touche vraiment.
Peut-être un couple un peu moins « hermétique » et des personnages un peu plus développés.
Paul, qui semble avoir constamment besoin de se prouver qu’il peut encore séduire, Rebecca, accro aux médicaments, Sheila qui… euh… ça je ne peux pas le dire sans dévoiler une grosse partie du suspense.
Quoi qu’il en soit, j’ai eut du mal à m’attacher ou à m’identifier aux personnages tant ils sont complètement déjantés.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’intervention des deux policiers, même si, pour eux, il leurs manquaient aussi un “petit” quelque chose…

Par contre le style d’écriture, l’alternance des personnages à chaque chapitre, ont donné un rythme effréné durant toute ma lecture… Et impossible d’essayer de deviner la fin, celle que nous livrent les auteurs, est tout à fait surprenante et cohérente avec le reste du roman !

“Pour le pire” reste une agréable et intéressante découverte.

À lire !

Je remercie Les éditions Pygmalion et Babelio pour l’envoi de ce thriller…

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Extraits :
« Paul était la première personne que je connaissais qui savait à quel point certains moments de la vie peuvent mal tourner, que certains ne s’effacent jamais et qu’ils détruisent des existences, surtout s’ils se produisent dans l’enfance. »

« J’ai soulevé la bâche enroulée pour la sortir de la voiture, mais je l’ai lâchée aussitôt sur le sol : mes bras étaient si fatigués que j’ai fini par devoir déplacer le rouleau de plastique à coups de pied jusque dans le trou. J’ai ensuite rebouché l’excavation et j’ai aplati la terre avec le plat de la pelle, puis j’ai rangé les outils à l’arrière de la Jeep et me suis installé au volant. J’ai allumé les phares en mettant le contact, et un flot de lumière s’est répandu sur un terrain apparemment intact. J’ai poussé un grand soupir et j’ai passé la première. »

 

 

 

Sous le pseudonyme d’E.G. Scott, Elizabeth Keenan et Greg Wands écrivent à deux. Amis depuis plus de vingt ans, «Pour le pire» marque leur première collaboration.

Émotion, Frisson horreur, Noir, Polar, Thriller

Avides

Avides
de Tom Clearlake (Auteur)
Broché – 14 décembre 2019
Éditeur : Moonlight

Paris. Au fond d’une cave d’un immeuble de Belleville, douze corps sont retrouvés morts, exsangues. Le 36 est sur la brèche. Ces faits rappellent à la capitaine Julie Delorme sa première scène de crime, treize ans plus tôt, celle d’un enfant apparemment atteint de démence qui avait tué ses parents pour se nourrir de leur sang. Convaincue qu’il existe un lien entre les deux affaires, Julie va affronter son plus vieux démon et se lancer dans une enquête à haut risque.

 

2020_005_Tom Clearlake - Avides

 

Bonjour à toutes et à tous…

D’abord il y a eu “L’essence des ténèbres” puis “Tréfonds” deux très bons romans, à lire si vous ne l’avez pas encore fait…

Avec “Avides”, cela peut paraitre impossible, mais Tom Clearlake est allé encore plus loin, encore plus fort !

Dès les premières lignes, j’ai été de nouveau aspiré par l’histoire. Quel suspense !
Les chapitres sont courts donnant beaucoup de rythme, sans aucun temps mort.
Plus j’avançais dans le récit plus la tension montait et les chapitres s’imbriquaient les uns aux autres.
Je l’ai lu d’un seul trait.

Cet excellent thriller flirte avec le fantastique, mais si peu, qu’il en reste crédible et c’est cela que j’ai trouvé vraiment excellent !
Polar, thriller, fantastique je ne savais plus où donner de la tête… Mais j’ai trouvé mon plaisir encore ailleurs…
Dans le style…

Tom excelle dans son écriture. Un style très particulier, addictif, fluide, un sens littéraire de toute beauté, avec des descriptions incroyables.
Beaucoup d’émotions dans certaines scènes. J’avais l’impression d’être devant mon écran, scotché à un film !
J’imagine assez difficilement le travail de recherche réalisé par Tom, tant l’intrigue est érudite, sans superflu, avec un sujet nouveau, original et très bien ficelé.

Je vous fait grâce des personnages, tous aussi intéressants les uns que les autres. Avec des personnalités qui sont incroyablement fines et justes.

Je ne peux malheureusement vous en dire plus, sans trahir la plume de l’auteur, mais… Pfff… Quel roman !
Inimaginable. Il faut le lire pour y croire…

2020 démarre sur les chapeaux de roues !!!

Merci Tom, pour ton récit qui m’a donné un énorme plaisir à la lecture !
Merci aussi, à la confiance que tu m’as accordée pour la réalisation de ta couverture.

 

Extrait :
« Je vous remercie du fond du cœur, ou de ce qu’il en reste, pour la bienveillance que vous avez eu pour moi lorsque j’étais enfant, et pour la compréhension dont vous avez fait preuve. Merci, Julie, d’avoir compris que je n’étais qu’un enfant… pas un monstre. Merci de vous être battue pour faire la lumière sur ce qui a fait de moi ce que je suis devenu… Merci pour cet amour que vous m’avez donné, indirectement. Je me rappellerai toujours vos larmes lorsque vous êtes venue me voir alors que j’étais encore enfermé dans cet hôpital sinistre. »

 

 

 

Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né au Canada le 19 octobre 1973.
Il commence à lire avec Edgar Allan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…
Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer.

« Je pense que le Thriller est le maître de tous les genres littéraires. Il permet de jouer avec les sensations et les émotions du lecteur comme aucun autre genre le peut. Il y a dans le thriller cette possibilité de créer l’intensité, et de la pousser à son paroxysme. Et l’on dispose d’une infinité de moyens pour y parvenir. »