Émotion, Drame

Le jour où

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Le jour où
Amelie Antoine
Broché – 3 septembre 2020
Éditeur : XO Éditions

Printemps 2019, un cimetière parisien.
Rebecca a pris l’habitude de venir fleurir des tombes à l’abandon.
Benjamin, lui, vient assister à l’enterrement d’un inconnu.
Quand le hasard les met sur la route l’un de l’autre, le rapprochement se fait avec douceur et prudence, chacun prisonnier de sa propre souffrance.
Les secrets du passé sont parfois lourds à dévoiler, et ceux de Rebecca font osciller Benjamin entre amour fou et inquiétude sourde.
Et comment séduire une femme alors que l’on porte en soi une lourde culpabilité ?

Ces deux écorchés vifs vont pourtant apprendre à s’apprivoiser, à baisser les armes, laissant de côté l’ombre pour la lumière…

Un roman bouleversant, une plume hypnotisante

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Bonjour à toutes et à tous.

“Le jour où” est un roman à la fois triste et tendre, une histoire de peines, d’amours, de déceptions et d’espoirs…
Un roman qui aborde un sujet douloureux… Une histoire de la vie !

Quelle superbe lecture !
Amélie Antoine par sa plume, avec énormément de sensibilité, m’a mené dans les profondeurs de l’âme humaine. Sa délicatesse m’a touchée directement au cœur. Un roman que je n’ai pas pu lâcher, j’ai eu l’impression de le vivre… il y a certains romans qui me font cela. Ils me touchent au plus profond de mon être… Mais, celui-ci a en plus, la particularité d’avoir certaines résonances par rapport à mon propre vécu.

Je voudrais tellement pouvoir vous en dire plus, afin que vous alliez très vite chez votre libraire…

Comment vous amener à Amélie ?

Vous dire que je suis complètement bouleversé par cette histoire.
Qu’il m’a fallu pour la première fois, quelques jours avant d’écrire mon “Ressenti” !
Que c’est encore tout ému par son récit que je vous livre ces quelques mots.
De la même façon, je n’ai pu enchaîner aucune lecture depuis, comme j’ai pourtant l’habitude de le faire…
Alors, j’ai relu, et “re-relu“, comme ça, au hasard plusieurs chapitres !
J’en ai eu besoin. Le besoin de rester encore quelques heures avec Benjamin, avec Rebecca !

56 chapitres envoutants qui commencent et finissent le 7 mars, jours de mon anniversaire…

L’écriture bienveillante d’Amélie donne un réalisme tellement troublant à son récit que je me le suis complètement approprié. J’étais à la fois Benjamin et Rebecca. Deux écorchés de l’existence, deux êtres en souffrance qui ne s’imaginent pas pouvoir renaître de leurs cendres. Plusieurs fois les larmes me sont montées aux yeux.

Amélie alterne son récit entre le passé et le présent, chaque chapitre est rythmé autour d’un “le jour où” ou d’un “le jour d’après”.
Mais “le jour où” quoi ?
Et “le jour d’après” quoi ?

Le vécu de Benjamin est dur, très dur à accepter, et la culpabilité va très vite l’empêcher de vivre sa vie, son quotidien.
Rebecca, elle, a vécu et vit l’innommable, le pire que l’on puisse imaginer… Ils se rencontreront dans un lieu inattendu et pourtant très significatif, un cimetière parisien. Dans ce contexte très sombre et moralement éprouvant, ces deux êtres ayant perdu “leur vie” vont se porter l’un l’autre, afin d’essayer de revenir parmi “les vivants”.

Une lecture saisissante…
Ce livre ne pourra que vous toucher, car malgré tout ce que vivront nos héros, il y a toujours une petite lueur au bout, tout au bout du tunnel, à laquelle s’accrocher…

Je ne peux que vous recommander vivement, ce magnifique roman !

Gros, gros coup de cœur…
(et ce, malgré le fait que Louis disparaisse soudainement du roman…)

Un Grand Merci Amélie…

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Extraits :

« On devrait toujours faire les choses au moment où l’on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus tard. Parce qu’on ne sait jamais s’il y aura un « plus tard », en réalité. Et il suffit d’un minuscule grain de sable pour que le « plus tard » se transforme en « trop tard », pour que l’espoir se métamorphose en regrets. La pire erreur que l’on puisse faire, dans la vie, c’est d’être raisonnable. De temporiser, de douter, d’attendre. Au lieu de se contenter de vivre. »

…/…

« Depuis l’accident, Benjamin se reconnaît de moins en moins. C’est comme si tout le terrorisait. Jour après jour, il a l’étrange sentiment que son espace se réduit comme peau de chagrin : il ne se sent à peu près bien que chez lui, comme si son appartement était le seul endroit où il soit à l’abri. À l’abri de quoi ? Il ne saurait pas vraiment le dire. D’une énième crise d’angoisse, sans doute. Chaque fois qu’il doit sortir, pour aller faire quelques courses par exemple, il a cette sensation de poids qui lui comprime la cage thoracique, qui lui noue l’estomac. Cette impression qu’un danger est imminent, qu’une catastrophe va se produire, là, juste devant ses yeux, et qui ne pourra rien faire pour l’éviter. »

 

 

Amélie Antoine est née en 1984, ce qui en fait encore d’elle, d’après son éditeur, une « jeune trentenaire ». Elle vit à Lille avec sa famille.

Après un récit autobiographique, Combien de temps, publié en 2011, elle se lance dans la fiction et publie en mars 2015 son premier roman Fidèle au poste. Ce texte connaît très vite un vif succès, et parvient à séduire plus de 25 000 lecteurs en autoédition, avant d’être repéré par les éditions Michel Lafon et de sortir en librairie en mars 2016, puis dans les pays anglophones en août 2016. Depuis, ce sont plus de 250 000 lecteurs qui ont été conquis par ce thriller psychologique ! Une adaptation au cinéma est en cours de réalisation.

Son deuxième roman, Au nom de quoi, sort en 2016. Par obligation éditoriale, il est dans un premier temps publié sous le pseudonyme de Dorian Meune. Ce texte revient, par le biais de la fiction, sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan.

Sorti en 2017 en librairie, son troisième roman, Quand on n’a que l’humour…, retrace la carrière d’un humoriste au sommet de la gloire, un homme brisé qui cherche à tout prix à renouer avec son fils duquel il s’est éloigné au fil des années.

En novembre 2017, c’est un projet atypique de deux romans noirs qu’elle publie avec Solène Bakowski : Avec elle / Sans elle.

“Raisons obscures” (2019) est son sixième roman, il est publié chez XO éditions.

son site : http://www.amelie-antoine.com
page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/

Noir, Polar, Thriller psychologique

Si je serais grande

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Angélina Delcroix
Broché – 21 mars 2019
Éditeur : Nouvelles Plumes

Le nouveau roman d’Angélina DELCROIX, la révélation du thriller français !

2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?

2016. Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable…

 

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2006, Charlie, 6 ans, disparaît.
Sa petite voisine, Manon, disparaît aussi le même jour sans laisser de trace.
Deux familles détruites.

Dix ans plus tard, un charnier est découvert. Se sont des corps d’enfants…

Wahou ! Quel roman…

“Si je serais grande” est la suite de “Ne la réveillez pas”.
Je vous recommande de lire les livres d’Angélina dans l’ordre de parution pour la psychologie et les personnalités de chacun des personnages.

Sujet difficile.
Quand on touche aux enfants dans les romans, j’ai tendance à me recroqueviller, je suis moins à l’aise… Je ne veux pas imaginer ce qu’ils peuvent subir.
Alors, je ne peux pas parler de plaisir de lecture, mais c’est diablement bien écrit.
Angélina a su me toucher pas son écriture qui est vraiment très belle, en douceur et en émotion.
J’ai trouvé incroyable sa capacité d’écrire avec la vision et le ressenti d’une enfant de six ans. D’ailleurs dans la construction de son roman, l’alternance des voix est très importante. Elle créée le rythme du récit, en utilisant par ailleurs une écriture nette, précise dans des chapitres très courts.

Véritable page-turner.
Attention âmes sensibles, ce roman est destiné aux lecteurs avertis.
Violences envers des enfants, kidnappings, humiliations, manipulations, rites sataniques, menaces, privations dès le plus jeune âge des victimes… Un monde où la violence n’a plus de limite.
Dans une actualité qui nous en apporte régulièrement la preuve, ce roman, m’a fait froid dans le dos.
C’est brut, c’est dur. C’est… vrai !

Du début à la fin, Angélina joue au chat et à la souris avec nous, lecteurs.
Elle distille ses informations au compte-gouttes. Juste ce qu’il faut, quand il le faut, elle transporte le lecteur dans des chapitres bien sombres, et elle appuie là où ça fait mal.

Avec “Si je serais grande”, Angélina Delcroix démontre pour moi, qu’elle fait partie des grands auteurs français à suivre…

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Extrait :

« Ma maman est là, près de moi, son regard est inquiet et plein d’amour. Mais j’en fais quoi de cet amour ? Personne ne m’a jamais appris. Je ne sais pas faire. Je suis habituée à autre chose. Mes doigts viennent agripper les bandages sur mes poignets pour tenter de les arracher. Maman m’en empêche.
– Non, Charlie ! Je t’en supplie, arrête !
C’est plus fort que moi, une force me pousse, je ne me contrôle plus. Je laboure les bandages comme un chien creuserait pour trouver un os. Au passage je me griffe la peau autour. Maman crie. Je l’entends, mais de loin. Je suis partie dans mon monde. Le seul que je connaisse. Celui de la souffrance. »

 

 

Angelina Delcroix est née en 1978, à Luçon. Elle envisage de faire l’École de Gendarmerie pour travailler dans la police scientifique, mais après une Licence de Génétique et des études en Psychothérapie, elle exerce comme psycho-praticienne en Vendée et consacre son temps libre à sa passion, l’écriture. Forte de ses diplômes, elle choisit le genre thriller psychologique, gardant toujours à l’idée la préparation d’un diplôme en Criminologie.

Un premier roman, “Ne la réveillez pas” paraît en 2017 aux Éditions Nouvelles Plumes, dans lequel l’auteure crée le personnage de Joy Morel, adjudante, suivi par “Si je serai grande” en 2018, deux romans qui rencontrent le succès. En 2019, sort son 3ème roman, “Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort”.

Angelina Delcroix se consacre désormais entièrement à l’écriture.

Historique, Roman

La forêt des violons

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Philippe Lemaire
Broché – 10 septembre 2020
Éditeur : Éditions De Borée

Février 1917, St Petersbourg. La famille Malinovski vit richement de ses plantations de thé et de sa fabrique de samovars, indifférente aux événements qui agitent la capitale. Mais bientôt, la Révolution s’intensifie, et ils n’ont d’autre choix que la fuite. Après un long et dangereux voyage, ils atteignent enfin Nice : la famille est réunie, mais ruinée. Ensemble, ils vont pourtant s’inventer un nouveau destin. Kostia, le fils cadet, trouve un poste de livreur dans une fabrique de chocolat, où il rencontrera Marie-José… Quant à Elena, sa soeur, c’est une nouvelle fois sa passion pour le violon qui la sauvera…

 

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Je découvre la plume de Philippe Lemaire avec “La forêt des violons”.
Le style et le ton tantôt direct, tantôt imagé conviennent parfaitement à ce type de récit.
Me voilà en 1917, en pleine révolution russe avec la famille Malinovski.

L’histoire que nous conte Philippe est passionnante. La famille Malinovski, Adélaïde et Nikolaï, est une famille bourgeoise. Grande et belle maison, une usine qui fabrique des samovars à plein temps, des plantations qui produisent des feuilles de thés renommées dans toute la Russie et leurs deux enfants, Elena, virtuose au violon, Kostia qui veux s’engager dans l’armée. Une famille aisée et heureuse en apparence. Mais très vite, on se rendra compte que leur vie n’est pas si heureuse que ça…

Le roman est construit comme un dyptique.

Une première partie, la plus longue, nous raconte les affres de la révolution de 1917, la montée des bolcheviks, dont Lénine est le principal dirigeant, prenant violement le pouvoir en Russie, le Tsar déchu, les grèves dans les usines, des meurtres pour un oui, pour un non, la neige constamment tachée de sang…
Ne tenant plus et pour éviter au mieux la ruine, la famille Malinovski décide de quitter le pays. Commence alors une longue pérégrination à travers des contrées peu accueillantes gelées et enneigées. Leur route sera régulièrement semée d’embuches et d’étonnantes rencontres…

La seconde partie se veut plus calme, quoi que psychologiquement très dure à vivre pour les Malinovski qui se retrouvent en tant qu’émigrés dans la ville de Nice. Ils feront tout leur possible pour récupérer argent et statut social… J’ai malheureusement trouvé cette partie beaucoup trop courte, créant une sorte de déséquilibre au récit. Elle aurait méritée plus de pages à mon goût pour aller plus loin dans le développement final, à moins qu’une suite ne soit prévue !

Les passages qui évoquent la belle Elena et sa passion pour le violon sont superbes. Ce sont des instants entre parenthèses qui sont vécus dans un monde en plein chaos. On sent le bouillonnement qu’elle ressent lorsqu’elle tient son instrument entre ses mains.

L’écriture de Philippe est admirable et complètement adaptée à la période historique.

N’oublions pas les “seconds” personnages, développés au fur et à mesure du récit qui sont délicieux ou repoussants, Gradov, Kroutkine, Ephraïm, Sacha, Marie-José, pour ne citer qu’eux…

“La forêt des violons” est un roman très agréable, il m’a permis de m’évader dans un autre lieu, un autre temps…

Je le conseille à tous les amateurs du genre.

Un grand, très grand merci à Virginie Bourgeon des Éditions de Borée…

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Extraits :

« – Les cosaques, ils arrivent !
L’air sentait l’émeute et le crottin de cheval. Des silhouettes de cavaliers apparurent dans toutes les rues qui débouchaient sur la place. Kostia connaissait trop bien ce genre de manœuvre. Les cosaques bouchaient les issues avant de charger. Il n’en restait qu’une, la gare. Une vibration intense parcourut la foule. Mais personne n’osait encore bouger. Tout sembla figé dans un laps de temps interminable. Puis, soudain, une femme se mit à courir vers l’entrée de la gare. Elle trébucha et s’étala de tout son long dans la neige gelée. Elle se mettait à genoux quand un homme qui courait aussi la bouscula. Puis un autre. Un vent de panique s’était emparé des gens. La femme hurla. On la piétinait. Elle était trop loin pour que Kostia puisse lui porter secours. Elle tentait de se protéger la tête des coups de botte. La place fut bientôt vide. Il n’y eut plus, près de Kostia, qu’un marchand ambulant qui refermait et son éventaire. Il n’avait plus rien à vendre, mais il était resté pour voir ce qui allait se passer. Il recracha les graines de tournesols qu’il était en train de mastiquer, puis, désignant du menton les dernières personnes qui entraient dans la gare, il dit en s’adressant à Kostia :
– Ah ! Ils me font marrer avec leur révolution. Ce n’est pas en montrant leur cul au cosaques qu’ils vont gagner… Enfin, ce n’est jamais très agréable de prendre un coup de sabre dans le bide. Mais si les cosaques avaient voulu charger, ils l’auraient fait depuis longtemps. »

…/…

« Le silence s’éternisait. Un silence dense comme du plomb qui enferme chacun dans ses pensées. La petite fille aux yeux noirs s’était endormie contre sa mère qui lui caressait les cheveux. Même Adélaïde Ivanovna, qui n’avait jamais aimé les juifs, était ému. Kostia se releva pour remettre une bûche dans le feu, soulevant une gerbe d’étincelles. »

 

 

Philippe Lemaire a longtemps été journaliste, présentateur du journal télévisé de France 3 Rhône-Alpes Auvergne.

Auteur de chansons et réalisateur de films documentaires, il se fait remarquer dès son premier livre « Les Vendanges de Lison » (2003).

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Il a notamment publié « La Mélancolie du renard » (2015), son son neuvième roman, « L’Enfant des silences » (2013) et « Rue de la côte-chaude » (2011). Il prouve une fois de plus son talent dans « La Forêt des violons », son seizième roman.

Ardennais, Il vit en Rhône-Alpes depuis de longues années.

Les racines de Philippe Lemaire, justement, ce sont les Ardennes. « Quand je reviens à Saint-Laurent, je ressens les choses différemment, je me sens heureux, simplement. C’est difficile à expliquer, c’est un peu comme si j’avais les ombres de mes grands-parents à mes côtés. »
Le cheval de bataille de l’écrivain, c’est aussi d’essayer de convaincre que la lecture, c’est indispensable. « Lire, c’est fondamental, explique-t-il. Cela permet de s’évader, de réfléchir, de structurer sa vie. »
Philippe Lemaire s’est mis à la lecture lorsqu’il avait six ans. « Ma grand-mère lisait des romans photos, ça a été mon premier vrai contact avec les livres. Et puis j’ai rencontré un professeur de Français en quatrième, qui écrivait des pièces de théâtre, et les choses se sont enchaînées. »
L’auteur ardennais met aussi, et surtout, de sa vie dans ses romans. « L’écriture traduit une émotion. Si j’angoisse, le lecteur s’en rendra compte. Si je suis tendu, heureux, cela se verra. Toute ma vie j’ai écris, je serais incapable de m’arrêter. Je pourrais même écrire s’il le fallait des modes d’emploi. C’est mon métier, c’est comme si j’étais artisan ou même employé, c’est comme ça. »
Et Philippe Lemaire a choisi son style. « J’écris des romans aux personnages simples. Je n’aime pas ls romans ”coffre-fort” où les lecteurs doivent chercher des combinaisons compliquées  », précise-t-il.

Thriller psychologique

La peine du bourreau

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Estelle Tharreau
Broché – 1 octobre 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451. Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale. Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls. Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions. Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy. Quatre heures pour jouer le sort d’un homme. Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

 

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« La peine du bourreau », est le cinquième roman d’Estelle Tharreau.
C’est une découverte pour moi, et je dirai même, une très belle découverte !

Pas le temps de m’ennuyer. Dès les premières lignes, Estelle m’a emmené dans l’univers carcéral américain.
Je m’y suis vraiment cru…

À minuit, Ed condamné numéro 0451 sera exécuté.
Le récit commence à 19h00…
Quatre heures de lecture en compagnie du condamné numéro 0451.
Tout est superbement documenté. Le couloir de la mort, la violence, les odeurs, un racisme latent qui plane constamment entre chaque ligne.
Le tout, avec énormément de psychologie, et de tristesse aussi je dois dire. Pas facile de rester serein en arrivant à la dernière ligne du roman.
Je suis passé pas tout un tas d’émotions.
Wahou !
C’est énorme…

Comment et pourquoi Ed, ancien bourreau, se donne le droit de faire justice en se “débarrassant” de quelques hors-la-loi, et toujours sans regret aucun.
Voilà le récit incroyable que j’ai eu entre les mains…
Je ne peux en dire plus, sans vous dévoiler la quête psychologique entreprise par Estelle.

J’ai pris ce roman comme une confession.
Celle d’un bourreau, d’un homme juste torturé par toutes les malveillances qui sévissent aux États-Unis, alors que lui n’a plus rien à perdre.

« La peine du bourreau » est un livre très profond et puissant, mais c’est surtout le rythme donné au récit qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.
À aucun moment je n’ai eu envie, ni pu m’arrêter.
Que de rebondissements jusqu’au twist final que je n’ai pas vu venir du tout.

Quatre heures, c’est le temps qu’il m’a fallu pour arriver à la fin du récit !
Quatre heures de lecture pour quatre heures à vivre…

Bravo et merci Estelle !
Je sais ce qui me reste à faire… Ce sont encore les étagères de ma bibliothèque qui vont en baver !!!

Une nouvelle fois un grand merci à Joël, des Éditions Taurnada, qui me permet de découvrir de véritables pépites littéraires à chaque fois !

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Extrait :

« Tout ce que je savais, c’est qu’on allait exécuter le violeur est le meurtrier d’une gamine blanche de 11 ans. C’était un noir. Le fils d’un ouvrier agricole du comté de Lee, Mississippi. On m’a formé rapidement. On m’a montré la chaise électrique. Elle ressemblait à ces grands trônes en bois du Moyen Âge. On m’a expliqué comment ça fonctionnait et comment ça se déroulait. Tous les petits trucs pour ne pas être emmerdé et pour que ça ce passe proprement. En principe, j’aurais dû être dans l’équipe qui sangle le condamné, mais comme je comprenais vite et que j’étais particulièrement motivé, le gardien-chef m’a proposé d’envoyer le jus moi-même pour mon baptême de feu. Je n’ai pas hésité une seconde. J’ai dit oui. »

 

 

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire.

Polar, Thriller psychologique

Déviation nord

Thierry Berlanda
Broché – 3 septembre 2020
Éditeur : de Borée

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Le soir de Noël, Milton Walsh, un chirurgien respecté, son épouse Agathe, une jeune anesthésiste, et leur fille Lola, s’engagent sur les routes enneigées pour aller fêter le réveillon avec leur famille : ils ne parviendront jamais à destination ! Lehmann, un adjudant-chef proche de la retraite et loin des procédures, et Emilie Casanave, une jeune adjointe brillante, dotée d’un sixième sens incroyable mais dénuée de second degré, vont tout faire pour les retrouver…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Une fois encore, Thierry Berlanda est arrivé à se jouer de ses lecteurs !
Il distille par-ci par-là des détails, des idées qui finalement ne sont que des fausses-pistes. J’adore !!!
Le lecteur n’a qu’à bien se tenir… Un seul moment d’inattention et c’est la sortie de route. Vous êtes prévenu !
Je me suis laissé complètement prendre aux pièges de ce polar.

24 décembre. 18h30. Les routes enneigées. À bord de leur Range Rover, Milton et Agathe Walsh s’apprête à rejoindre leurs proches pour fêter Noël.
À l’arrière du véhicule, la petite Lola s’est endormie avec son chien.
Toutes les routes sont enneigées. Au bout de quelques kilomètres, la route est coupée suite à un camion qui s’est renversé un peu plus loin.
Le plus sage serait de faire demi-tour. Mais les Walsh décident de prendre un autre itinéraire. La déviation nord.
Ils n’arriveront jamais à destination…

Thierry nous a concocté un véritable thriller à lire bien au chaud sous la couette, tellement l’ambiance anxiogène de son roman est glauque et glaciale.
Aucun temps morts. L’écriture est fluide et tout se déroule très très vite. J’ai suivi pas à pas l’enquête menée par les gendarmes Lhemann et Casanave qui forment un drôle de duo, et vont se lancer à corps perdus dans la recherche de la vérité… À la poursuite du coupable. Mais qui peut-il bien être ? Pourquoi s’en prendre à cette famille ?
L’adjudant-chef Lhemann est proche de la retraite alors qu’Émilie Casenave, jeune adjointe, n’a peur de rien, elle est dotée d’un sixième sens mais totalement dénué de second degré !
Certaines répliques d’Émilie sont vraiment à mourir de rire. Elles m’ont permis de souffler un peu et de sortir de l’immersion totale “ambiance tempête de neige qui fait rage, alors que nos héros sont poursuivis par un camion qui ne veut pas les lâcher”… Les personnages sont tous très attachants, mais j’espère que j’aurai l’occasion de retrouver Émilie dans un prochain roman, son personnage est vraiment très intéressant… Où trouve-t-elle autant de force et de courage ?

Je me suis régulièrement mis à la place des Walsh… qui vivent un véritable enfer !
Toute leur vie va basculer en quelques instants !

Un vrai coup de cœur !
Une histoire digne des plus grands…
Je vous conseille vivement de lire ce roman qui risque de vous tenir éveillé un bon moment !

Un grand merci au Éditions de Borée…

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Extrait :

« C’est moche, tout ça. Ce monde pourri. On parle souvent, Agathe et moi… je lui dis toujours que les affreux sont en train de gagner la partie, et d’abord parce que maintenant c’est eux qui écrivent les règles du jeu… – Qu’est-ce qu’elle vous répond ? – Que chacun fasse le mieux possible ce qu’il sait faire, à la place où il est ! C’est ainsi que le monde guérira ! Nouvelle interruption de Maud, que l’émotion écrase. – C’est vraiment une chic fille, vous ne trouvez pas ? – C’est ce que tout le monde dit. Et Milton ? Maud s’essuie les yeux et se se mouche dans une serviette en papier posé sur la table, sous le regard abattu des quelques autres personnels en pause. – Je ne le connais pas. Enfin, sauf de réputation. Milton Walsh est LE boss. »

 

 

Thierry Berlanda est écrivain et philosophe. Il est l’auteur de vingt romans. Après Naija (2017) et Jurong Island (2018), Cerro Rico (juin 2019) clôt sa trilogie de techno-thrillers (Éditions du Rocher). Ses autres romans récents sont L’Affaire Creutzwald (2018), un roman noir, et L’Orme aux Loups (2017), un suspense médiéval, parus aux Éditions De Borée. L’Insigne du Boiteux, un thriller pur jus, est ressorti en poche chez le même éditeur en 2019. Pour septembre 2020 sont annoncés la version poche de L’Affaire Creutzwald et un nouveau thriller en grand format, DÉVIATION NORD, dans la collection Marge Noire des Éditions De Borée.

Polar, Thriller psychologique

Les nouveaux Prophètes

Åsa Larsson
Poche – 26 février 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

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Dans la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, Viktor Strandgård, celui que l’on surnomme « le pèlerin du paradis » pour avoir miraculeusement survécu à un grave accident, est retrouvé mort dans le temple de cristal, où il officiait. Qui a pu assassiner, aussi sauvagement et avec un tel acharnement, cet éminent membre de l’Église de la Force originelle ? Sollicitée par son amie d’enfance, Sanna, la sœur de la victime, Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste à Stockholm, va mener l’enquête. Menacée par les disciples de la communauté, la jeune femme se met rapidement en danger…
Avec cette première enquête de Rebecka Martinsson, la star du polar scandinave fait preuve d’une remarquable maîtrise du genre et d’un grand sens de l’intrigue policière.

PRIX DU PREMIER ROMAN POLICIER SUÉDOIS.

 

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Qui n’a jamais lu de Polar Suédois ?
Je dois avouer que je suis assez fan… Les ambiances bien sombres, peu d’actions, beaucoup de psychologie, des décors incroyables, la neige, le froid, un sentiment de solitude…

“Les nouveaux Prophètes” est le premier roman de Åsa, paru initialement sous le titre “horreur boréale” en 2006.

Dans la ville de Kiruna, le pasteur Viktor Strandgard, surnommé « le pèlerin du paradis » suite a une révélation divine après un accident grave, se consacre depuis à Dieu, dans une Église réunifiée, l’Église de la Force Originelle.

Un meurtre horrible est perpétré dans le Temple de Cristal. Viktor Strandgard est retrouvé, par sa sœur Sanna, le corps allongé au milieu de l’allée, éventré et sauvagement mutilé. Pour ne pas être accusée, Sanna contacte Rebecka Martinsson une avocate fiscale qu’elle connait. Plus jeune Rebecka vivait dans la ville de Kiruna aussi. Elle connait le lieu du décès, la victime, mais surtout elle connait le pourvoir de l’église qu’elle a fuie des années plus tôt.

J’ai toujours aimé les romans ou les films parlant d’histoires de religions et de sectes.
Avec ce roman j’ai été comblé !
C’est la religion qui rythme les vies de cette communauté, les dirige et surtout les brime…
Un voile plane au-dessus de tous les habitants qui doivent obéir à quatre prophètes, à la tête de la Force Originelle, qui tissent petit à petit une sorte de toile où tous les habitants s’engluent sans le savoir…

Au niveau des personnages, il y a un bon travail de recherche de la part de l’auteur, et ce, dès le début de l’intrigue.
Le récit met en avant deux personnalités contradictoires : Rebecka, qui a refusé de se soumettre. Elle a pris ses distances avec la communauté et son église, et est partie vivre à Stockholm dans un grand cabinet d’avocats et Sanna qui n’a jamais quitté sa communauté, qui est effacée, complètement soumise…

Un roman prenant et intéressant sur les dérives des Églises en Suède.
Ce roman est le premier opus, pour moi ce ne sera pas le dernier !

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Extrait :

« Comment te sens-tu ? lui demanda Maria.
– Je préfère ne pas me poser la question. »
Rebecka secoua la tête et tourna les yeux vers la fenêtre pour éviter de croiser le regard inquet de Maria. Elle se mordait l’intérieur des lèvres avec fureur. La pluie s’était arrêtée. « Tu sais, ma chérie, tu n’es pas toujours obligée d’être si forte, lui dit doucement Maria. Quelquefois, toi aussi tu as le droit de lâcher prise et de crier un bon coup. »
Rebecka croisa les doigts autour de son genou.
Lâcher prise, songea-t-elle. Et qu’est-ce qu’on fait si on s’aperçoit ensuite qu’on ne s’arrête plus de tomber ? Et qu’on ne peut plus s’arrêter de crier, non plus ? On ce retrouve à cinquante ans, bourrée de médicaments, enfermée dans un hôpital psychiatrique. Avec ce cri incessant dans la tête. »

 

 

Åsa Larsson compte des millions de lecteurs à travers le monde. Bien que née à Uppsala, elle grandit à Kiruna en Laponie suédoise. Elle fait des études de droit à l’Université d’Uppsala. Avant de devenir écrivain à plein temps, elle est une avocate fiscaliste, une profession qu’elle partage avec l’héroïne de ses romans policiers, Rebecka Martinsson. Son premier roman, Horreur boréale (Solstorm), publié en 2003, est traduit en plusieurs langues et est adapté au cinéma en 2007 par Leif Lindblom (sv). L’année suivante paraît son deuxième roman, Le Sang versé (Det spillts blod som), remporte le prix du meilleur roman policier suédois, tout comme pour le roman Till offer åt Molok en 2012. Sa série consacrée à Rebecka Martinsson est traduite dans 30 pays.

Elle a également écrit des scénarios pour le feuilleton télévisé suédois Vita lögner.

Polar, Thriller

Arcanes Médicis

Samuel Delage
Broché – 13 septembre 2018
Éditeur : Éditions De Borée

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Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l’art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents. Dans ce huis-clos où chacun est un suspect potentiel, un jeu psychologique s’instaure avec le tueur qui, traqué et menacé, se révèle retors et particulièrement manipulateur. Les tensions montent. Le directeur ne peut se permettre de perturber le bon fonctionnement de l’institution et fait venir de Paris l’expert en art Yvan Sauvage qu’il charge de finaliser l’organisation d’une exposition dont le vernissage est imminent. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves, qui y effectue des recherches historiques. Un bras de fer s’engage alors avec le commissaire. Marion Evans se trouve en effet impliquée dans cette affaire bien au-delà de ce qu’elle-même imagine…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

À la Villa Medicis, sanctuaire de l’Art à Rome, c’est la panique. Un cadavre énucléé a été retrouvé dans l’une des fontaines des jardins. Ce meurtre tombe d’autant plus mal que la villa s’apprête, pour célébrer ses 300 ans, à faire une exposition.
Le directeur des lieux, Boris Peyron, est dépassé par tout ça, d’autant plus que le défunt est son fils. Il ne fait aucun doute que le meurtrier est l’un des résidents. Le directeur fait appel à Yvan Sauvage pour l’aider à organiser l’exposition. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves. Pas facile du tout d’organiser un quelconque évènement là, où chacun demeure un potentiel suspect…

Le suspens est là, dès les premières pages… L’enquête démarre doucement mais une fois lancée les événements s’enchaînent. En fonctionnant ainsi Samuel nous laisse nous poser les bonnes questions à la fois sur les lieux et sur les personnages. Au point que pendant un moment l’enquête est devenue presque secondaire. Les superbes descriptions du décor de la villa mythique de Rome m’ont complètement emporté.

La plume très fluide de Samuel a vraiment mis en avant l’ambiance, l’atmosphère et les personnages auxquels je me suis très vite attaché. J’avais l’impression d’y être !
La Villa Médicis en devient même un personnage à part entière.
Durant tout le roman la pression monte petit à petit pour aboutir à un point de tension où tout va s’accélérer en très peu de temps. Mais le tueur continue à jouer, bouleversant toutes les certitudes.

J’ai bien aimé le côté “enquête dans l’enquête”, avec tous ces petits détails mis bout à bout…
L’écriture de Samuel est très agréable, elle m’a fait passé un agréable moment de lecture, malgré un rythme assez lent du récit !

Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur « Arcanes Medicis ».
Samuel Delage est un auteur à suivre…

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Extrait :

« L’aube ne s’est pas encore levée dans les jardins de la villa Médicis. Des quartiers de Rome qui s’étendent au pied de la colline du Pincio monte une rumeur lointaine, un sourd ressac absorbé par les frondaisons du parc. Dans l’aile réservée aux artistes, une silhouette vient de tourner le loquet de la porte de sa résidence et s’éloigne. L’occupant de l’atelier numéro 5 a ses habitudes. Il travaille chaque nuit jusqu’à cette heure indécise qui précède le lever du jour, puis sort marcher un moment pour dissiper sa fatigue. Il prend toujours la même allée, celle qui mène au belvédère. »

 

 

Né en 1978 à Angers, Samuel Delage est scénariste et auteur de romans à suspense. Il est également chroniqueur livres sur France 3 et a créé le site Internet Les Petits Mots des Libraires. Code Salamandre est le premier opus d’une série romanesque avec deux personnages récurrents – Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, et Marion Evans, historienne de l’art – que l’on retrouve dans Cabale Pyramidion (Albin Michel 2015) et Arcanes Medicis (de Borée 2018).

Roman, Témoignage

Le monde des fous est infini

Poli Gyronnase
Broché – 20 novembre 2019
Éditeur : Librinova

Pourquoi Poli, un Policier Bouches-Villois, entré très jeune dans cette institution, avec de grandes convictions et de fortes motivations, a-t-il démissionné au bout de 18 ans de bons et loyaux services ?
Comment a-t-il pu être aussi déçu de la Police nationale et de la société civile ? Pourquoi décidera-t-il de commettre l’irréparable en entraînant sa femme Ornella dans le braquage de la Bourges-Bank à Gones-Ville ?
L’écriture de nouvelles l’a sûrement mené à découvrir l’impasse de vie dans laquelle il s’enfermait. Ses allers-retours entre l’humour et le tragique, le bien et le mal, l’ont manifestement conduit insidieusement dans la folie. Ses histoires vécues dénonçant l’ingratitude, l’irrationalité et l’absurdité de son métier de flic, ont finalisé son esprit de rébellion, et ont causé son passage à l’acte.
Accusera-t-il le coup face au comportement déjanté de son épouse Ornella ?
Eux qui rêvaient d’un cadre de vie rassurant, leurs pérégrinations les embarqueront dans le monde des fous… et celui-ci, se révélera bel et bien infini.

 

2020_064_Gyronnase Poli - Le monde des fous est infini.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Tout a commencé pendant une triste nuit, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva…

Oups !
Je me suis trompé d’Histoire !!!

Donc tout à commencé le 15 août 2020, Poli Gyronnase m’a contacté pour me proposer son roman “Le monde des fous est infini” et connaitre mon ressenti sur son livre.
Alors tout d’abord, merci Poli, pour ta confiance, mais surtout merci de m’avoir permis d’entrer dans “ton monde”

Je dois dire que le début du livre m’a un peu perdu… Mais j’ai compris très vite que j’étais le seul fautif… Je n’avais pas suffisamment porté attention au titre du roman, et j’étais passé complètement à côté de quelque chose.

J’ai donc stoppé ma lecture et suis allé à la recherche… d’un chapeau à grelots.
J’étais pourtant persuadé d’en avoir un dans le grenier mais impossible de le retrouver.
J’ai donc fait avec les moyens du bord !
J’ai utilisé une civette de carnaval que j’avais ramené d’un voyage à Venise.
J’ai repris ma lecture depuis le début… Et là, tout est devenu clair et limpide. Je n’étais tout simplement, pas du tout dans le bon état d’esprit quelques minutes plus tôt lors, de ma première tentative de lecture…
J’allais pouvoir me rattraper.

Je plonge dans le monde fou, qu’est devenue notre société.

Très vite, j’ai un premier choc.
Le choc de l’envers du décor…
J’ai beaucoup d’amis dans la Police. Ils ont beaux me dire, me raconter, me décrire, me le répéter, tous “les collègues” travaillent avec d’énormes difficultés. Régulièrement ils perdent leurs illusions, et c’est la lente descente psychologique. Ils ne sont jamais au bon endroit. Pris entre deux feux, sans aucun jeu de mots ce coup-ci !
Ils se font “allumer” quand ils n’en font pas assez. Mais dès qu’ils interviennent ils en font trop !!!

Pas facile dans ces conditions de défendre veuves et orphelins ainsi que tous les autres…

Poli a su admirablement, par le biais de “nouvelles” souvent très courtes, retranscrire son quotidien sous forme de tranches de vies autobiographiques mêlant humour et autodérision, pour accepter l’inacceptable et faire passer ses messages sur l’état lamentable des services de la police en France.

Après avoir passé 18 ans dans la police, Poli démissionne et entraîne sa femme Ornella dans un cambriolage, où celle-ci disjoncte complètement !!!
C’est la première partie. Le braquage.

Rythmé. Dur, très violent, mais je n’ai pu m’empêcher de sourire en imaginant les situations. J’ai donc suivi le parcours et l’incroyable histoire déjantée de Poli, en ayant hâte chaque fois, d’être au chapitre suivant.

Seconde partie. Sur la route.

Le ton est différent. On se pose plus de questions. Poli décrit son travail de policier, son quotidien… Vécu et roman se combinent à merveille.

Troisième partie. Le dénouement.

Il ne pouvait en être autrement. Je sais au combien le choix de tout arrêter n’est pas du tout facile. Le regard des autres, la famille, les amis, l’impression d’avoir loupé quelque chose, la perte petit à petit de nos illusions. Mais une vie sans pression constante n’a pas de prix.
Et pour terminer, une fin très bien ficelée, qui s’accorde parfaitement avec ce qui se dégage de l’ensemble du récit.

À lire absolument…
Mais… Surtout n’oubliez pas le chapeau et les grelots !

Un livre drôle, émouvant aussi et profondément humain…

Bravo l’artiste !!!

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Extrait :

« On sort enfin de cette cité pour regagner notre unité. Le lendemain les trois malfrats seront déférés devant le parquet, je ne connais pas la décision de justice les concernant. J’ai juste avisé mon groupe de ma volonté de ne plus jamais me rendre dans cette cité, ou bien, obligatoirement accompagné du GIPN et de l’armée. Les policiers ne sont pas tous le temps maître de leur espace-temps. Notre inconscient collectif nous trompe, les flics ne s’octroient pas le plaisir de pouvoir comme bon leur semble. Souvent, ils se battent pour que la loi soit simplement appliquée, au péril de leur vie. Ils s’activent tous les jours, sans forcément dominer les situations, et passent la plupart de leurs temps a tempérer… non pas à maîtriser ou à profiter. Ce jour-là, j’ai compris que nous n’étions plus dans un état de droit, j’ai perdu le peu de foi policière qui me restait. »

 

 

Poli GYRONNASE a 50 ans, il est marié et père de deux filles. Il a toujours démontré de l’enthousiasme et de l’humour avec ses collègues. Il en fallait d’ailleurs pour accepter l’envers du décor de la société civile et du monde policier, pendant 18 ans de service actif. Ne soupçonnant plus aucun avenir dans cette ingrate profession, sa démission coulait de source.
En se reconvertissant dans un univers plus feutré, plus calme et moins extraordinaire, celui de la banque-assurance, il peut assurer l’avenir de ses enfants, en toute sérénité. En réalité, Poli apprécie son nouveau métier d’assureur-conseiller-financier, mais il lui manque son côté fantasque. Ses écrits salvateurs ont réveillé en lui son sens de l’originalité et de l’abracadabrantesque. Il a pris goût à l’écriture au point d’en devenir addict. C’est au cours de cette nouvelle carrière de financier que Poli a tout compris. Il sait désormais une chose. « Il a perdu le sens de l’humour, depuis qu’il a le sens des affaires. Au fond, il n’a qu’un seul regret. Il ne fait pas ce qu’il aurait voulu faire. Il aurait aimé être un auteur, pour pouvoir inventer sa vie ». Poli GYRONNASE, ex flic reconverti dans la finance, aurait voulu être un artiste.

En 2019, Poli tombe par hasard sur le concours littéraire « les manuscrits oubliés ». Ce challenge lui permet de ressortir du tiroir l’ébauche de son livre « le monde des fous est infini », et de le finaliser. Il se lance dans la merveilleuse aventure de l’autopublication avec la maison d’auto édition Librinova.

Cercle littéraire

Château de l’Hermitage, 11 septembre 2020

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Hier soir Le Cercle Littéraire de Maffliers s’est retrouvé au château de l’Hermitage, suite à un incendie à celui de Maffliers il y a quelques semaines…

L’invité du soir, Guillaume Sire, s’est vu remettre par Corinne Tartare le prix annuel de Maffliers pour son roman “La longue flamme rouge” paru chez Calmann Lévy, avec la présence du président du jury, François Alquier (journaliste-animateur spécialisé dans la culture depuis 30 ans. Il est aussi connu pour son blog “Les chroniques de Mandor”).

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Comme d’habitude nous avons passé une soirée particulière et inoubliable…
Les morceaux choisis de Jean-Pierre Tartare, Vicky qui a suspendu le temps en lisant, que dis-je, en “vivant” en grec ancien une tirade des Troyennes, avec beaucoup d’échanges d’idées et de beaux moments de lectures, la gentillesse de Guillaume Sire pour son savoir, son royaume intérieur, pour Saravouth, ses explications, sa patience aussi car il a été soumis à rude épreuve.

 

Une soirée placée sous le signe des échanges bienveillants,
philosophiques et intemporels, et je vous passe tous les plats qui étaient vraiment délicieux… Tout ce que nous aimons dans notre Cercle !

 

« Ce n’est pas seulement pour y être moins seul que Saravouth ouvre ainsi à Dara les portes du Royaume, mais parce qu’un jour, en se demandant ce qu’il se passerait si tout à coup il perdait la mémoire, il en est venu à la conclusion que si le Royaume pouvait exister ailleurs que dans sa tête, s’il pouvait être partagé et transmis, cela le protégerait mieux que n’importe quel rempart. Si je l’oublie, elle pourra me le rendre. »

Guillaume Sire

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Avant la longue flamme rouge

Guillaume Sire
Broché – 2 janvier 2020
Éditeur : Calmann-Lévy

« Il essaye de courir en poussant sa famille devant lui, mais un hurlement ouvre le ciel et une mitraillette frappe des millions de coups de hache partout en même temps. Dans le Royaume, il y a des vrombissements lointains. »

1971 : le Cambodge est à feu et à sang. Saravouth a onze ans. Sa petite sœur Dara en a neuf. Leur mère enseigne la littérature au lycée français. Leur père travaille à la chambre d’agriculture. Dans Phnom Penh assiégée, le garçon s’est construit un pays imaginaire : le « Royaume Intérieur ».

Mais un jour, la guerre frappe à sa porte. Les fondations du Royaume vacillent. Séparé de ses parents et de sa sœur, réfugié dans la forêt sur les rives du Tonlé Sap, Saravouth devra survivre dans un pays en plein chaos, animé par une volonté farouche de retrouver sa famille.

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman restitue une épopée intérieure d’une rare puissance.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Un magnifique roman sur la guerre civile au Cambodge mais surtout un roman sur l’enfance de Saravouth…
Guillaume Sire raconte à sa façon, avec tendresse et intelligence un monde qui se perd et transforme les rêves en pires cauchemars.

Inspiré d’une histoire vraie, ce récit est très dur. C’est le récit d’une enfance meurtrie, d’un pays à l’agonie. D’un enfant qui par la force des choses deviendra “orphelin”, dans un paysage apocalyptique…

Nourri par les lectures de sa mère, Phusati, professeur de littérature, Saravouth, 11 ans, trouve son bonheur dans les livres, dans les histoires qui façonnent son imaginaire, son quotidien, au sein d’une famille aimante. Dans l’esprit du garçon, les personnages d’Homère vont côtoyer ceux de Peter Pan. Il embarque alors sa sœur Dara 9 ans, dans son monde fantastique où les deux enfants voyageront ainsi entre le réel et l’imaginaire.

1971, La guerre éclate, le Cambodge est à feu et à sang…
Sa mère, lui donnant le goût de la lecture, très vite, il se créé un royaume imaginaire : “Le Royaume Intérieur”, qui va lui donner la force de supporter son quotidien au milieu des atrocités de la guerre, “L’Empire extérieur”.
Les mots de René Char, l’auteur préféré sa mère, “Il faut trembler pour grandir”, vont résonner régulièrement dans son esprit.

Le périple que va alors vivre Saravouth, et qu’il devra affronter seul, est porté par l’auteur grâce à une écriture acérée mais délibérément poétique. Ce livre est un véritable Odyssée. On sent l’odeur de la violence et de la mort, de l’insondable folie humaine.

Ce livre est Beau. Ce livre est dur et puissant…
Écrit avec beaucoup d’humanité et de simplicité, il commence comme un rêve d’enfant, se poursuit dans un monde d’adultes sur la vision d’un pays déchiré, et s’achèvera au-delà des pages sur des blessures irréparables.

Livre à mettre entre toutes les mains et à consommer sans modération…

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Extraits :

« Ce n’est pas seulement pour y être moins seul que Saravouth ouvre ainsi à Dara les portes du Royaume, mais parce qu’un jour, en se demandant ce qu’il se passerait si tout à coup il perdait la mémoire, il en est venu à la conclusion que si le Royaume pouvait exister ailleurs que dans sa tête, s’il pouvait être partagé et transmis, cela le protégerait mieux que n’importe quel rempart. Si je l’oublie, elle pourra me le rendre. »

…/…

« Il était une fois, dans un château fort, une princesse enfermée dans la chambre du donjon, son père le roi n’est pas rentré des croisades…
Saravouth trouva la description du château insuffisante. Il décida de la compléter dans sa tête. En plus de l’église, du foin, des chevaux blancs et blonds, des tours en pierres polies, luisantes, des meurtrières et des douves vaseuses, il imagina un toit de verre semblable à celui du pavillon Napoléon-III, une esplanade gardée par des lions sculptés et un clocheton d’émeraude. À l’heure du dîner, le château était complet. Pour franchir les douves, où nageaient des requins et des gobies phosphorescents, il fallait passer un pont-levis en bois vermoulu. Pour compléter les tours crénelées, Saravouth avait ajouté des toits pointus, rouges et laqués. Et pour la princesse, une cheminée d’où s’exhalait un parfum de noisette. Le soir, il ne trouva pas le sommeil avant d’avoir ajouté encore plusieurs détails. Des canards morillons et des buffles dans la cour, des cerisiers, des nuages mousseux et vernissés, des chevaliers en armure, un boulanger et l’odeur du pain : les petits éclats tièdes, la farine envoûtante. Ça se mariait au parfum de noisette. »

 

 

Guillaume Sire est un auteur français, romancier, poète, né à Toulouse en 1985.
Il commence avec la poésie, et des prix remportés à l’Académie des jeux floraux pour L’amour est une impression (2005) et Nymphéas (2006).

Repéré par l’écrivain Denis Tillinac, il publie ensuite son premier roman, Les confessions d’un funambule, aux Éditions de la Table Ronde (janvier 2007). Puis d’autres romans remarqués, notamment Où la lumière s’effondre chez Plon (septembre 2016), Réelle aux éditions de L’Observatoire (septembre 2018) et Avant la longue flamme rouge chez Calmann-Lévy (janvier 2020).

Guillaume Sire tient un blog où il écrit régulièrement : Ce qu’il reste des brumes.

Philosophique, Polar historique

Vienne la nuit, sonne l’heure

Jean-Luc Bizien
Poche – 7 juin 2012
Éditeur : 10×18 – Grands détectives

Qu’est-ce que la violence ? Une question singulière à laquelle l’aliéniste Simon Bloomberg va chercher à répondre… pour son plus grand malheur. Au fil des jours, les troublantes confessions de ses patients révèlent leur part de cruauté la plus sombre. Dès lors, le praticien est plongé à son tour dans un tourbillon de fureur, au risque de se perdre lui-même au cœur des ténèbres.

Quand un psychiatre est pris dans l’engrenage de la violence.

 

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Comme je l’avais prévu, j’ai enchainé avec le 3ème tome de “La cour des miracles”…

J’ai eu moins de surprises avec le style de la narration très bien travaillé, qui m’a transporté automatiquement au XIXe siècle, les descriptions du Paris de l’époque sont toujours aussi réussies. Par contre l’évolution de la relation entre les personnages est très différente dans ce tome. On retrouve la jeune et belle Sarah et ses problèmes de cœur, Ulysse, le colosse aussi grand que gentil, qui sera lui la proie de ses démons. Mais ici, le personnage central, sera le docteur Bloomberg qui se pose tout un tas de questions. Des questions sur la vie, sur SA vie, SES compétences et SON avenir.
Va-t-il réussir à surmonter son deuil ?
Il se sent perdu…
Tout un tas de questions qui obscurcissent son jugement et vont mettre sa vie en péril.
Il est toujours amoureux d’Elzbiéta qui est décédée, mais, n’arrive pas à se passer de sa présence. Il continue ainsi à lui parler, allant même jusqu’à tenir un journal où il écrit toutes ses réflexions qui sont adressées aussi bien à elle, qu’à lui…

Ce troisième opus de la série est plus sombre.
Il est placé sous le signe de la violence et de la manipulation.
Mensonges, jalousies, un mari qui frappe sa femme ne supportant plus ses sorties quotidiennes, des secrets cachés au cœur des catacombes, des bagarres, un vrai labyrinthe… Bref, un récit chargé en émotions diverses et plus axé sur la psychologie aussi. Du coup beaucoup de choses “ont vibré” en moi. Parfois une sorte de vécu… Sur la violence, l’injustice et la peur d’un futur de plus en plus compliqué à appréhender.

J’espère que comme moi vous vous laisserez entraîner par l’histoire !
Je n’ai rien vu venir… Le dénouement est excellent… Mais Chuuut…
Vous trouverez vous-même les réponses en temps voulu !

Je ne dirai qu’une chose.
Bravo Jean-Luc !

Encore une fois ce roman peut se lire séparément des autres tomes, mais le mieux reste de les lire dans l’ordre chronologique, afin de suivre toutes les progressions psychologiques. “La chambre mortuaire”, “La main de gloire”, puis celui-ci.
J’attendrai la suite avec impatience, si jamais suite il y a !

Premier volet de la saga :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/17/la-chambre-mortuaire/

Second volet de la saga :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/09/04/la-main-de-gloire/

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Extraits :

« – Oui, je suis violent ! martelait Genest. Mais je retourne le plus souvent cette colère contre moi. C’est à moi que je fais du mal, c’est moi que je punis. Je brise des objets qui me sont chers, je frappe les murs, je ME châtie… pour des choses que je n’ai pas commise, mais dont la cruelle injustice ne m’est que souffrance. »

…/…

« Je pense à toi, Elzbiéta, à ce qu’ils t’ont fait subir. À ton visage quand je t’ai retrouvé, à ta peau glacée sous mes doigts… je n’ai pas su te protéger, je n’ai pas deviné les dangers qui te menaçaient.
Ne serais-je pas, une fois encore, l’unique responsable s’il lui arrive quelque chose ?
Mais je ne sais comment la mettre en garde sans outrepasser mes fonctions, sans apparaître pour ce que je ne suis pas – ou ce que je ne veux pas être.

J’aimerais tant que tu sois là, Elzbiéta !
Tu saurais trouver les mots. »

 

 

Né en 1963 à Phnom-Penh (Cambodge), Jean-Luc Bizien a vécu une grande partie de son enfance à l’étranger. Il a exercé pendant une quinzaine d’années la double profession d’auteur et d’enseignant avant de se consacrer totalement à l’écriture. Jean-Luc Bizien s’épanouit d’abord dans les jeux de rôles et les littératures de l’imaginaire : il a obtenu en 1994 le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères et a publié de nombreux livres pour la jeunesse. En 2002, il a obtenu le prix du roman d’aventures pour “La Mort en prime time” et le prix Fantastic’Arts pour “WonderlandZ”. Passant avec bonheur d’un genre à l’autre, il est l’auteur aux éditions Gründ de Vivez l’Aventure, une série de livres-jeux illustrés qui rencontre un grand succès et de la “Trilogie des ténèbres”, des thrillers contemporains aux éditions du Toucan.
Les œuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.