Émotion, Humour, Philosophique

La Chambre des merveilles

de Julien Sandrel
Broché – 7 mars 2018
Éditeur : Calmann-Lévy

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR. »

Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international, ce premier roman de Julien Sandrel, à 37 ans, a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Depuis octobre 2018, j’attendais de pouvoir enfin le lire.
Mais dans l’ordre de lecture de ma PAL, le roman de Julien était encore bien loin…

J’ai craqué !
À force de voir cette superbe couverture qui m’appelait à chaque fois, qui me donnait envie de prendre le livre entre mes mains…
J’ai craqué… Et j’ai bien fait !

Dès le début, j’ai été pris aux tripes par le récit et je me suis attaché très vite aux personnages.

Que d’émotions. Ce livre est une pure merveille !

C’est un roman lumineux plein d’espoirs, d’amour et de vie…
Lorsque j’ai rencontré Julien à Rosny, nous en avions discuté un peu. Assis à coté de Valérie Perrin, il nous avait donné une petite idée sur ce qu’il avait écrit. Mais ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que c’était son premier roman !

Louis, 12 ans, se fait percuter par un camion, sa vie et celle de sa mère basculent brutalement. Doit-elle revoir toutes ses priorités, ses choix de vie, ses relations avec les autres, avec sa mère ?
N’a-t-elle pas fait fausse route jusqu’ici ? L’heure d’une prise de conscience est venue. Douloureuse mais salvatrice.
Louis est dans le coma. Rien n’indique s’il se réveillera.
Dans quatre semaines, si aucune amélioration n’est constatée, ils devront le débrancher.

Véritable coup de poing dès les premières pages, Julien a réussi le pari de raconter cette histoire douloureuse avec une volonté d’apprécier pleinement toutes les beautés de l’instant… Pas de pathos, bien au contraire !
Beaucoup de tendresse, d’amour de poésie et d’humour aussi !

Ce qui m’a beaucoup plu dans le récit, mise à part que l’on ne s’ennuie jamais, c’est de découvrir certaines scènes du point de vue de Louis, qui est toujours dans le coma. Nous faisant bien comprendre que les personnes dans le coma peuvent être sensibles à tout ce qui les entoure.

C’est un roman absolument magnifique et bouleversant, il fait parti des livres qui m’ont transporté très loin !
Julien nous invite tous à nous interroger sur le choix de nos vies.
Une belle histoire d’espoir…

Je vous le conseille de tout mon cœur !

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Extraits :
« Sur son lit d’hôpital, Louis était beau. Serein. Calme. Étonnamment préservé. S’il n’y avait pas eu tous ces tuyaux, son visage et le reste de son corps auraient semblé intacts ou presque. Deux côtes fêlées, une jambe fracturée – la fracture n’étant pas ouverte, une immobilisation suffira, m’avait-on indiqué. Ce à quoi j’avais rétorqué que je me demandais bien à quoi pouvait servir cette immobilisation vu qu’il n’allait pas gambader tout de suite. L’infirmière m’avait jeté un de ces regards qui en disent long, qui jugent déplacée cette boutade émanant de la bouche d’une mère en détresse. J’étais une mère déboussolée. En détresse, je ne sais pas. Tout cela semblait irréel. »

« Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent. »

 

 

Julien Sandrel a 39 ans. La Chambre des Merveilles (Prix Méditerranée des lycéens 2019, Prix 2019 des lecteurs U), son premier roman, a connu un succès phénoménal en librairie. Vendu dans vingt-cinq pays, il est en cours d’adaptation au cinéma.

Noir, Thriller psychologique

La corde de mi

de Christian Guillerme
Broché – 29 janvier 2019
Éditeur : Art En Mots Édition

Octobre 2001, le chanteur d’un groupe de rock encastre sa moto sous un camion à la veille d’un concert très important. Janvier 2012, le bassiste de cette formation est évincé par le reste du groupe. Février 2012, un groupe de black metal est littéralement massacré à la machette au nord de Paris. Fin 2015, dans un studio de la banlieue Ouest, des musiciens reçoivent un personnage étrange et dérangeant lors d’une séance d’audition. Le bassiste du groupe ne croit pas à une visite anodine, il sent que cet inconnu porte en lui un présage funeste, que quelque chose d’irrémédiable est en train de se mettre en place. Il décide alors de mener sa propre enquête, en solitaire, et ce qu’il va découvrir se révélera absolument terrifiant.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ?
– Le titre !

Quand j’avais six ans, un samedi matin, mon père qui était parti acheter des chaussures, est revenu avec une guitare !!!
Nous n’avons jamais su le pourquoi, mais moi j’étais heureux…
J’ai passé des heures à essayer de la dompter avec mes petits doigts et mes ongles rongés.
Je me rappelle encore très bien les mélodies que j’enchainais sur une seule corde, la première qui s’était livrée à moi, la corde de Mi !

Fan de rock, de Metal, de Death, de rock et bien d’autres, je ne pouvais pas passer à côté du premier roman, un vrai thriller psychologique, de Christian Guillerme.

Je me suis d’abord fait une Play List en adéquation qui m’accompagnerait durant mon voyage.
– C’est parti !

J’ai plongé très vite dans ce roman très atypique, Christian, cela se sent, maîtrise le sujet à la perfection. Mais pas seulement l’univers de la musique. Non ! Avec ce premier roman, déjà il sait jouer avec le lecteur, les rythmes qu’ils lui infligent, vont de l’impression de scènes au ralenti, vers des accélérations foudroyantes !

L’écriture, fluide et riche est dynamique et soutenue. Il y a un vrai travail de description qui permettra au lecteur de s’immerger complètement dans le monde de la musique.
Et même si l’intrigue est assez lente, et l’histoire relativement simple au fond, jusqu’au milieu du roman, le style y est vraiment très bon et c’est lui qui m’a porté. Les éléments se mettent en place doucement, haletants, et soudain… C’est une explosion d’adrénaline jusqu’au final, faisant de la suite du récit un véritable page-turner, très violent.
Une fois commencé il vous serra impossible de vous arrêter…

Qui est ”Gade”, ce personnage qui suscite un sentiment de malaise dès le départ ?
Pourquoi ce décompte si particulier ?

Vous ne le saurez qu’en plongeant à votre tour dans ce roman complètement “Destroy” !

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite et c’est un coup de cœur pour moi !
Un genre de lecture que je n’avait pas encore eu l’occasion de lire.
Bravo Christian, hâte de “t’écouter” de nouveau.

Un grand merci aussi à Christine !
Je te fais de gros bisous…

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Extrait :
« Sa taille était vraiment hors-normes ! Et ce qui était surprenant par rapport à ce gabarit, c’était l’aisance et la vivacité de geste qui en émanaient, comme lorsqu’il avait posé l’étui basse tout à l’heure. Sa voix était également hors-normes ; désagréable, monocorde, comme si toute l’humanité l’avait déserté. Mais à bien y regarder, ce qui mettait réellement mal à l’aise chez cet inconnu était l’expression de son visage ou plutôt son absence d’expression. Les traits, de type caucasien, n’étaient pour rien dans cet état de fait, ils étaient somme toute banals, de cette banalité du quotidien qui ne fait pas se retourner les têtes. Non, ce qui rendait définitivement sa physionomie unique, c’était cette carence quasi surnaturelle de vie sur son visage. Le malaise procuré trouvait sa source au creux de ce masque de cire, une reproduction de ceux du Musée Grévin, la brillance artificielle en moins. Et ses yeux ! Deux billes noires d’obsidienne, fixes, sans éclat, la lumière du studio ne semblait même pas s’il refléter !
Les trois musiciens avaient ressenti un malaise collectif et ils avaient pensé en même temps à un croquemitaine au masque de paraffine. »

 

 

Né en 1963 à Clichy-la-Garenne en région parisienne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste dans des groupes de rock, vit actuellement en Seine-et-Marne. Informaticien de formation, il exerce aujourd’hui la profession de concepteur fonctionnel au seine d’une grande entreprise du tertiaire sur le quartier d’affaires de La Défense? Il est l’auteur de nombreuses nouvelles à l’ambiance noire et inquiétante sur la plateforme Short Edition et a participé également à plusieurs recueils. La corde de Mi, son premier roman, visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la grande tradition des thrillers qui mettent en scène des personnages ordinaires confrontés soudainement à quelque chose de terrifiant. Son personnage principal, véritable condensé du mal, vous hantera longtemps après le mot FIN.

Vous pouvez le contacter via sa page Facebook : CG auteur.

Polar

Échec à la Reine

“Les enquètes de l’apicultrice”

de Valérie Valeix
Poche – 10 mars 2017
Éditeur : Éditions du Palémon

Éminente apicultrice consultante dans le Quercy, la jeune Audrey Astier parcourt le monde à la recherche de méthodes de travail différentes dans le but d’assurer la sauvegarde des abeilles. Alors qu’elle a rendez-vous avec son vieux maître de stage, Janissou Laborde, dit le Papé, celui-ci disparaît mystérieusement…
Aux côtés du troublant lieutenant Steinberger, fraîchement affecté à la gendarmerie de Rocamadour après son retour d’Afghanistan, Audrey va courir le causse pour tenter de déjouer les pièges d’une effroyable société secrète prête à tout pour arriver à ses fins…

Cette série d’un nouveau genre mêle habilement intrigue (tous les ingrédients d’un excellent roman policier sont réunis : enquête, suspense, action…), écologie (en rappelant l’importance de la protection des abeilles et de l’apithérapie), Histoire (de nombreux faits marquants locaux ou nationaux sont abordés) et patrimoine (on découvre avec plaisir les richesses et traditions des régions).

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Je suis très content d’avoir découvert ce roman addictif et très original, construit autour des abeilles, insectes qui m’ont toujours fascinés.

Échec à la Reine, est un roman sans aucun temps mort.
À peine les premières pages lues, je savais que j’aurai du mal à me contenir…
Alors, que faire dans ces cas là ?
Le mieux est d’en profiter en se laissant porter par l’intrigue…

Et quelle intrigue !

– Audrey Astier, personnage principal, est apicultrice dans un petit village de la Dordogne.
– Janissou dit « le Papé », son Maître de stage, disparaît, lui laissant une lettre étrange en forme de testament. Audrey va tout faire pour retrouver son ami, elle va remuer ciel et terre afin que les autorités acceptent d’ouvrir une procédure.
– Le Lieutenant Steinberger de la Gendarmerie de Rocamadour, est Alsacien avec un caractère bien trempé. Il vient d’arriver pour remplacer l’Adjudant-Chef Lebel aimé de tous à la Brigade et ami d’Audrey.

C’est dans un cadre très “terroir”, que l’énigme policière va dérouler.

Valérie Valeix a concocté un roman très bien construit et bien sûr, très documenté !
J’ai appris énormément de choses sur les abeilles sans que cela ne gène en rien la lecture de l’intrigue.
Valérie nous emmène telle une guide touristique à travers une région superbe où la nature est omniprésente, mais on va vite se rendre compte qu’il n’y a pas qu’un coupable, mais toute une organisation derrière l’enlèvement de Janissou. L’enquête est beaucoup plus importante et incroyable que ce que je pensais…

Un moment de pur plaisir !

Mais…
Il vous faudra attendre les dernières pages pour connaître enfin le dénouement de cette histoire prenante.

La quatrième de couv. annonce la naissance d’une série.
Génial !!!
J’ai hâte de lire les prochains opus !

Une aventure à suivre absolument !

Merci Valérie…

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Extrait :
« La maison était silencieuse, toute forme de vie semblait l’avoir désertée, remplacée par un calme pesant. Audrey fit rapidement le tour du logis et pénétra seulement en dernier dans la salle à manger où elle fut accueillie par le tic-tac mélancolique de l’horloge, ce “Dieu sinistre, effrayant, impassible” selon Baudelaire dont le doigt menaçant nous disait “Souviens-toi”.
La table était dressée pour deux personnes, preuve que Janissou l’attendait. Des chandelles étaient allumées, conférant à la pièce aux fenêtres étroites une atmosphère vaguement irréelle. Un grincement assorti d’un claquement de porte fit sursauter la jeune femme. Alors seulement elle vit, et ce qu’elle vit noua une boule d’angoisse dans sa gorge. »

 

 

Née dans les Yvelines en 1971, passionnée d’Histoire, Valérie Valeix a été membre de la Fondation Napoléon. À la suite d’un déménagement en Normandie, intéressée depuis toujours par l’apiculture (son arrière-grand-père était apiculteur en Auvergne), elle fonde les ruchers d’Audrey. Elle s’engage alors dans le combat contre l’effondrement des colonies, la « malbouffe » et dans l’apithérapie (soins grâce aux produits de la ruche).
Elle eut l’honneur d’être amie – et le fournisseur de miel – de sa romancière favorite, Juliette Benzoni, reine du roman historique, malheureusement décédée en 2016. Cette dernière a encouragé ses premiers pas dans l’écriture « apicole ».

Émotion

Habiller le cœur

de Michèle Plomer
Broché – 26 septembre 2019
Éditeur : Éditions Marchand de feuilles

Vivrons-nous bientôt dans une société sans âge ?
Que faire avec les trente ans supplémentaires que la vie occidentale nous accorde ? Prendre sa retraite ?
Consommer ?
Profiter de la société de loisirs ?
Ou se rendre utile ?
Monique a vécu une jeunesse dorée entre son travail de sténographe et les clubs de jazz du Golden Square Mile. Mariée à un homme aux lunettes en corne noire, elle a eu une vie de famille comblée.
Mais à 70 ans elle décide de tout quitter pour accepter un emploi dans l’Arctique. Sans même laisser à sa fille inquiète le temps de digérer la nouvelle, Monique se retrouve dans un village nordique où les bonbons pleuvent du ciel, en compagnie d’Oscar, son petit terrier.
Habiller le cœur est un exercice d’admiration qui nous rappelle que les mères ont souvent la tâche ardue de réparer tous les torts du monde.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Jeudi 9 avril 2020, j’étais invité ainsi que ma femme à une soirée exceptionnelle « NUNAVIK, le grand nord du Québec », en partenariat avec Le Cercle Littéraire du Château de Maffliers, mais malheureusement confinement oblige, la soirée a été annulée. J’ai quand même décidé de lire le livre prévu.

Lorsque j’ai découvert la couverture du roman, j’ai littéralement flashé. Pour le visuel bien sûr, mais aussi pour le titre qui annonçait pour moi quelque chose de doux et de moelleux. Mais Monique est tout le contraire une femme forte, une femme qui en impose, qui pense que dans la vie, rien n’est fini tant que ce n’est pas fini…

« À l’âge de soixante-dix ans, ma mère porte encore en elle un espace de possibles et de mondes non imaginés. Elle n’a pas le dos courbé. Elle marche penchée vers l’autre, enceinte d’elle-même. »
C’est avec ces mots que Michèle Plomer commence son septième roman.

En partant vivre dans le Grand Nord à l’âge de 70 ans, Monique, la mère de Michèle Plomer, défonce, une fois de plus, des portes. Arrivée à Puvirnituq comme gestionnaire de la DPJ, elle s’adapte rapidement à la communauté inuite qui la reçoit. En les écoutant et en les respectant, elle se prend à rêver d’un parka couleur betterave confectionnée par une artisane du village.

Malheureusement, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire… Pourtant l’écriture est fluide et agréable. Et j’ai trouvé même plusieurs phrases sublimes, mais je me suis perdu dans ces immenses confins blancs à perte de vue. J’ai eu beau m’accrocher et reprendre plusieurs fois, le texte ne voulait pas de moi, et j’en suis fort triste…

Mais j’ai pu retenir qu’Habiller le cœur était un hommage aux femmes, et peu importe leur âge, une ode aux peuples autochtones, un hommage aux travailleurs de la protection de la jeunesse, un livre empreint de valeurs essentielles qui méritera pour moi une seconde relecture… Qui sait ?
Peut-être pour mes soixante-dix ans !

Ce ressenti n’engage que moi, et j’espère que vous trouverez les clés pour avancer avec plaisir, le long de l’épopée de Michèle Plomer.
En tout cas, c’est très vite que j’essayerai un autre de ses romans !

PS. Fans de jazz vous trouverez votre bonheur et une belle excuse pour réviser vos classiques !
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Extrait :
« Le bruit de la neige qui craque sous les semelles cloutées de Moe s’élève du sol comme si le pouls de la terre battait en phase avec ses pas. Labreene lui a prêté une lampe frontale pour éviter qu’elle se fasse frapper par un motoneigiste. Sitôt la ligne des maisons préfabriquées franchie, elle tourne le coin pour échapper au regard de sa collègue qui la suit depuis sa fenêtre. Elle s’immobilise et donne un coup de mitaine sur son front, éteignant la lumière.
Le calme l’enveloppe. Même Oscar a cessé de tirer sur la laisse et tend l’oreille à cette paix sonore. Des milliers d’étoiles leur font des clins d’œil. Moe repère l’Étoile Polaire et pense à Sally. “Regardez les étoiles, c’est contempler des milliers d’années”, lui a-t-elle dit, “c’est voir le passé des astres”. »

 

 

Michèle Plomer est une écrivaine et traductrice québécoise née en 1965 à Montréal. Son écriture fait écho à son amour des Cantons-de-l’Est, où elle habite, et de son séjour en Chine du Sud, où elle a enseigné l’anglais durant trois ans à l’Université de Shenzhen. Elle a fait partie d’un palmarès d’auteurs de romans québécois d’avant-garde. Elle a participé aux éditions 2014 et 2017 du festival littéraire Correspondances d’Eastman. Michèle Plomer a été finaliste au Prix des libraires de 2017. Elle est également coéditrice de la maison d’édition magogoise Chauve-souris.

Fantastique, Humour, Philosophique, Thriller

À peine entré dans la librairie

30 ans la Griffe Noire :

de Barbara Abel, Jérôme Attal, Jean-Philippe Blondel, Jérôme Camut – Nathalie Hug, Sonja Delzongle, Ingrid Desjours, Isabelle Duquesnoy, R.J. Ellory, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, Jean-Michel Guenassia, Philippe Jaenada, David S. Khara, Nicolas Lebel, Nicolas Lelait-Helo, Frédéric Lenormand, Dominique Maisons, Nadine Monfils, Valentin Musso, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Laurence Peyrin, Bernard Prou, Jacques Saussey, Laurent Seksik, Dominique Sylvain, Maud Tabachnik, Valérie Tong Cuong, Aurélie Valognes, Marina Carrère d’Encausse

Sous la direction de Gérard Collard et Jean-Edgar Casel
Broché – 22 juin 2018
Éditeur : Éditions Télémaque

30 ans
30 nouvelles inédites
32 auteurs de génie*

* C’est ça la Griffe Noire !

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce recueil de nouvelles, petite pause entre deux romans. Elles sont pour la plupart écrites par des auteurs que j’affectionne, et d’autres qui m’ont donné envie de me rapprocher d’eux.

Chacun des auteurs ici présent, écris à sa façon, souvent avec humour ou avec un second degré pertinent, parfois en utilisant le drame ou la tristesse. Ils expriment ainsi tantôt la crainte de voir disparaître les petites librairies de quartier, la peur de voir la lecture devenir facultative, voir que livre papier disparaisse…

À part deux ou trois histoires qui m’ont paru un peu moins intéressante, le niveau est très bon et les auteurs vont vraiment dans tous les sens !
Réflexions pessimistes, fantastiques ou complètement folles, elles valent le détour.
Bravo à tous les auteurs !

Un grand merci à Gérard Collard et à son comparse Jean-Edgar Casel, pour les trente ans de la Griffe Noire, ce recueil de nouvelles est une totale réussite et un très bel hommage aux libraires !

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Extraits :
« Ici, on soigne tout : les angoisses, la déprime hivernale, l’insomnie, les rage de dents, le manque d’amour. Là-bas, dans une grande caisse, on a même des livres laxatifs et vomitifs, et sacrément efficace ! Y a que pour la connerie qu’on a du mal. La connerie résiste. Faut dire que les cons lisent peu, ou entre les lignes. Quand vous leur parlez bouquin, en général ils voient rouge. Sans parler du fait qu’ils sont obsédés par l’idée d’interdire les livres, d’y foutre le feu… C’est maladif ! »

« Les livres vous consolent et vous réparent quand vous vous êtes trompé. Ils vous réchauffent quand vous êtes seul, quand tout est sombre. Ils agrandissent le monde ils réduisent les distances entre les êtres. Alors dites-moi : pourquoi ils n’aideraient pas à aimer mieux ? »

« Une librairie, c’est un sacré investissement. C’est comme un restaurant. Tu te lèves, tu te couches et tu meurs avec. Ou avant. Et aujourd’hui beaucoup de petites librairies meurent. Une espèce menacée. Par les grandes surfaces du livre depuis longtemps et, plus récemment, par Internet et le numérique. Bien qu’avec ce dernier il puisse y avoir une intéressante complémentarité. Les gens lisent encore, mais différemment. Pour ma part, je n’avais rien changé à mes habitudes. »

 

À peine entré dans la librairie

Noir, Polar, Thriller

Reflex

de Maud Mayeras
Broché – 3 octobre 2013
Éditeur : Anne Carrière

 » À chaque fois, le même phrasé trivial au bout du fil, les mêmes gorges calcinées, gavées de fumée jusqu’aux lèvres. Et, chaque fois, cette même question : Tu es disponible, Iris ?
Je suis toujours disponible. « 

Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles-mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.

Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines.
Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

 

2020_020_Mayeras Maud - Reflex

 

Bonjour à toutes et à tous.

Âmes sensibles, attention !
Reflex n’est pas qu’un simple polar, même si Iris est photographe à l’identité judiciaire. Ce n’est pas non plus un simple thriller… C’est surtout un roman très NOIR original et captivant.

Par son rythme très lent, Maud Mayeras insuffle un sentiment d’étouffement, suffocant parfois.
Maud prend son temps. Elle joue avec son lecteur et elle le fait si bien qu’il m’a été très difficile de m’en détacher dès que je l’ai ouvert.

Le retour dans sa ville natale est difficile pour Iris, jeune femme bègue qui bute sur la vie comme elle bute sur les mots. Elle semble ne plus avoir de vie depuis que son fils a disparu tragiquement. Un tueur en série au mode opératoire qui lui est familier, exalte son objectif de visions cauchemardesques… Des images, des odeurs, des démons qui refont surface.
Maud nous décrit en parallèle le destin de Julie, jeune fille de bonne famille qui, après avoir été violée, se retrouvera enceinte.

Deux héroïnes. Deux histoires.
Évidemment, on se doute qu’un lien étroit unit ces deux histoires, mais là encore, Maud m’a tenu en haleine par sa construction narrative, alternant les deux époques dont l’une intitulée « Silence » débutant en 1919 et allant jusqu’en 2014 avec l’histoire de Julie. Où, on file ainsi d’époque en époque, donnant un rythme qui accroît la tension et titillera le lecteur qui sera plongé dans une atmosphère angoissante et étouffante. L’autre histoire, avec des chapitres très cours, parfois 3 ou 4 pages, dont de nombreux commencent par la même formule « je n’aime pas”. Le suspense augmente et je suis allé de surprises en surprises jusqu’au dénouement final et là, c’est une véritable claque !

Avec son écriture calculée, terriblement efficace, une fois la dernière page tournée, Maud nous montre que l’on ne doit se fier à personne…

Un récit comme il en existe peu, qui m’a pris aux tripes, et au cœur.
Un thriller moite avec des personnages qui ont tous une part d’ombre. Un véritable voyage au bout de l’enfer…
À lire absolument pour amateurs de thrillers noirs

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Extrait :
« Diane avait regardé son mari, ou plutôt les yeux de son mari, grand ouvert sur le vide, la peur coincée dans sa gorge et ses mains qui avaient empoigné le rien devant lui. Il avait articulé le nom de sa fille comme un dernier affront. Diane ne l’avait pas touché, elle ne l’ avait pas accompagné vers la grande lumière. Elle l’avait laissé entrer seul dans le tunnel. Va-t’en. Voilà ce qu’elle lui avait dit. Va-t’en maintenant. Deux souffles secs, et il n’avait plus respiré. Il s’en était allé, c’était la volonté de Dieu.
Diane n’avait pas pleuré cet homme. Elle n’avait pleuré ni ses escapades, ni ses ronflements, ni ses bulbes. Elle avait appelé le médecin pour faire place nette, et, lorsque Iris avait franchi le seuil, le corps avait déjà été emmené, ligaturé et rempli de fluides toxiques. Et la gosse avait chialé, elle ne savait faire que cela. Sangloter pour un oui, pour un non, pour un peut-être. Et voilà qu’elle s’était mise à bégayer, du jour au lendemain, n’importe quoi pour être remarquée. Iris n’avait toujours causé que du tracas, de toute façon. Cette gamine n’était bonne qu’à remuer ses misérables petites fesses et s’attirer des ennuis. Que la gamine tombât enceinte était l’évidence. »

 

 

Maud Mayeras a 31 ans. Reflex est son second roman.
Son premier roman Hématome est paru aux éditions Calmann Levy en 2004, prix des Limbes Pourpres, et finaliste du prix Polar SNCF en 2006.
Elle vit aujourd’hui à Limoges avec son mari, son fils, et un gros chat noir nommé BlackMamba.

Polar historique, Thriller historique

Les fantômes du passé

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 22 août 2018
Éditeur : City Edition

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.

Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?

L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

 

2020_019_Perrin-Guillet Gaëlle - Les fantômes du passé

 

Bonjour à toutes et à tous.

Cela faisait un moment que j’avais ce roman dans ma PAL… Comme j’essaye de lire les livres, dans la mesure du possible, dans leur ordre d’arrivée, pour certains d’entre vous… il faut encore patienter !

Quel plaisir de retrouver notre duo Henry Wikes, qui n’est pas au meilleur de sa forme et Billy Benett qui va découvrir les prémisses de l’amour. Cette suite directe est le digne prolongement du superbe « Soul of London “, qui m’avait déjà envouté par son charme délicieusement désuet du vieux LONDRES de la fin du XIXe siècle. Cela me fait toujours plaisir de voyager dans le temps et dans des lieux différents lors de mes lectures, et là, je suis servi !

Dans ce roman la ville de Londres est un personnage à part entière… L’ambiance est magnifique, les lumières, les couleurs, les odeurs aussi ! Gaëlle m’a complètement amené dans son monde qui aurait pu être suranné, mais pas du tout. Londres vit et vibre au rythme d’une modernité balbutiante qui petit à petit va transformer la ville. L’électricité se met en place, le téléphone aussi, les rues se font de plus en plus bruyante à cause des voitures à moteurs… C’est dans ce “nouveau monde” que nos compères vont mener leur nouvelles enquête toute en subtilité.

Les personnages du premier tome se sont étoffés et prennent une place importante dans ce récit qui vous mènera comme moi j’en suis sûr de surprises en surprises.
Gaëlle est une vraie conteuse, qui n’a d’autre ambition que celle de nous divertir…
… Et elle le fait drôlement bien !!!

À lire de préférence derrière une bonne tasse de Earl Grey !

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Extrait :
   « Soudain, une voix claire comme de l’eau submergea le tumulte des hommes et tous se turent dans l’instant.
   La jeune femme s’était mise à chanter et, pour que chacun puisse l’admirer à sa juste valeur, elle monta sur le bar. Les hommes levèrent la tête pour la regarder, et le silence pris place. Seule cette voix envoûtante raisonnait dans la petite salle. Pas un souffle, pas un murmure. Tous étaient suspendus aux lèvres de la jeune femme qui chantait l’histoire de Molly Malone. Même Morris, qui ne connaissait rien à ce chant irlandais, était comme hypnotisé.
   Cette femme dégageait quelque chose d’irréel et de fort, le tout sous une épaisse couche de tendresse dans laquelle on avait envie de se blottir au coin d’un feu et oublier le monde.
Et, à en croire l’expression qu’il lisait sur le visage de ceux qui l’entourait, il n’était pas le seul à être sous le charme. »

 

 

Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.

Polar

MATT DUBOIS

Les citrouilles ne sourient jamais
de Ludovic Metzker
Broché – 26 novembre 2019
Éditeur : Independently published

Depuis quelques années, à la même période, des jeunes femmes sont retrouvées assassinées de manière étrange : leur tête est recouverte d’une citrouille.Pour résoudre cette enquête, le pilier de « La cage à poules », une unité dédiée aux crimes déviants, va devoir reprendre du service. « Vous aimez les secrets ? Lui aussi ! »

 

2020_018_Ludovic Metzker - MATT DUBOIS Les citrouilles ne sourient jamais.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Pour son dernier roman, Ludovic Metzker a décidé de s’exprimer dans un tout autre genre, le Polar. Après la Science-Fiction, le fantastique et les thrillers, son envie de touche à tout l’a mené naturellement vers le Polar et ce n’est pas pour me déplaire. Ludovic amène un sang neuf, son écriture est très fluide, addictive, et les pages se sont déroulées à toute vitesse !
Par contre, sûrement par choix, lors de la création des personnages aux tempéraments bien définis, je trouve qu’on y a un peu perdu en poésie.

L’intrigue créée par Ludovic est complètement dingue !
C’est là, que l’on retrouve bien l’auteur et son besoin de “se torturer” l’esprit.
Croyez-vous qu’il aurait pu trouver un scénario banal ?
Pas tu tout, il est allé directement vers des horizons nouveaux.
Et en prime, la fin du roman n’est pas une fin… Il y aura une suite !
Matt Dubois n’a pas fini de nous livrer ses secrets !

D’ailleurs, Matt Dubois, je ne l’aime pas.
Anti-héros, fascinant, intelligent avec une capacité d’analyse incroyable… Mais quel RUSTRE !
Il refuse tout ce qui est nouveau et surtout… Il a toujours raison !
Un dialogue avec lui, tourne vite au monologue, il se doit clore chaque débat. Quel caractère !
La galanterie, il ne connait pas. Juste la loi du “rentre dedans”.
Ludovic joue avec son personnage et j’ai pris du plaisir à le détester.

Quand je dis que je ne l’aime pas, que je le déteste, c’est que je ne le supporterai pas dans la vie.
Mais dans le roman, c’est lui qui tien la barre. Il gère, mène son monde, organise et dirige l’enquête à SA façon.

Tiens, il me semble reconnaître quelqu’un !!!

Les autres personnages ne sont pas en reste. Tous bien développés, aucun n’est bâclé, bien au contraire.
Ludovic les a rendu vivant et je me suis attaché volontiers à Joachim et à Melinda.

Cynisme, humour percutant, multiples rebondissements, enquête sordide qui sort des sentiers battus, j’espère très vite retrouver Matt Dubois, “beurk” !

Bravo Ludo, Tu as largement réussi ton pari !

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Extrait :
« – Le tueur romantique ! Il a du goût, il a de la classe et possède une sacrée tendresse vis-à-vis de ses victimes ! Il en serait presque touchant !
Joachim fut assez choqué par ces propos et ne se gêna pas pour le dire en expliquant que bon nombre de femmes éaient victime de ce genre de pratique quotidiennement. Le commandant Dubois tenta de développer son point de vue sur la question :
– John, je n’approuve aucunement cela ! Je dis juste que cet homme, notre tuteur, il sort de l’ordinaire ! Je suis fan de ce mec !
Mais Linda pris la parole :
– Quand vous dites : tu es un romantique… Un viol reste un viol et qu’importe la manière ! Ce n’est pas parce qu’il a utilisé un somnifère et qu’il y a été avec douceur que cela ne reste pas un viol… Vous en connaissez la définition, rassurez moi ? Lâcha-t-elle dans ton colérique. »

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

Noir, Polar, Thriller psychologique

Les Démoniaques

de Köping Mattias
Broché – 6 octobre 2016
Éditeur : RING

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

 

2020_017_Köping Mattias - Les démoniaques

 

Bonjour à toutes et à tous.

La lecture a cette chose de magique qui nous permet en quelques pages de passer ainsi d’un univers à l’autre…

Mattias m’avait bien averti, il m’avait dit que c’était extrêmement noir, mais je ne m’attendais pas à un tel tsunami !

Aucun temps mort dans ce roman très sombre et très addictif.
J’ai régulièrement été mal à l’aise dans certains paragraphes et malgré l’horreur se déversant dans un flot incessant, je ne pouvais pas lâcher le livre…

Kimy et plusieurs autres filles enfermées dans des caves de son QG, subissent les viols réguliers de “l’Ours”, Jacky Mauchrétien, dont elles sont les victimes de toutes ses envies lubriques. Pour tous les autres, tous les pontes des alentours, policiers et cols blancs, tant qu’ils payent, ils sont libres aussi de faire ce qu’ils veulent. Kimy, cherche à tout pris à sortir de ce cercle infernal et veut se venger de l’Ours, son père, à la fois violeur, tueur, dealer, proxénète et pédophile. L’Ours domine, l’Ours fait peur…
Gare à celui ou à celle qui oserait s’opposer a lui !

Mais heureusement, au milieu de toute cette horreur, de toute cette folie, il y a une lueur de beauté qui s’allume soudain.

Le roman va au delà de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.
Oui c’est cru, oui c’est dur, écœurant même, mais, j’ai l’impression qu’il suffit de regarder ce qui se passe actuellement autour de chez nous, de suivre les actualités, pour se rendre compte de la crédibilité du sujet abordé. Prostitution, esclavage sexuel, drogue et pédophilie.

Pour moi, un très, très bon roman, mais attention, âmes sensibles s’abstenir.

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Extrait :
« Elle s’était débattue quand le fourgon avait stoppé. Le Simplet lui avait asséné quelques bons coups de pieds dans le bide. Puis ils l’avaient traînée hors du véhicule. Elle ruait, soufflait, criait. Les arbres se dressaient en silence dans la brume froide, conspirateurs.

Ils l’emmenèrent en plein milieu de la forêt. Simplet marchait devant en la tirant par les cheveux. Elle suivait tant bien que mal, trébuchant et se démenant avec véhémence. Il parvinrent à une fosse. Une pelle et des sacs de chaux attendaient, prêts à l’emploi. Tout courage l’abandonna alors. Elle cessa de résister. Ils la mirent à genoux. Dany lui trancha la gorge comme à un goret. Elle écarquilla de grands yeux stupéfaits et tomba la tête la première dans le trou. Le Simplet déversa de la chaux sur le cadavre, reboucha l’excavation en sifflotant et s’octroya une bonne bière quand la besogne fut finie. Il urina ensuite sur la tombe et s’en fut de son pas chaloupé de troll. »

 

 

Mattias Köping est né au Havre en 1972, il vit en Normandie. Passionné de littérature nord-américaine et de boxe anglaise, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

« Les Démoniaques » (2016), son premier roman, a été salué unanimement par la critique et a reçu deux prix littéraires : le Grand Prix du Jury des Mines Noires (2018) et le Prix Découverte des Géants du Polar (2018).

« Le Manufacturier » son second thriller, est le polar le plus acclamé de l’année sur les blogs polars et les réseaux sociaux francophones. Netflix étudie la possibilité de son adaptation depuis novembre 2018.

Mattias Köping est, avec Boris Dokmak, Laurent Obertone et Marsault, membre du Ring Wall of fame.

Émotion, Fantastique, Philosophique

Lilou et la Traversée des Mondes

de Isabelle Mariault
Broché – 20 juillet 2016
Éditeur : L’écrit des Coeurs

Au cours d’un voyage en Italie, Lilou, jeune adolescente fait une rencontre pour le moins surprenante d’un nain qui lui fera d’étranges révélations. Commence alors pour les deux amis, un voyage vers la traversée des mondes où ils rencontreront différents règnes qui viendront grossir les rangs des Guerriers de la Lumière. Tous unis au sein d’un groupe qui deviendra la Communauté de la Roche aux Fées, ils partiront à la découverte de l’inconnu et de ses mystères. De périlleuses rencontres se succèderont et ils auront besoin de redoubler de vigilance pour rester centrer sur leur quête. Découvrez une histoire passionnante où aventure et philosophie se conjuguent pour vous emmener dans une intime exploration du monde magique.

 

2020_016_Mariault Isabelle - Lilou et la Traversée des mondes

 

Bonjour à toutes et à tous…

Suite à mes précédentes lectures et compte tenu de la situation actuelle, j’ai eu envie de lire un roman moins sombre, peut-être un peu plus léger ! Je savais qu’il y avait dans ma PAL un livre d’Isabelle Mariault. Je me suis dit que c’était le bon moment de le lire… Surtout que j’avais déjà lu “Le Manuscrit Secret du Manoir” qui m’avais beaucoup plu. Et c’est parti, Isabelle m’a emmené, dès les premières pages dans son univers, emprunt de spiritualité et de beauté. Mais attention il n’y a pas que ça. Dans ce récit, rien de puérile ou de fade. En effet le roman raconte une histoire épique, bien connue. Celle de la lutte entre le Bien et le Mal. Le récit s’imbrique naturellement, des personnages incroyables arrivent au fur et à mesure et se réunissent pour sauver la Terre. Des fées, des Dragons, des Rois, des Gobelins, des Mages… Mais aussi des Dauphins, des Baleines, des Loups au secours des hommes contre l’émergence du mal. Lilou, jeune adolescente se retrouve au milieu d’un combat qui petit à petit va devenir le sien.

Le récit se découpe en trois parties :
– À la découverte du petit peuple
– À la rencontre du monde animal
– Vers un nouveau monde
Chaque partie répondra à la précédente jusqu’au combat final.

Jusqu’où ira la quête de Lilou ?

J’ai été transporté, tout le long de cette aventure, lue d’une seule traite !
Dans chaque paragraphe, entre chaque ligne, à chaque mot il y a de la magie, mais aussi des messages qui nous sont adressés, à nous, les hommes qui détruisent notre “Mère” Gaïa, qui ne respectent plus rien, ni la faune, ni la flore, ni nos semblables.
Égoïsme et appât du gain, voilà les seule choses que nous comprenons aujourd’hui.

Elle est loin l’époque où nous avions le temps de prendre le temps. Aujourd’hui tout doit aller de plus en plus vite, pour rapporter le plus possible. Ce roman permet de relativiser et aussi de se poser certaines bonnes questions.

Merci Isabelle, ton roman est bon et m’a fait beaucoup de bien.
À lire…

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Extrait :
« – Pourquoi voudriez-vous que l’on change quoique ce soit ? Dit un autre membre du Conseil. Nous avons la paix ici !
– Pour une simple et bonne raison, c’est que le monde dans lequel nous évoluons tous, est en danger et s’il meurt, vous mourrez avec lui !
– Pourquoi la Terre mourrait-elle ? Je ne vois pas pourquoi ! Le mal est le bien se sont toujours affrontés interrompt un Shee qui contenait son agressivité.
– Parce que le Mal a pris de l’ampleur et qu’il contrôle beaucoup de choses sur cette Terre. L’équilibre entre le bien et le mal est rompu depuis longtemps et nous avons laissé faire ! Nous nous sommes endormis ! Les forces du mal, qu’elles soient humaines, du ciel ou du Petit Peuple ne cherchent qu’une chose : Concourir à notre asservissement et au contrôle total de la planète. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que la Terre est une véritable entité à part entière et qu’elle est en train de réagir : tremblement de terre, tsunami, ouragan, pluies diluviennes, volcans en éruption. Tous les éléments se déchaînent ! Tout cela pour dire qu’elle n’est pas d’accord avec ce qui se passe : déforestation, pollution, le pouvoir de l’argent au détriment de l’humain et j’en passe et des meilleurs. La Terre a besoin de nous, nous avons besoin d’elle ! Elle ne pourra pas s’en sortir toute seule. Et aucun peuple ne pourra s’en sortir sans l’aide des autres. »

 

 

Isabelle Mariault vit dans la région Lilloise depuis quarante ans. Après un parcours professionnel varié, elle décide à 31 ans, de reprendre des études d’orthophonie. Elle sera diplômée en 1999, à l’âge de 35 ans et exercera son métier en libéral et en centre spécialisé, avec passion pendant 12 ans. Elle enrichira ses connaissances par des formations en soins alternatifs afin d’améliorer la prise en charge de ses patients. Son parcours personnel l’a amenée à s’intéresser à tout ce qui touche les mystères de l’univers. En autodidacte, elle étudiera entre autre, l’astrologie, la tarologie, la lithothérapie et la numérologie. L’envie d’écrire lui est venue lors d’un voyage en Italie, et ne l’a plus quittée. Elle est la mère d’une jeune fille de 24 ans dont elle a fait l’héroïne de son premier roman. Elle est l’auteur de « Lilou et la traversée des Mondes » et « Le Manuscrit Secret du Manoir » aux éditions « l’Ecrit des Cœurs »