Témoignage

Flic sans frontières

Muratet Philippe (Auteur)
Broché – 9 mai 2018
Éditeur : Le Lys Bleu

Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Tout d’abord un grand merci à Philippe pour sa confiance.

Je viens de terminer “Flic sans frontières”, témoignage de Philippe Muratet, 33 ans de carrière au sein de la police, dont 24 de PJ en France.
Le premier mot qui me vient à l’esprit en fin de lecture ? “Humain”

La préface de Jean Christophe Rufin à d’abord piqué ma curiosité, et j’ai très vite été entrainé dans une lecture agréable et surtout dépaysante. J’ai eu l’impression d’être avec un ami qui me racontait ses aventures… Parfois drôles, dangereuses aussi, mais avec beaucoup de sensibilité.

Les pannes de carburants, les coupures d’électricités, les voitures qui roulent dans tous les sens sont devenus ainsi le quotidien de Philippe durant plusieurs années, aussi bien sur l’île de Madagascar qu’au Sénégal. Une belle immersion dans ces deux beau pays, différents et tellement proches à la fois. Une vraie promenade dans une réalité bien différente de la notre.

Ce voyage, que je vous conseille, regorge de tout un tas de “petites” histoires passant du sourire au drame parfois, sans oublier bien sûr la misère, des enfants qui volent pour se nourrir, la précarité de nombreuses familles, m’a emporté par sa plume fluide et m’a fait voyager !

Dans ce livre, à travers les lignes, ce n’est pas Philippe qui se met en avant.
Non. C’est sont regard qui véritablement nous raconte son histoire tout simplement, sans fioriture et avec beaucoup d’honnêteté.

Par contre j’ai été un peu déçu qu’il n’y ai pas d’illustrations…
Peut-être pour une prochaine édition ?

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Extrait :

« Pour illustrer plus encore le sens de l’hospitalité des gens de la région, je me souviens d’un week-end, celui de la finale du Championnat de France de rugby 2012. Je rends visite à Jean-Pierre, lui aussi grand amateur de rugby. N’y croyant pas, il réussit l’exploit, par connaissance d’une connaissance, de trouver à Ndangane, petit village loin du tout, une famille sénégalaise qui nous accueille dans sa maison, afin de pouvoir regarder le match diffusé par Canal+. La situation est surréaliste. Être chez des gens que ni l’un ni l’autre ne connaît et au bout du monde pour regarder un match qui monopolise leur télévision. Cette expérience est aussi impossible qu’impensable en Europe, recevoir des étrangers installés dans votre salon pour profiter de la chaîne TV de leur choix ! »

 

 

Philippe Muratet est né en 1958. Montalbanais de naissance et Appaméen d’origine, attiré par l’armée, il goûte aux enfants de troupe à Aix puis à la Gendarmerie pour son service militaire et atterrit au sein de la Police Nationale.

Ah, les écoles de police, il les a connues, celle de gardien de la paix puis celle des « enquêteurs » et enfin celle des inspecteurs de police, aux côtés d’Olivier Marchal, tout cela en 1979 !

Il fait ses armes au commissariat de police de Vincennes durant 7 ans où il découvre le judiciaire de base en évitant les irlandais en 1982 Ensuite, il fait un bond énorme en allant découvrir le travail de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) avec ses filatures, ses déplacements d’appui en province et des « clients » plus aguerris et plus retors. Enfin, il choisit une vie plus agréable pour sa famille et pour lui, en rejoignant le SRPJ de Toulouse en division criminelle (1991-2004).

Puis souhaitant diversifier ses horizons professionnels, il choisit de partir à l’étranger avec le Service de Coopération Technique International de Police (SCTIP), et est affecté durant 3 ans à Madagascar puis 5 ans au Sénégal où il prend une retraite anticipée en 2012.

Si la vie d’un flic de police judiciaire est riche en affaires et en anecdotes, elle reste commune à nombre de ceux qui y ont travaillé. En revanche, une vie de flic à l’étranger est moins banale.

C’est ainsi qu’en 2015, il a eu l’envie de faire découvrir cette expérience méconnue et s’est plongé dans l’écriture avec sa seule mémoire comme aide. En 2018, il rencontrait un éditeur qui lui donnait sa chance et était publié, avec une superbe et généreuse préface de Monsieur Jean-Christophe RUFIN. Son père disparu, amateur de lecture et féru de langue française, n’en serait pas revenu d’apprendre cela.

Émotion, Histoire, Philosophique, Roman

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Marion Denesle (Auteur)
Broché – 24 mars 2020
Éditeur : Independently published

Et si je vous disais qu’une partie de votre histoire s’est créée bien avant votre naissance ? Vous êtes sceptique ?
Léo, jeune adulte de 23 ans mal dans sa peau, n’y croyait pas non plus, avant de retrouver un carnet appartenant à son grand-père dans la maison familiale, après une chute de ce dernier. Cette découverte et sa rencontre avec l’infirmière s’occupant de son aïeul seront pour Léo le début d’un questionnement personnel : Qui était George, élève sourd élevé dans un institut catholique ou encore Michael, peintre des années folles que son grand-père a dépeint dans cet étrange carnet ? Et pourquoi l’infirmière s’évertue à penser que son grand-père a caché toute sa vie sa véritable identité ? Entre récits inventés, rêves inachevés et étranges découvertes, Léo comprendra que c’est finalement sa propre vie qui est impliquée et qu’il n’y a qu’un pas entre fiction et réalité. Commencera alors pour lui une quête, celle de la vérité, sur lui, mais aussi sur ces inconnus du passé.

Thème peu connu du grand public, j’aborde dans ce livre la notion de psychogénéalogie qui rend hommage au proverbe qui en fait le titre du livre : « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre ».

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Certains romans sont voulus.
D’autres sont attendus…
Et puis il y a ceux qui vous tombent du ciel par hasard !
Mais sont-ils vraiment des hasards ?

Ce roman est donc véritablement venu à moi. Alors que je ne m’y attendais pas.

Quel magnifique premier roman !
Du style, de la maitrise et une écriture très fluide qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

Marion m’a emmené comme Léo à travers une enquête “généalogique” pleine de rebondissements au fil de l’histoire. Je l’ai dévoré comme si c’était d’un polar… Mais pas n’importe lequel. Ici, pas de meurtres, pas de sang, pas de coupables.

Ou plutôt, oui !
Il y a bien des coupables, mais ils sont partout.
Ce sont vos parents, vos grands-parents, vos oncles, vos tantes. Désormais plus personne n’est innocent…
À travers plusieurs générations, l’auteur et tous ses personnages, nous met au défi de savoir où elle va, elle joue avec nous et retombe à chaque fois sur ses pieds. Histoire gigogne qui va vous mener là où vous ne l’attendez pas et ce sera à chaque fois une véritable surprise.

Qui est qui ?

Quel lien existe-t-il entre Michael, jeune peintre homosexuel, Rose internée dans un asile psychiatrique car elle entend des voix, William le grand-père bègue, M. et Mme Sadioce, tous les deux sourds et Léo qui souffre de dysorthographie ?

Ne cherchez pas… Ne cherchez plus !
La solution se trouve uniquement dans ce roman très poétique porté par l’amour d’une jeune infirmière…

Si vous êtes comme moi, vous n’aurez de cesse de faire des recherches en parallèle de votre lecture. Et comme moi vous serez alors surpris au fur et à mesure. Est-ce bien un roman que je viens de terminer ? Je me pose encore tout un tas de questions. Finalement nous devrions tous être concernés.

Pour moi, il y aura, un avant et un après “La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre” !

Merci Marion pour cette aventure hors du commun.

Coup de cœur, à lire absolument !

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Extrait :

« Je me réveillais quelque temps plus tard, tiré du lit par le froid et la faim. La nuit était tombée et l’odeur d’humidité se faisait plus présente encore. Paul lisait toujours dans son coin, sa lampe à huile se mouvant sur les murs du dortoir et créant des formes imaginaires. Je l’observais, il paraissait toujours la calme indifférent, comme si rien ne l’impactait. Je ne savais pas s’il avait des frères les sœurs, mais la solitude qui émanait de lui me faisait penser que non. Peut-être trouvait-il du réconfort dans les livres. Je le voyais froncer les sourcils de temps à autre, et je souris en découvrant qu’il avait un tic, celui de se toucher le sourcil dès qu’il réfléchissait. Père Léopold interrompit ma contemplation en pénétrant dans le dortoir :
– L’heure du dîner a sonné, dit-il. Il se mit alors à rire, et n’eut nul besoin d’expliquer pourquoi, nous nous esclaffions déjà. C’était un comble pour nous qui étions sourds, que d’entendre l’heure du dîner sonner. »

 

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre

 

 

Noir, Thriller, Thriller psychologique

Urbex Sed Lex

Christian Guillerme (Auteur)
Broché – 18 juin 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après son premier roman “La corde de mi”, qui m’avait électrisé les poils de mes bras durant ma lecture, je me devais de suivre Christian Guillerme sur ses sorties suivantes. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté la proposition de Joël, des Éditions Taurnada, découvrir son dernier roman, “Urbex Sed Lex” qui sort aujourd’hui, jeudi 18 juin 2020.

La première question que je me suis posé avant de recevoir le livre, Urbex Sed Lex, qu’est-ce cela voulais dire ?

Tout d’abord, Urbex (mot que je ne connaissais pas) : C’est l’abréviation de l’anglais « urban exploration » (exploration urbaine). C’est une pratique qui consiste à visiter des lieux qui ont été construits et délaissés par l’homme. Usine désaffectée, manoir abandonné, parc d’attractions oublié, les lieux peuvent être très variés et se cachent le plus souvent dans des régions reculées et peu touristiques.

Sed Lex : Mais la loi. Qui en soit ne veut rien dire !
Mais en cherchant encore, j’ai trouvé “dura lex, sed lex” qui signifie, “La loi est dure, mais c’est la loi”.
Ça y était, j’en avais l’eau à la bouche… Vivement que le livre arrive.

Dès les premières lignes Christian m’a entraîné dans un tourbillon infernal !
Phrases incisives, chapitres très courts, de l’action, de la violence bien sûr, le tout bourré d’adrénaline.
C’est très visuel. Je n’ai pas eu le temps de me poser trop de questions…

Un thriller addictif sans temps mort, qui m’a de nouveau fait passer par différentes réactions physiques. L’angoisse évidemment, car même si nos quatre héros (Théo, Fabrice, Chloé et Carine) sont malmenés durant le récit, l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur au niveau des émotions. Je me suis surpris plusieurs fois à vouloir me ronger les ongles. Le récit est très bien construit et même si le but est un peu attendu, la tension reste présente jusqu’à la toute dernière ligne… Impossible de m’arrêter, j’étais suspendu, le souffle court jusqu’au bout !

Amateurs de sensations fortes, oserez-vous vous frotter aux ombres malfaisantes de ce roman ?

Frissons garantis !

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Extrait :

« Après plusieurs minutes intenses de fuite, le besoin de reprendre leur souffle se fit ressentir. Ils étaient conscients que la peur empêchait leurs muscles de s’exprimer au mieux de leur potentiel. En temps normal, ils pouvaient courir ainsi beaucoup plus longuement et efficacement, mais le cerveau, encombré par des pensées inavouables, leur envoyait des informations de mouvement parasitées, les ralentissant. Ils décidèrent une nouvelle fois d’effectuer une courte pause. Chloé en profita pour emmener Fabrice à part. Elle attendit de retrouver une respiration coordonnée, les mains sur les hanches avant de parler. “Fabrice, commença-t-elle, Theo ne va pas bien du tout, il souffre énormément et chaque foulée lui arrache un petit cri. J’ai peur pour son épaule, ça doit être beaucoup plus grave que ce qu’on croit”. »

 

 

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise. Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Fantastique, Frisson horreur, Philosophique, Thriller

Et si demain n’existait plus ? Diane

Tome 2
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 19 avril 2019
Éditeur : Independently published

À travers le monde entier, une guerre se prépare entre les clans de Chasseurs et la W.C.C. désireuse d’en finir coûte que coûte avec ces êtres qui se proclament les « Enfants de la Terre ». Entièrement nue et amnésique, Diane se réveille au beau milieu d’une forêt et se trouve aidée par un groupe de la W.C.C. dont les membres sont loin d’imaginer qu’ils viennent de faire entrer le loup dans la bergerie. Si sa mémoire semble fragile, son instinct de meurtrière refait surface et cette fois-ci, Diane est bien décidée à se venger de ceux qui l’ont trahie et à percer le mystère de sa seconde résurrection.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Pour me remettre l’intrigue de l’histoire en tête, et avant de commencer ce tome 2, il a fallu que je relise le tome 1 qui racontait l’histoire de Marie, et que j’avais beaucoup aimé… Dans celui-ci, comme on peut se douter, l’histoire va se concentrer davantage sur la vie de Diane, mais pas seulement !

Un tome 2 dans la continuité du premier, avec quelques “petits” plus.
L’univers reste le même que le précédent bien sûr, mais ici l’écriture est plus incisive, avec de nombreuses scènes très violentes, scènes de viols, beaucoup de combats très sanglants…
Le monde entier est en reconstruction, la population essaye de retrouver un équilibre après que la Terre mère ne détruisent et n’engloutissent des villes entières. Elle a ramené aussi de nombreux morts qu’elle a ressuscité afin de punir les hommes du mal qu’ils lui ont fait.

Diane, femme battue jusqu’à la mort, revient à la vie…
La Terre mère a encore de nombreux projets pour elle.

Comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé comment Ludovic fait intervenir la Terre dans le récit !
Une Terre qui pense, une Terre qui réagit.
Je n’en dis pas plus, pour ne rien dévoiler…

400 pages qui se lisent à toute vitesse tant le rythme est soutenu. Et comme pour le premier tome, Ludovic nous amène à réfléchir et a nous poser beaucoup de questions sur notre façon de vivre.

Ce récit apocalyptique va vous en faire voir de toutes les couleurs.
Beaucoup d’actions et de suspense. Il devrait ravir tous les fans de Thriller et de fantastique !

Tantôt poétique, tantôt philosophique, cet opus baigne dans la violence !
Je n’ose imaginer ce qu’il en sera du 3e, “Katia”

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Extrait :

« Mon fils, je peux te pardonner tes fautes, car tu as la turbulence de l’enfance. Je peux sentir ta colère envers moi, mais comprends que le jour viendra où à mon tour, je deviendrai la furie dévastatrice et je te rendrai, sans nul doute, au centuple les coups que tu m’as donné ! Je suis l’espoir avant le désespoir, le calme avant la tempête… D’un seul claquement de doigts, j’ai ce pouvoir en moi, de transformer ton paradis en enfer : cherche moi et tu me trouveras ! »
Ainsi parla la Terre au première homme.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Émotion, Histoire, Roman de terroir, Romance

Le défi d’Apolline

Nathalie Brunal (Auteur)
Broché – 26 mai 2020
Éditeur : Nouvelles Plumes

1898. Apolline, jeune fille de la bonne société canadienne, est en âge de se marier. Mais à 22 ans, Elle ne cesse d’évincer les prétendants que lui présentent ses parents. Une révolte que n’admet pas sa mère… Quand celle-ci apprend qu’une cousine, enceinte et mère de deux jeunes enfants, vient de perdre son mari dans l’éboulement d’une mine, elle est persuadée de tenir le chantage qui fera plier Apolline : se marier ou partir aider cette cousine qu’elle ne connaît pas. À la surprise générale, Apolline quitte son quotidien pour les contrées lointaines du grand Ouest. Elle qu’il n’a connu que le confort feutré de son hôtel particulier découvre la rudesse d’un monde encore sauvage. Et si cette épreuve était l’occasion pour elle de se réapproprier son destin, et pourquoi pas de croiser l’amour ?

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Souvent, on me demande si je suis uniquement un lecteur de thriller.
Eh bien non !
Je suis un lecteur d’émotions.

Pour pouvoir entrer pleinement dans un roman, j’ai vraiment besoin être touché, d’avoir la larme à l‘œil, d’avoir peur, de réagir, d’être en colère, de sourire et même de rire parfois. Alors, quand le lecteur que je suis, tombe sur ce genre de roman, il ne peut être que comblé…

“Le défi d’Appoline” fait partie de ces romans qui donnent l’impression d’être “lu” en cinémascope.

Quelle aventure !
Quelle force dans les personnages !
C’est un récit au dépaysement garanti…

Dès les premières lignes, je me suis très vite rendu compte que je tenais en main un livre qui risquait de me bouleverser. Le ton donné au texte, le rythme, le vocabulaire choisi en adéquation avec la haute bourgeoisie du 19e siècle, un coté historique pas désagréable du tout, et les descriptions de la nature du Grand Ouest canadien enveloppant le récit. Même la neige m’a paru palpable.

Vivant dans hôtel particulier avec un père banquier, une mère qui se doit à une rigueur imposée par son statut et une jeune sœur qu’elle aime, sans le savoir Appoline étouffait dans son quotidien. Il aura fallu un chantage imposé par sa mère pour qu’elle puisse se découvrir. Et telle une porte ouverte devant elle, Apolline va découvrir un nouvel horizon, une nouvelle vie… sa vie !

Je ne dirai rien de plus pour ne rien dévoiler. Dans le récit de Nathalie, tout est important, tout est à sa place et vous en dire plus serait finalement vous desservir…

La seule chose que je me dois d’ajouter, c’est qu’Apolline va me manquer. J’ai été triste qu’elle me quitte déjà. Elle mérite encore de vivre de belles et nombreuses aventures

Vous aimez, les personnages forts, les belles histoires et le dépaysement ?
N’hésitez pas, ce roman est une véritable réussite, un message d’espoir pour les femmes…

Un grand merci Nathalie, pour ce très beau voyage dans le temps !

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Extrait :

« Je le rejoignis et il nous recouvrit de deux épaisses couvertures. Collée contre lui, la chaleur de son corps me réchauffa. Cette promiscuité entre un homme et une femme n’était pas concevable sauf qu’aujourd’hui, il en allait de notre survie. Millie qui cuisinait toujours en grande quantité nous permit de nous restaurer. Le thé refroidit ne me revigora pas, mais accompagna les biscuits qui avaient durci à cause du froid. La nuit était tombée, plongeant la nature dans l’obscurité. Les bruits de la forêt s’éveillèrent comme par magie et le vent qui soufflait dans les arbres jouait avec mes nerfs. Je ne nous voyais pas sortir vivants de cette grotte. Jack tentait de m’apaiser et d’apprivoiser mes peurs, en vain. »

 

 

Nathalie Brunal est assistante maternelle de fonction et maman de deux enfants. Elle est passionnée des mots depuis sa plus tendre enfance. Lectrice compulsive, elle passe de l’autre côté du miroir en 2017 en se lançant un défi personnel, celui d’écrire un roman qui lui ressemble. « Une tragique fête des fraises » voit le jour en auto-édition sur la plate-forme Amazon. Dans son univers se mêlent amour, humour et espoir. À ce jour, neuf romans ont été auto-publiés.

Émotion, Romance

Love Connection

Sophia Dilorenzo (Auteur)
Broché – 15 mars 2019
Éditeur : Something New

Veuve depuis quelques années et plutôt solitaire, Jacqueline reçoit de la visite pour les vacances d’été.
Obnubilé par les réseaux sociaux, son petit-fils lui offre ainsi l’occasion de découvrir les joies d’Internet et de ses moyens de communication.
À la fois intriguée par le concept et audacieuse, elle utilise un subterfuge qui l’amène à discuter avec un jeune et séduisant photographe.
De ces échanges vont naître une belle histoire mais surtout d’inattendus rebondissements…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

“Love Connection” est le premier roman de Sophia Dilorenzo.
En commençant j’avais peur de tomber sur une sorte de romance contemporaine avec du sexe et des ébats sauvages à chaque chapitre… (lol, je plaisante)
Pas du tout ! Et c’est tant mieux !!!

Dès les premières pages, grâce aux personnages attachants, je me suis laisser embarquer doucement dans cette “petite” histoire adorable, d’une grand mère qui tombe amoureuse d’un jeune photographe.

L’écriture est fluide, émotion, humour, un peu de sensualité, beaucoup de petit tracas familiaux. Bref, tous les bons ingrédients pour faire un bon “feel good”. Julien le petit-fils de Jacqueline va lui faire découvrir les réseaux sociaux. Intriguée par cette “nouvelle” fenêtre sur la vie, elle contacte un jeune et sexy photographe bouleversant sa vie familiale. S’en suivront tout un tas de confusions et de chassés-croisés !

Tous les ingrédients sont là.
C’est agréable à lire. J’ai souri, j’ai été ému, j’ai eu l’impression de côtoyer des amis du quotidien, des voisins, de la famille parfois.
Mais il m’a manqué un petit quelque chose.

Je pense que j’ai eu peu de mal à entrer dans l’histoire à cause de l’utilisation de la troisième personne, et puis le roman est beaucoup trop court. Sophia n’a pas développé ses personnages comme elle aurait pu avec quelques pages de plus.
J’ai aussi ressenti comme une sorte de timidité dans son écriture. Sans que cela ne se justifie. Est-elle due au fait que cela soit un premier roman ?
Si c’est bien cela, alors nous risquons, au fil de ses romans de voir Sophia prendre de l’assurance, de s’affirmer petit à petit comme la belle personne qu’elle est, et elle nous racontera de très belles histoires, j’en suis sûr…

Alors, il ne me reste plus qu’à prendre rendez-vous et de voir jusqu’où, elle nous emmènera !

“Love Connection” est un livre très agréable à lire et qui fait du bien au cœur.

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Extrait :

« Alors que Julien s’est déconnecté, le photographe est plus que perplexe. Tout devient de plus en plus étrange dans cette famille… Bien qu’il se soit attaché à la grand-mère qui semble vraiment adorable, il en revient par moments à regretter ce fameux jour où il a sympathisé avec le jeune homme. C’est alors qu’un souvenir lui revient en mémoire. Lorsqu’il avait revu Jacqueline chez elle pour les photos, quelque chose dans son visage lui avait semblé familier. Oui, ça y est ! La petite dame qui était tombée et avec qui il avait pris un café le jour du rendez-vous raté avec Julien, c’était Jacqueline ! Son sourire… mais que signifiait donc tout cela ? »

 

 

Sophia Dilorenzo a 44 ans, célibataire et sans enfants. Depuis deux ans, elle est correctrice et traductrice en italien. Passionnée depuis toujours par l’écriture, elle écrit son premier roman « Love connection » publié en octobre 2018 chez SEE.

Émotion, Noir, Thriller

L’heure du néant

Nelly Topscher et Christian Guillerme (Auteurs)
Broché – 23 avril 2020
Éditeur : Art en Mots Éditions

Deux auteurs vous entraînent dans leur univers où la noirceur prévaut. Chaque nouvelle évoque le dernier instant qui vous fait basculer dans la folie, ou la mort. Dans cette existence ou dans une autre, dans un train, ou un avion, dans un couple ou seul, la ligne de vie apparaît fragile et il suffit d’un rien pour que tout bascule vers le néant. Depuis 2017, Nelly Topscher et Christian Guillerme ont participé à de nombreux concours de nouvelles, avant d’être édités, il vous offrent aujourd’hui un éventail de leurs courts écrits. Plongez dans leur univers sombre, oppressant et angoissant.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Contrairement à ce que je pensais avant d’ouvrir le livre, Nelly Topscher et Christian Guillerme, n’ont pas écrit ce recueil de nouvelles à quatre mains… En effets ils alternent à tours de rôle huit nouvelles, chapitres après chapitres… Chacun avec son propre style.

Je connais déjà l’écriture vive, sombre et pointue (que j’apprécie beaucoup) de Christian, capable en quelques mots de me transporter dans un monde où la violence peut se cacher derrière chaque ligne, la mort derrière chaque mot. Ses nouvelles vont vous angoisser, vous étouffer, vous effrayer…

Par contre avec ce livre je découvre l’écriture de Nelly et quelle belle surprise !
Tout en délicatesse… La lecture est fluide et très agréable et comme chez Christian, la mise en place des éléments clés arrive très vite et finit en apothéose. Les histoires sont prenantes, l’amour est présent régulièrement, avec beaucoup d’émotions, mais chez elle aussi la mort rôde…

Quel agréable moment de lecture !
Nelly et Christian m’ont fait voyager en passant par un large éventail d’émotions.
Que demander de plus ?

Embarquez donc avec eux, pour des histoires effrayantes, passionnantes, pleines d’imagination et d’émotions où les personnes et les situations ne sont jamais vraiment tout à fait ce qu’elles paraissent être…

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Extraits :

« Décidément, le thriller surnaturel dans lequel il est plongé le déconnecte complètement du monde extérieur. Et les écouteurs qu’il porte sur les oreilles n’arrange rien, immersion totale sur fond de hard rock. Cette lecture en musique est sa drogue matinale, histoire d’oublier la longueur du trajet. Il s’étire, ôte doucement le casque audio pour le pendre à son cou et regarde autour de lui comme s’il voyait le wagon pour la première fois. Il sourit intérieurement, comme chaque jour de la semaine, il monte dans la rame en automatique à Torcy. Tout ce qui importe est de retrouver sa place habituelle, tranquille, au fond de l’étage, à l’extrémité d’un wagon, pour vite replonger dans sa lecture. »

« La nuit est déjà bien entamée quand je décide d’éteindre la télévision, pour aller me coucher. Je nourris le chat au passage, et me dirige vers la chambre. Mon regard est attiré par une photo en noir et blanc. Elle représente une femme, à moitié nue, enroulée dans un drap gris. Son ventre est découvert. Son attitude lascive laisse présager que sa poitrine est nue, offerte à tous les regards. »

 

 

Nelly Topscher s’est d’abord fait connaitre avec ses romances, puis Dark romance. En s’essayant au thriller, un retour magique s’est opéré. Elle excelle dans le domaine et n’a pas finit de vous surprendre.

Christian Guillerme connu pour son titre « La corde de Mi », est un auteur de thriller à l’avenir prometteur.

 

Émotion, Histoire, Noir, Thriller historique

Block 46

Johana Gustawsson (Auteur)
Broché – 21 octobre 2016
Éditeur : Bragelonne

Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a conquis plus de dix pays. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Cela faisait un moment que ce livre me narguait dans ma PAL.

Ma première impression, le style de l’auteur est très fluide, les chapitres courts donnant du rythme, avec un va-et-vient passé/présent bien ficelé. Une histoire captivante menée avec beaucoup d’émotion de manière très habile. Je me suis laissé embarquer facilement malgré les nombreux personnages du récit.

J’ai beaucoup aimé aussi l’alternance entre l’enquête et la progression du « tueur » dans le temps.

Johana Gustawsson joue avec le lecteur. Elle fait monter la pression, en dévoilant au fur et à mesure les atrocités commises par les nazis à Buchenwald, et en parallèles les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série.
Au bout d’un moment, j’ai trouvé les deux coupables. Je me suis dit “C’est dommage, c’est bien écrit, mais le suspense est vite tombé”.  J’ai continué le roman bien sûr, appréciant le coté littéraire, mais surtout fier “pour une fois” d’avoir trouvé l’énigme assez vite !

Puis une nouvelle accélération dans l’enquête. Et…

… Je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé.
Bravo Johana, tu m’as bien eu !!!

Et, éclate encore la magie de l’écrivain, par petites doses régulièrement insufflées, tu nous as menée là où tu le voulais et ce n’en est que mieux !
Excellent final donc, que je n’ai pas vu venir du tout !
Johana tire les ficelles de son thriller n’hésitant pas à nous mener (avec joie sûrement) vers de nombreuses fausses pistes !

Un premier roman haletant que je conseille à tous les lecteurs de thrillers.
Avec ce genre de récit, une fois que je suis ferré, j’ai beaucoup de mal a décrocher.
Quel bonheur… Merci Johana.

Il ne me reste plus qu’à passer aux suivants !

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Extrait :

« Il pose des gazes autour des orbites et de l’ouverture qu’il a tracée dans le cou de l’enfant. Avec une lingette antiseptique, il lui nettoie le front, le nez et les joues marbrées de traces sombres. Puis les épaules, le buste et le nombril, où il dépose délicatement une boule de coton pour absorber le sang. Il jette le coton imbibé et termine le nettoyage avec une lingette propre enroulée au bout de son doigt, qu’il passe dans les méandres des oreilles, sur les ailes du nez et dans les plis du nombril strié.
Il hôte la combinaison blanche, le masque, les couvre-chaussures et la charlotte, et se faufile dans le petit coin-cuisine aménagé juste à côté de l’atelier. Il attrape une olive qui traîne dans un ramequin de terre cuite et, tout en la grignotant, tranche le citron vert qu’il laisse toujours sur l’évier. Il jette la rondelle dans son verre et la noie sous de l’eau pétillante. Il en avale une lampée en fermant les yeux. Les bulles frémissent sur sa langue et rebondissent sur son palais.
Bon sang, qu’il avait soif. »

 

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Johana Gustawsson participe à l’écriture d’une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle co-écrit le thriller “On se retrouvera”.

Elle publie chez l’éditrice Lilas Seewald en 2015, “Block 46”, son premier roman policier, qui mélange les genres policier et historique et a pour héroïnes Emily Roy et Alexis Castells, deux enquêtrices.

Elle est invitée en 2016 au 8e Festival international des littératures policières de Toulouse, et présente à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2017 et à la 21e édition de Polar Lens. Elle anime également la même année un café littéraire à l’occasion de la 3e édition du salon du livre d'(‘H)ivers à Louvigné-du-Désert.

Le deuxième titre des enquêtes de Emily Roy et Alexis Castells, “Mör”, est publié en mars 2017.

Après avoir vécu 7 ans à Paris, elle part vivre à Londres en 2009, et y vit avec son fils et son mari suédois.

Émotion, Noir

Mamie Luger

Benoît Philippon (Auteur)
Broché – 9 mai 2018
Éditeur : Les Arènes

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave. Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Une fois n’est pas coutume, mais pour la première fois ce n’est pas vous qui avez eu la primeur de “Mon Ressenti” !
En effet, dès la fin de ma lecture, encore baigné de l’émotion que j’avais en moi, j’ai tout de suite contacté Benoît Philippon.

“Bonjour Benoît,
On peut dire que tu m’auras bien eu !!!

Hier soir, après une longue série de lectures fortes en émotions, je me suis dit qu’il était temps de « passer » à Mamie Luger, pour m’aérer un peu la tête !
Et, dès la première page mon premier sourire est arrivé, très vite rejoint par beaucoup d’autres et même certains éclats de rire, carrément !!!
Mais, ce que je n’ai pas tout de suite senti venir, ce sont les émotions, qui petit à petit, m’ont imprégné, puis étouffé me tirant des larmes des yeux…
Quel bonheur de lecture.

Un roman qui se voulait « léger », mais très poignant finalement…
Je voulais juste te dire merci.
Merci pour ces quelques heures passées avec Berthe (le prénom de ma grand-mère !), sacré personnage qui va me manquer !

Que vivent encore longtemps les livres comme le tien !

Je t’embrasse.
Prends bien soin de toi et des tiens…”

Alors oui, j’ai ri et j’ai pleuré.
Oui, j’ai adoré cette grand-mère hors du commun. Son franc parler, son coté direct du haut de ses 102 ans…
Cette histoire m’a pris aux tripes, et les a retournées.

Berthe a vécu toute sa vie à la recherche de l’amour.
Et un jour elle l’a trouvé…
De son premier mari, qu’elle choisi malgré les conseils de Nana, sa grand-mère, en passant par l’indicible et l’innommable, Berthe profite d’une garde à vue pour nous confier tout son vécu.

Sommes-nous ici vraiment dans un Policier ?
Je ne sais pas, mais qu’importe…
C’est un roman qui relate de thèmes graves de la vie, avec humour, mais pas que, “tout simplement” !

C’est très beau. Je recommande vivement !

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Extraits :

« Merde, que ce garçon était laid, se disait Berthe en préparant la soupe, mais qu’est ce qu’il dégageait ! On aurait dit un Minotaure. Elle épluchait les carottes, aidée par la jolie jeune fille au sourire en forme de soleil. Ces deux mignons déversaient des torrents d’amour, elle devait s’accrocher à sa cuisinière pour ne pas être emportée. L’énergie qui liait ses deux là, Berthe l’avait bien connue. Dans le temps. Les observer s’échanger des œillades au milieu de sa cuisine lui a rappelé ce qu’elle avait perdu, mais elle était heureuse pour eux. Ils avaient la chance de vivre un amour mythologique. Elle avait vécu le sien, elle goûtait le leur, même pour un soir, et cette sensation lui faisait du bien. »

« – Berthe ?
– Oui ?
– Vous venez d’avouer un meurtre, là.
– Et ?
– Et c’était pas un nazi, celui-là.
– Donc ?
– Eh bien, c’est grave.
– Pourquoi ?
– C’est hors-la-loi, Berthe. Encore la loi.
Ventura brandit l’étendard de l’évidence avec une indéfectibilité remarquable.

– Oh, c’est bon, y a prescription, non ?
Le boomerang du droit pénal, revient en pleine gueule de l’inspecteur.
– Dans ce cas précis, effectivement. Seulement je vous rappelle que vous avez tiré sur votre voisin ce matin, en plus de mes troupes. Même s’il est encore vivant celui-là, les magistrats pourraient qualifier votre comportement de dangereux pour la société… »

 

 

Né en 1976, Benoît Philippon grandit en Côte d’Ivoire, aux Antilles, puis entre la France et le Canada. Il devient scénariste puis réalisateur pour le cinéma. Après Cabossé publié dans la Série Noire, Mamie Luger est son deuxième roman noir, suivi de Les Arènes en 2020.