Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

2020_043_Metzker Ludovic - ET SI DEMAIN N'EXISTAIT PLUS ? 3 - Katia.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Fantastique, Frisson horreur, Philosophique, Thriller

Et si demain n’existait plus ? Diane

Tome 2
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 19 avril 2019
Éditeur : Independently published

À travers le monde entier, une guerre se prépare entre les clans de Chasseurs et la W.C.C. désireuse d’en finir coûte que coûte avec ces êtres qui se proclament les « Enfants de la Terre ». Entièrement nue et amnésique, Diane se réveille au beau milieu d’une forêt et se trouve aidée par un groupe de la W.C.C. dont les membres sont loin d’imaginer qu’ils viennent de faire entrer le loup dans la bergerie. Si sa mémoire semble fragile, son instinct de meurtrière refait surface et cette fois-ci, Diane est bien décidée à se venger de ceux qui l’ont trahie et à percer le mystère de sa seconde résurrection.

 

2020_042_Metzker Ludovic - ET SI DEMAIN N'EXISTAIT PLUS ? 2 - DIANE.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Pour me remettre l’intrigue de l’histoire en tête, et avant de commencer ce tome 2, il a fallu que je relise le tome 1 qui racontait l’histoire de Marie, et que j’avais beaucoup aimé… Dans celui-ci, comme on peut se douter, l’histoire va se concentrer davantage sur la vie de Diane, mais pas seulement !

Un tome 2 dans la continuité du premier, avec quelques “petits” plus.
L’univers reste le même que le précédent bien sûr, mais ici l’écriture est plus incisive, avec de nombreuses scènes très violentes, scènes de viols, beaucoup de combats très sanglants…
Le monde entier est en reconstruction, la population essaye de retrouver un équilibre après que la Terre mère ne détruisent et n’engloutissent des villes entières. Elle a ramené aussi de nombreux morts qu’elle a ressuscité afin de punir les hommes du mal qu’ils lui ont fait.

Diane, femme battue jusqu’à la mort, revient à la vie…
La Terre mère a encore de nombreux projets pour elle.

Comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé comment Ludovic fait intervenir la Terre dans le récit !
Une Terre qui pense, une Terre qui réagit.
Je n’en dis pas plus, pour ne rien dévoiler…

400 pages qui se lisent à toute vitesse tant le rythme est soutenu. Et comme pour le premier tome, Ludovic nous amène à réfléchir et a nous poser beaucoup de questions sur notre façon de vivre.

Ce récit apocalyptique va vous en faire voir de toutes les couleurs.
Beaucoup d’actions et de suspense. Il devrait ravir tous les fans de Thriller et de fantastique !

Tantôt poétique, tantôt philosophique, cet opus baigne dans la violence !
Je n’ose imaginer ce qu’il en sera du 3e, “Katia”

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Extrait :

« Mon fils, je peux te pardonner tes fautes, car tu as la turbulence de l’enfance. Je peux sentir ta colère envers moi, mais comprends que le jour viendra où à mon tour, je deviendrai la furie dévastatrice et je te rendrai, sans nul doute, au centuple les coups que tu m’as donné ! Je suis l’espoir avant le désespoir, le calme avant la tempête… D’un seul claquement de doigts, j’ai ce pouvoir en moi, de transformer ton paradis en enfer : cherche moi et tu me trouveras ! »
Ainsi parla la Terre au première homme.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
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Émotion, Histoire, Philosophique

La supplication

Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse
de Svetlana Alexievitch (Auteur)
Poche – 5 octobre 2016
Éditeur : J’ai lu

« Des bribes de conversations me reviennent en mémoire… Quelqu’un m’exhorte :
― Vous ne devez pas oublier que ce n’est plus votre mari, l’homme aimé qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination. Vous n’êtes pas suicidaire. Prenez-vous en main ! « 
Tchernobyl. Ce mot évoque dorénavant une catastrophe écologique majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a suivi l’explosion de la centrale ?
Svetlana Alexievitch nous laisse entrevoir un monde bouleversant : celui des survivants, à qui elle cède la parole. L’événement prend alors une tout autre dimension.
Pour la première fois, écoutons les voix suppliciées de Tchernobyl.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’ai eu beaucoup de mal à trouver des mots simples, des mots justes pour parler de ce livre. Il m’a énormément touché…
Du léger frisson sur les bras, à l’horreur au point de fermer les yeux.
Combien de larmes ai-je retenues jusqu’au point final ?
Combien de fois me suis-je levé pour marcher et respirer un coup ?

Ce n’est pas un roman.
C’est une compilation d’interviews toutes plus instructives et intéressantes les unes que les autres. C’est un concentré de douleur et d’amour, d’humanité et de monstruosité, de résignation et de colère…
Tristesse et colère, oui, c’est ça. C’est ce que je retiendrai finalement de cette lecture.

Je ne connaissais pas non plus le terme de « roman de voix » pour qualifier le travail d’un ouvrage par des témoignages.

Svetlana Alexievitch a utilisé des voix intimes et sans autre vêtement que celui d’une vérité émotionnelle propre. L’ouvrage tisse au fur et à mesure des paroles retranscrites sans fioritures. Grâce à ces multiples échanges, j’ai vu une URSS qui se divisait entre les adorateurs de Staline et les nouvelles générations, qui ne tendent plus vers les mêmes idéaux ; mais j’entendais aussi ces enfants devenus grands et auxquels les guerres ont laissé le goût de souvenirs amers ; le ressente des combats de ces populations pour l’amour de leur patrie. Ce livre se dresse d’empathie sous des non-dits qui sont devenus traumatismes, comme le fut le triste événement de Tchernobyl…
Le seul but de notre romancière de voix parait d’être honnête et de se battre, même si son arme est la plume et celle des interrogés, leurs souvenirs.
Et bien qu’elle ne se décrive pas comme une héroïne, elle n’en reste pas moins, une porteuse de lumière.
Rien n’est foncièrement mauvais ou bon et c’est pour cela qu’il est bien loin d’être simple d’expliquer les faits…
D’où l’importance des témoignages…
Et tous les témoignages recueillis convergent vers cette idée d’impuissance mais aussi d’inexpérience, de vérité cachée…
Lorsque le 26 avril 1986, un accident se produit à la centrale de Tchernobyl, on envoie les pompiers, comme s’il s’agissait d’un simple incendie. Les pauvres hommes vont ainsi se confronter à la mort.

Que ce soit les habitants de la zone, les militaires, les hommes réquisitionnés pour le “nettoyage”… Nous avons ici une relation du vécu, psychologique et concrète, des victimes. Effarement, incompréhension, inconscience quant à la gravité et aux conséquences… Et par leurs paroles reflet de l’âme Biélorusse : fatalisme, attachement viscéral au système de valeurs de l’époque (1986, juste avant la chute du communisme), avec parfois un côté très naïf, presqu’enfantin.

Si vous voulez sentir les choses de l’intérieur, à lire absolument !

Merci Alexandra Koszelyk, sans toi je serai passé à coté de ce monument littéraire !

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Extrait :

« Je me suis soudain mis avoir des doutes. Que valait-il mieux : se souvenir ou oublier ? J’ai posé cette question à des amis. Les uns ont oublié, les autres ne veulent pas se souvenir parce qu’on n’y peut rien changer. Nous ne pouvons même pas partir d’ici…
De quoi puis-je me souvenir ? Dans les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, les livres sur les radiations, sur Hiroshima et Nagasaki et même sur la découverte de Röntgen on disparu des bibliothèques. On disait que c’était sur ordre des autorités, pour éviter la panique. Il y avait même une blague : si Tchernobyl avait explosé chez les Papous, le monde entier en auraient eu peur… sauf les Papous. Il n’y avait aucune recommandation médicale, aucune information. Ceux qui le pouvait achetaient des comprimés d’iodure de potassium (il n’y en avait pas dans les pharmacies de notre ville : il fallait avoir beaucoup de piston pour s’en procurer). Certains prenaient une poignée de ces comprimés en les avalant avec un verre d’alcool pur. Les secours d’urgence sauvaient ces gens de justesse.
Et puis on a trouvé un signe auquel tout le monde prêtait attention : tant qu’il y avait des moineaux et des pigeons, la ville pouvait être habitée aussi par l’homme. Un jour, j’ai pris un taxi et le conducteur s’étonnait de la manière dont les oiseaux se cognaient contre le pare-brise, comme des aveugles. Comme des fous… Comme s’ils se suicidaient… »

 

 

Prix Nobel de littérature 2015
Svetlana Alexievitch est née en 1948 en Ukraine. Elle a fait des études de journalisme en Biélorussie, où ses parents étaient instituteurs. Sa première publication, La guerre n’a pas un visage de femme, en 1985, sur la Seconde Guerre mondiale, dénoncée comme « antipatriotique, naturaliste, dégradante » mais soutenue par Gorbatchev est un best-seller. Chaque nouveau livre est un événement et un scandale : Les Cercueils de zinc, en 1989, sur la guerre d’Afghanistan, qui la fait connaître en France et sera adapté pour le théâtre par Didier-Georges Gabily ; Ensorcelés par la mort, en 1993, sur les suicides qui ont suivi la chute de l’urss ; et La Supplication, en 1997, sur Tchernobyl. Elle vit de nouveau à Minsk, après un long séjour à Berlin.
Son ouvrage La Fin de l’homme rouge. Le temps du désenchantement (Actes Sud, 2013), sur la fin de l’urss et ce qui a suivi, a été classé meilleur livre de l’année 2013 par le magazine Lire et a reçu le prix Médicis Essai.

Émotion, Fantasy, Philosophique

La Moïra

Intégrale : La louve et l’enfant, La guerre des loups, La nuit de la louve
de Henri Loevenbruck (Auteur)
Broché – 4 octobre 2017
Éditeur : J’ai lu

Aléa, jeune orpheline solitaire, dérobe un jour une bague qui lui confère des pouvoirs étranges. Politiciens et religieux convoitent autant qu’ils redoutent cette élue aux facultés uniques… Serait-elle appelée à devenir le Samildanach, l’élu des druides, à qui revient la charge de façonner l’avenir du monde ? La guerre est proche et gronde, le destin de l’île de Gaelia est sur le point de basculer.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’aime beaucoup les romans d’Henri Loevenbruck pour sa diversité des genres, la façon dont il mélange l’histoire et les thrillers, pour l’excellente saison 1 de “Sérum” co-écrite avec Fabrice Mazza, le superbe “Nous rêvions juste de liberté”, mais là, avec “La Moïra” on entre dans la Fantasy pure et dure, dont on retrouve tous les codes du genre !
Cette réédition révisée et augmentée reprend trois livres, “La louve et l’enfant”, “La guerre des loups” et “La nuit de la louve”.

Henri a créé un univers incroyable qui n’a rien à envier à Tolkien.
“Des Druides aux pouvoirs magiques, un nain, des bardes, des loups et bien d’autres”…

Comment Aléa, jeune orpheline qui doit mendier et voler pour survivre dans le comté de Sarre, se retrouve-t-elle au centre d’une histoire incroyable, suite à la découverte d’un cadavre à qui elle a pris une bague. Dès lors avec le Druide Phélim et le nain Mjölln, ils partent vivre des aventures pleines de rebondissements.
Sa quête ? Instaurer la paix sur Gaelia, même si pour cela, elle doit le payer de sa vie. Entre les conflits politiques et les guerres de territoires, avec ses amis, elle va devoir se frayer un chemin à travers de nombreuses intrigues…

Les personnages principaux sont très attachants et émouvants… Mais surtout, tout au long du roman, j’ai été surpris, par certains détails que jamais je n’avais lus dans ce type de roman, qui rendent cette histoire d’autant plus captivante.
On retrouvera bien sûr des batailles, de la magie, mais c’est aussi une très belle histoire d’amour et d’amitiés.

Une histoire épique que je conseille vivement à tous ceux qui ont su conserver leur âme d’enfant.

Il ne me reste plus qu’à me procurer la suite de “La Moïra”, “Gallica”, qui s’avère être aussi une intégrale !

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Extrait :

« La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges oubliés où se croisaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent. Et si un soir d’été, l’âme bienveillante, vous vous allongez dans l’herbe et vous les écoutez le cœur ouvert, vous entendrez peut-être cette histoire d’un autre temps, au pays de Gaelia ; celle de la louve blanche et de l’enfant qu’on appelait Aléa. »

 

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. À 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Émotion, Humour, Philosophique

Une bouche sans personne

de Gilles Marchand (Auteur)
Broché – 5 octobre 2017
Éditeur : Points

De sa lèvre inférieure au tréfonds de sa chemise, il a une cicatrice qu’il dissimule sous une écharpe. Le jour, il compte et recompte des colonnes de chiffres. La nuit, il retrouve Sam, Thomas et Lisa au café. Ses trois amis ne savent rien de lui. Un soir, il décide d’ôter le cadenas de son armoire à souvenirs. Et de raconter avec fantaisie l’empreinte que l’Histoire a laissée sur son corps…

“ On se laisse prendre au jeu de l’imaginaire délirant du narrateur qui cache un traumatisme douloureux, et on finit par rêver avec lui.  »
20 minutes

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Une bouche sans personne, est le premier roman de Gilles Marchand.
Pas le premier que je lis, mais l’un de ceux dont j’avais entendu beaucoup de bien…
Dès les premières lignes, je retrouve le style de Gilles, complètement farfelu, déjanté, mais très profond aussi, tout en étant émaillé d’inventions.

Un comptable se cache la journée au milieu de ses chiffres. Il ne vit qu’à travers ses chiffres, ses nombres qui ne l’ont jamais trahi. Il est plus facile de faire des additions que de parler à des personnes. Lorsque l’on compte, on n’est pas obligé de parler.
Mais, quand le bureau ferme, il est seul et cogite. Pas simple de passer inaperçu avec pareille cicatrice. Alors depuis dix ans, le soir venu, il va dans un bar retrouver ses amis, son visage protégé d’une écharpe qu’il n’hôte jamais. Personne ne sait rien de son passé.

Pourtant, un soir, il va de se dévoiler.
L’homme commence alors à raconter… Sa vie, son grand père Pierre-Jean…
Léger et aérien en apparence, le récit devient le roman d’un homme qui se souvient et survit aux traumatismes d’une vie.

Gilles nous offre ici un roman sur l’amitié, et la solitude. Il jongle admirablement bien avec les ingrédients de la vie créant un roman à la fois léger et profond, humain, et habilement construit, serti d’une écriture poétique, douce et pleine de fantaisie.

Nous ne connaîtrons jamais ni le nom, ni le prénom du narrateur traité à la première personne du singulier.
Mais est-ce bien indispensable ?
N’est-ce pas un outil supplémentaire que nous donne l’auteur afin de plonger avec lui dans son monde ?

Vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce livre !
Magique, fort, et puissant, l’âme de Boris Vian vient parfois se glisser entre certains mots entraînant un mélange de belle écriture et de métaphores justement dosées…

La fin du roman, m’a bluffé et donne à l’ensemble du récit tout son sens, qui sort des sentiers battus. Un premier roman attachant où vaincre l’horreur est une affaire de mots autant qu’une affaire de cœur.
Que c’est bon de lire un livre tout simplement bien écrit, précis et rempli d’humanité.
Je ne peux que vous recommander ce livre.

 

Hier,

Hier, tous mes problèmes me paraissaient si loin
Aujourd’hui, on dirait qu’ils sont là dans le but de perdurer
Oh, je crois en hier

Soudainement, je ne suis pas la moitié de l’homme que j’étais
Il y a une ombre suspendue au-dessus de moi
Oh, hier est venu soudainement

Pourquoi devait-elle partir, je ne sais pas, elle ne l’a pas expliqué
J’ai dit quelque chose de mal, maintenant hier me manque

Hier, l’amour était un jeu tellement facile à jouer
Aujourd’hui j’ai besoin d’un lieu pour m’isoler
Oh, je crois en hier

 
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Extrait :

« Pourquoi n’enlèves-tu pas cette foutue écharpe ? »
Silence. Il continue à me regarder dans les yeux tandis que Sam s’efforce de prendre un air dégagé. Ce n’est pas la première fois qu’ils m’interrogent à ce sujet. Depuis le premier jour, ils me disent que je peux la retirer. « Il fait trop chaud dedans », « Tu auras froid en sortant », « On est entre amis, tu n’as rien à craindre »… Ils sont revenu plusieurs fois à la charge sans trop insister et finissant par s’excuser de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Je n’ai jamais cédé. Il n’y a pas de négociation possible, parce que je n’ai rien à y gagner. Et on ne négocie pas avec les amis.
Pourtant, ce soir c’est différent. Il y a autre chose. Pas de la pitié, mais quelque chose qui flotte dans l’air, entre le comptoir, la réserve, notre table et la porte d’entrée. Quelque chose qui joue avec la fumée de nos cigarettes, qui voile leurs regards et fait vibrer leurs voix d’un timbre que je ne parviens pas à identifier. J’ai bien envie de leur demander ce qui se passe, optant pour la formule la plus efficace en ces circonstances :
« Qu’est-ce qui se passe ?
– Rien, pourquoi ?
– Mais si, je le sens bien. Il y a comme une odeur. Vous savez, ces odeurs décrites dans certains livres, ces odeurs indéfinissables dont on ne sait jamais si elles existent ou s’il s’agit de simples figures de style, comme celle de la peur de l’argent. Un truc qui passe et que je n’arrive pas saisir.
– Une odeur errante ? » Sam est mal à l’aise et commence à remuer sur sa chaise.
« Vu la description, je dirais plutôt rôdante, ajoute Thomas. »

 

 

Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux.

Il a notamment écrit Dans l’attente d’une réponse favorable (24 lettres de motivation) et coécrit Le Roman de Bolaño avec Éric Bonnargent.
Son premier roman solo, Une bouche sans personne en 2016, attire l’attention des libraires (il est notamment sélectionné parmi les « Talents à suivre » par les libraires de Cultura, finaliste du prix Hors Concours, et remporte le prix des libraires indépendants « Libr’à Nous » en 2017) et de la presse, en proposant le curieux récit, le soir dans un café, d’un comptable le jour expliquant à ses amis pourquoi il porte en permanence une écharpe pour cacher une certaine cicatrice.

Il a été batteur dans plusieurs groupes de rock et a écrit des paroles de chansons.

Émotion, Humour, Philosophique

La Chambre des merveilles

de Julien Sandrel
Broché – 7 mars 2018
Éditeur : Calmann-Lévy

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR. »

Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international, ce premier roman de Julien Sandrel, à 37 ans, a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.

 

2020_025_Sandrel Julien - La chambre des merveilles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Depuis octobre 2018, j’attendais de pouvoir enfin le lire.
Mais dans l’ordre de lecture de ma PAL, le roman de Julien était encore bien loin…

J’ai craqué !
À force de voir cette superbe couverture qui m’appelait à chaque fois, qui me donnait envie de prendre le livre entre mes mains…
J’ai craqué… Et j’ai bien fait !

Dès le début, j’ai été pris aux tripes par le récit et je me suis attaché très vite aux personnages.

Que d’émotions. Ce livre est une pure merveille !

C’est un roman lumineux plein d’espoirs, d’amour et de vie…
Lorsque j’ai rencontré Julien à Rosny, nous en avions discuté un peu. Assis à coté de Valérie Perrin, il nous avait donné une petite idée sur ce qu’il avait écrit. Mais ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que c’était son premier roman !

Louis, 12 ans, se fait percuter par un camion, sa vie et celle de sa mère basculent brutalement. Doit-elle revoir toutes ses priorités, ses choix de vie, ses relations avec les autres, avec sa mère ?
N’a-t-elle pas fait fausse route jusqu’ici ? L’heure d’une prise de conscience est venue. Douloureuse mais salvatrice.
Louis est dans le coma. Rien n’indique s’il se réveillera.
Dans quatre semaines, si aucune amélioration n’est constatée, ils devront le débrancher.

Véritable coup de poing dès les premières pages, Julien a réussi le pari de raconter cette histoire douloureuse avec une volonté d’apprécier pleinement toutes les beautés de l’instant… Pas de pathos, bien au contraire !
Beaucoup de tendresse, d’amour de poésie et d’humour aussi !

Ce qui m’a beaucoup plu dans le récit, mise à part que l’on ne s’ennuie jamais, c’est de découvrir certaines scènes du point de vue de Louis, qui est toujours dans le coma. Nous faisant bien comprendre que les personnes dans le coma peuvent être sensibles à tout ce qui les entoure.

C’est un roman absolument magnifique et bouleversant, il fait parti des livres qui m’ont transporté très loin !
Julien nous invite tous à nous interroger sur le choix de nos vies.
Une belle histoire d’espoir…

Je vous le conseille de tout mon cœur !

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Extraits :
« Sur son lit d’hôpital, Louis était beau. Serein. Calme. Étonnamment préservé. S’il n’y avait pas eu tous ces tuyaux, son visage et le reste de son corps auraient semblé intacts ou presque. Deux côtes fêlées, une jambe fracturée – la fracture n’étant pas ouverte, une immobilisation suffira, m’avait-on indiqué. Ce à quoi j’avais rétorqué que je me demandais bien à quoi pouvait servir cette immobilisation vu qu’il n’allait pas gambader tout de suite. L’infirmière m’avait jeté un de ces regards qui en disent long, qui jugent déplacée cette boutade émanant de la bouche d’une mère en détresse. J’étais une mère déboussolée. En détresse, je ne sais pas. Tout cela semblait irréel. »

« Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent. »

 

 

Julien Sandrel a 39 ans. La Chambre des Merveilles (Prix Méditerranée des lycéens 2019, Prix 2019 des lecteurs U), son premier roman, a connu un succès phénoménal en librairie. Vendu dans vingt-cinq pays, il est en cours d’adaptation au cinéma.

Fantastique, Humour, Philosophique, Thriller

À peine entré dans la librairie

30 ans la Griffe Noire :

de Barbara Abel, Jérôme Attal, Jean-Philippe Blondel, Jérôme Camut – Nathalie Hug, Sonja Delzongle, Ingrid Desjours, Isabelle Duquesnoy, R.J. Ellory, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, Jean-Michel Guenassia, Philippe Jaenada, David S. Khara, Nicolas Lebel, Nicolas Lelait-Helo, Frédéric Lenormand, Dominique Maisons, Nadine Monfils, Valentin Musso, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Laurence Peyrin, Bernard Prou, Jacques Saussey, Laurent Seksik, Dominique Sylvain, Maud Tabachnik, Valérie Tong Cuong, Aurélie Valognes, Marina Carrère d’Encausse

Sous la direction de Gérard Collard et Jean-Edgar Casel
Broché – 22 juin 2018
Éditeur : Éditions Télémaque

30 ans
30 nouvelles inédites
32 auteurs de génie*

* C’est ça la Griffe Noire !

 

2020_À peine entré dans la librairie.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce recueil de nouvelles, petite pause entre deux romans. Elles sont pour la plupart écrites par des auteurs que j’affectionne, et d’autres qui m’ont donné envie de me rapprocher d’eux.

Chacun des auteurs ici présent, écris à sa façon, souvent avec humour ou avec un second degré pertinent, parfois en utilisant le drame ou la tristesse. Ils expriment ainsi tantôt la crainte de voir disparaître les petites librairies de quartier, la peur de voir la lecture devenir facultative, voir que livre papier disparaisse…

À part deux ou trois histoires qui m’ont paru un peu moins intéressante, le niveau est très bon et les auteurs vont vraiment dans tous les sens !
Réflexions pessimistes, fantastiques ou complètement folles, elles valent le détour.
Bravo à tous les auteurs !

Un grand merci à Gérard Collard et à son comparse Jean-Edgar Casel, pour les trente ans de la Griffe Noire, ce recueil de nouvelles est une totale réussite et un très bel hommage aux libraires !

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Extraits :
« Ici, on soigne tout : les angoisses, la déprime hivernale, l’insomnie, les rage de dents, le manque d’amour. Là-bas, dans une grande caisse, on a même des livres laxatifs et vomitifs, et sacrément efficace ! Y a que pour la connerie qu’on a du mal. La connerie résiste. Faut dire que les cons lisent peu, ou entre les lignes. Quand vous leur parlez bouquin, en général ils voient rouge. Sans parler du fait qu’ils sont obsédés par l’idée d’interdire les livres, d’y foutre le feu… C’est maladif ! »

« Les livres vous consolent et vous réparent quand vous vous êtes trompé. Ils vous réchauffent quand vous êtes seul, quand tout est sombre. Ils agrandissent le monde ils réduisent les distances entre les êtres. Alors dites-moi : pourquoi ils n’aideraient pas à aimer mieux ? »

« Une librairie, c’est un sacré investissement. C’est comme un restaurant. Tu te lèves, tu te couches et tu meurs avec. Ou avant. Et aujourd’hui beaucoup de petites librairies meurent. Une espèce menacée. Par les grandes surfaces du livre depuis longtemps et, plus récemment, par Internet et le numérique. Bien qu’avec ce dernier il puisse y avoir une intéressante complémentarité. Les gens lisent encore, mais différemment. Pour ma part, je n’avais rien changé à mes habitudes. »

 

À peine entré dans la librairie

Émotion, Fantastique, Philosophique

Lilou et la Traversée des Mondes

de Isabelle Mariault
Broché – 20 juillet 2016
Éditeur : L’écrit des Coeurs

Au cours d’un voyage en Italie, Lilou, jeune adolescente fait une rencontre pour le moins surprenante d’un nain qui lui fera d’étranges révélations. Commence alors pour les deux amis, un voyage vers la traversée des mondes où ils rencontreront différents règnes qui viendront grossir les rangs des Guerriers de la Lumière. Tous unis au sein d’un groupe qui deviendra la Communauté de la Roche aux Fées, ils partiront à la découverte de l’inconnu et de ses mystères. De périlleuses rencontres se succèderont et ils auront besoin de redoubler de vigilance pour rester centrer sur leur quête. Découvrez une histoire passionnante où aventure et philosophie se conjuguent pour vous emmener dans une intime exploration du monde magique.

 

2020_016_Mariault Isabelle - Lilou et la Traversée des mondes

 

Bonjour à toutes et à tous…

Suite à mes précédentes lectures et compte tenu de la situation actuelle, j’ai eu envie de lire un roman moins sombre, peut-être un peu plus léger ! Je savais qu’il y avait dans ma PAL un livre d’Isabelle Mariault. Je me suis dit que c’était le bon moment de le lire… Surtout que j’avais déjà lu “Le Manuscrit Secret du Manoir” qui m’avais beaucoup plu. Et c’est parti, Isabelle m’a emmené, dès les premières pages dans son univers, emprunt de spiritualité et de beauté. Mais attention il n’y a pas que ça. Dans ce récit, rien de puérile ou de fade. En effet le roman raconte une histoire épique, bien connue. Celle de la lutte entre le Bien et le Mal. Le récit s’imbrique naturellement, des personnages incroyables arrivent au fur et à mesure et se réunissent pour sauver la Terre. Des fées, des Dragons, des Rois, des Gobelins, des Mages… Mais aussi des Dauphins, des Baleines, des Loups au secours des hommes contre l’émergence du mal. Lilou, jeune adolescente se retrouve au milieu d’un combat qui petit à petit va devenir le sien.

Le récit se découpe en trois parties :
– À la découverte du petit peuple
– À la rencontre du monde animal
– Vers un nouveau monde
Chaque partie répondra à la précédente jusqu’au combat final.

Jusqu’où ira la quête de Lilou ?

J’ai été transporté, tout le long de cette aventure, lue d’une seule traite !
Dans chaque paragraphe, entre chaque ligne, à chaque mot il y a de la magie, mais aussi des messages qui nous sont adressés, à nous, les hommes qui détruisent notre “Mère” Gaïa, qui ne respectent plus rien, ni la faune, ni la flore, ni nos semblables.
Égoïsme et appât du gain, voilà les seule choses que nous comprenons aujourd’hui.

Elle est loin l’époque où nous avions le temps de prendre le temps. Aujourd’hui tout doit aller de plus en plus vite, pour rapporter le plus possible. Ce roman permet de relativiser et aussi de se poser certaines bonnes questions.

Merci Isabelle, ton roman est bon et m’a fait beaucoup de bien.
À lire…

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Extrait :
« – Pourquoi voudriez-vous que l’on change quoique ce soit ? Dit un autre membre du Conseil. Nous avons la paix ici !
– Pour une simple et bonne raison, c’est que le monde dans lequel nous évoluons tous, est en danger et s’il meurt, vous mourrez avec lui !
– Pourquoi la Terre mourrait-elle ? Je ne vois pas pourquoi ! Le mal est le bien se sont toujours affrontés interrompt un Shee qui contenait son agressivité.
– Parce que le Mal a pris de l’ampleur et qu’il contrôle beaucoup de choses sur cette Terre. L’équilibre entre le bien et le mal est rompu depuis longtemps et nous avons laissé faire ! Nous nous sommes endormis ! Les forces du mal, qu’elles soient humaines, du ciel ou du Petit Peuple ne cherchent qu’une chose : Concourir à notre asservissement et au contrôle total de la planète. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que la Terre est une véritable entité à part entière et qu’elle est en train de réagir : tremblement de terre, tsunami, ouragan, pluies diluviennes, volcans en éruption. Tous les éléments se déchaînent ! Tout cela pour dire qu’elle n’est pas d’accord avec ce qui se passe : déforestation, pollution, le pouvoir de l’argent au détriment de l’humain et j’en passe et des meilleurs. La Terre a besoin de nous, nous avons besoin d’elle ! Elle ne pourra pas s’en sortir toute seule. Et aucun peuple ne pourra s’en sortir sans l’aide des autres. »

 

 

Isabelle Mariault vit dans la région Lilloise depuis quarante ans. Après un parcours professionnel varié, elle décide à 31 ans, de reprendre des études d’orthophonie. Elle sera diplômée en 1999, à l’âge de 35 ans et exercera son métier en libéral et en centre spécialisé, avec passion pendant 12 ans. Elle enrichira ses connaissances par des formations en soins alternatifs afin d’améliorer la prise en charge de ses patients. Son parcours personnel l’a amenée à s’intéresser à tout ce qui touche les mystères de l’univers. En autodidacte, elle étudiera entre autre, l’astrologie, la tarologie, la lithothérapie et la numérologie. L’envie d’écrire lui est venue lors d’un voyage en Italie, et ne l’a plus quittée. Elle est la mère d’une jeune fille de 24 ans dont elle a fait l’héroïne de son premier roman. Elle est l’auteur de « Lilou et la traversée des Mondes » et « Le Manuscrit Secret du Manoir » aux éditions « l’Ecrit des Cœurs »

Émotion, Historique, Philosophique

Ainsi naissent les étoiles

de Laurence Orsini (Auteur)
Broché – 24 janvier 2020
Éditeur : Independently published

Yé-Zu et Maï-Li, nobles chinois du premier millénaires perdent leurs titres et leurs terres confisqués par l’Empereur. Forcés à l’exil, ils fuient à travers les plaines de la Mongolie, jusqu’à Jérusalem. De leur amour naîtra une légende éternelle. Mais la vérité est-elle ce que l’ont croit savoir ?

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après “Les hommes-charbon” et “Tout commence par un rêve”, “Ainsi naissent les étoiles” est le troisième roman de Laurence Orsini que je lis. C’est à chaque fois le même plaisir.
Loin, très, très loin des livres que je lis régulièrement.
Laurence nous offre, un mélange de douceur et de philosophie, tout en conservant des scènes d’action, de combat et beaucoup de sujets graves et pesants.

Laurence a frappé fort et juste.
Elle m’a touché au cœur, dans ce conte initiatique qui débute en Chine pour s’achever à Jérusalem. Ses personnages sonnent juste, ils nous parlent d’amour, de justice, et les références bibliques sont nombreuses.

Avec ce roman, que je trouve encore plus travaillé que les autres, Elle nous conte avec fluidité et richesse une histoire que tout le monde connait déjà.
Mais ce qui m’a vraiment plu et étonné même, c’est la façon dont elle s’est appropriée “l’Histoire”.
Tel un chanteur qui interprète une chanson avec ses tripes en la revisitant, Laurence à fait la même chose, en puisant au fond d’elle-même, “Sa” touche personnelle.

Très vite, je me suis rendu compte que le nom du héros “Yé-Zu” n’était pas anodin. Tous les éléments s’imbriquent parfaitement, et le sujet est très bien maitrisé.
Je me suis laissé porter à travers ce voyage rempli de péripéties. Avec des personnages hauts en couleurs, et même une intervention des Amazones.
Véritable épopée à travers les paysages de la Chine puis de la Mongolie, en passant par le Liban, l’Égypte pour finalement arriver à Jérusalem…

Amour, tolérance, et respect prennent ici en toute “simplicité” la place qu’ils méritent…
Je n’en dirai pas plus, de peur de trop en dévoiler, mais je me demande encore pourquoi un tel type de récit a du mal à trouver des éditeurs.

On ne peut pas rester insensible…
Ainsi naissent les étoiles ? Peut-être effectivement que c’est le cas…

Laurence Orsini, mérite amplement d’être diffusée à une plus grande échelle !

PS. Par contre, un petit bémol pour la présentation.
La couverture signée par Éléa (sa fille), est très belle, mais malheureusement la calibration et la mise en page du livre ne sont vraiment pas à la hauteur de ce récit, c’est dommage.
Une telle histoire mérite un écrin à sa juste valeur…

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Extrait :
« Il lui sourit avec un hochement de tête. Il ferait ce qui était en son pouvoir. Il ne pouvait plus supporter l’injustice. Dépassant la foule amassée, il entrevit enfin à l’intérieur du temple. Les religieux tenaient un procès contre une jeune femme. Elle semblait à peine plus jeune que Maï-Li. Ses cheveux auburn tombaient en désordre dans le dos. Elle était en pleurs, visiblement effarée d’être victime de la vindicte populaire. Un vieillard s’époumonait à ses côtés, face au religieux. « Qu’on la lapide en place publique, c’est la loi », hurlait-il. Sans qu’il n’y ai prêté attention, le silence s’était fait à l’instant même où Yé-Zu était apparu avec ses compagnons. Les religieux semblèrent un instant courroucés de le trouver devant eux. L’un d’eux le héla avec hargne, voulant le prendre en faute. »

 

 

Laurence Orsini est une auteure française d’origine vietnamienne. Après une enfance tumultueuse, elle poursuit des études de lettres. Elle vit ensuite de petits jobs et devient tour à tour cuisinière, serveuse, photographe, secrétaire, et ce afin de faire vivre sa famille. Revenue changée de Guadeloupe où elle était partie vivre avec sa fille aînée, elle décide de tout plaquer pour se consacrer à sa passion, la littérature.

Émotion, Philosophique, Roman

Mayacumbra

de Alain Cadéo (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Éditions la Trace

Entouré de forêts et de brumes, à l’ombre d’un volcan assoupi et pourtant terriblement attentif, croupissent quelques bicoques : Mayacumbra. C’est un hameau, comme un radeau d’âmes perdues, d’errants, de vagabonds, tous magnétiquement attirés par ce coin du bout du monde. C’est ici que Théo se retrouve après un long voyage. Au dessus, plus haut, à la limite du néant, il va bâtir son ultime refuge. Il vivra là une intense passion, au coeur de ce « géant de pierres rouges ». En soi il y a tous les ailleurs. Mais même là, un jour ou l’autre, viennent ramper les ombres de nos peurs. Mayacumbra, c’est le creuset ou fermentent nos joies, notre innocence et nos terreurs.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Note de l’éditeur :

L’absence de chapitres dans ce livre,
s’explique par la dimension intemporelle du récit.
L’auteur, en effet, n’a pas souhaité marquer de
chronologie, les césures sont seulement
des respirations…

 

Moi, qui justement aime être rythmé lors de mes lectures par des chapitres, j’ai eu un peu peur… Mais finalement je m’y suis fait assez vite, d’ailleurs, c’est le rythme global du roman qui en a été impacté.

L’écriture d’Alain Cadéo est très différente de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent. Alain Cadéo aime les mots, aime écrire. Cela se ressent très vite. Il n’y a pas que le fond qui est important, la forme prend toute sa place dans ce récit. Peut-être un peu trop parfois, créant certaines longueurs, que j’ai vite pardonné, car se sont justement ces phrases là, qui m’ont permis de trainer en étirant le temps, créant ainsi un véritable univers à part entière. Des phrases qui résonnent comme une musique, comme un poème…

L’auteur nous emmène dans un endroit magnifique nommé Mayacumbra.
Sur un volcan, dans une petite cabane vit Théo et son âne Ferdinand. Théo a fuit ses démons et les villes.
Il vit seul près d’un hameau perdu au milieu de nulle part.
En effet, c’est l’endroit où il souhaite être, où il se sent bien, où il se sent vivre, où le bonheur lui tend les bras…

… Et ce bonheur se nomme Lita. Mais Lita est mariée à Moreno…

J’ai écouté Théo me raconter ses paysages, j’ai vécu sur le volcan, j’ai entendu le moindre bruit, ressenti la moindre brise sur ma peau.
Je me suis promené avec les habitants de ce bout du monde, j’ai caressé la peau de Lita, j’étais Théo…

Un volcan qui vit, un hameau de paumés, une cabane perdue à la limite du néant, de pauvres villageois aux gueules burinées…
Lita et Théo, Théo et Lita qui se donnent quelques heures de passion et de tendresse…
Alain Cadéo est un vrai poète, il joue avec ses mots, les manie comme un magicien.
Il m’a permis de voyager sans aucune contrainte, autre que celle de me laisser aller à travers ce beau roman initiatique.

“Mayacumbra” fait partie de ces ouvrages qui m’ont transporté dès les premières phrases, c’est un vrai baume au cœur.
Merci à Tom Noti et aux Éditions La Trace, pour cette très belle découverte.

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Extrait :
« Il faut posséder un hamac pour comprendre le temps et ses méandres. Théo a enfin remonté la pendule afin que tout soit parfait. Un « parfait » illusoire, arrangements humains, le droit aussi à ces détails qui sont comme un répit. Puis il s’est accordé un moment de repos, une sorte de sieste féconde. Il s’est dit qu’il allait avoir un des meilleurs sommeils qui soit, un coma bien heureux… Et il s’est balancé, doucement, laissant auparavant venir dans sa tête un flot de pensées claires qu’il note dans son dernier cahier. Ça, comme on l’appelle, c’est le temps de Dieu. Et rien, absolument rien, ne peut gâcher de tels moments.»

 

Alain Cadéo nous plonge dans univers initiatique si particulier. Explorateur et éclaireur des êtres cabossés par la vie et de lieux mystérieux, il nous livre un roman mystique et lumineux : un concentré du style unique « Cadéo ».

Il a écrit plusieurs romans dont « Stanislas premier prix Marcel Pagnol « « Le mangeur de Peur », « Les anges disparaissent », « La corne de Dieu » « le ciel au ventre » « l’ocean vertical « Fin « » macadam épitaphe » « les voix de brume »des textes pour le théâtre.

En 2015, il publie « Zoé » au Mercure de France
En 2016 il publie « Chaque seconde est un murmure » au Mercure de France
Il vit à Évenos, en Provence.
Le 24 Novembre 2018 il publie au Editions La Trace « Des mots de contrebande »
Un recueil de textes inédits
En mars 2019 il publie aux Editions la Trace « comme un enfant qui joue tout seul »