Thriller ésotérique

El

De Jérôme Segguns
Broché – 11 septembre 2020
Éditions : Des Livres et du Rêve

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Cisjordanie. Pia jeune archéologue découvre providentiellement l’incontestable chaînon manquant qui relie les hominidés aux hommes. Un combat déconcertant aux forces inégales défiant l’entendement humain va alors débuter. Notre réalité même va alors s’en trouver altérée.

« Et si la littérature ouvrait une porte sur une vérité ontologique qui permettrait
à la religion et à la science de se rejoindre ? »
Philip Le Roy

Un 4ème roman de l’auteur Jérôme Segguns, passionné d’histoire et d’archéologie. Dans cet ouvrage, il repousse encore plus loin les limites de sa quête de vérité. Deux mondes, le monde tel que nous le connaissons et celui, plus discret, de puissances invisibles qui nous entourent. Science et religion auraient une seule et même origine. De quoi ébranler nos plus profondes convictions. Le divin enfin scientifiquement démontré avec le brio de Jérôme Segguns dans ce récit inspiré de faits réels.

 

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Pia est une jeune archéologue. Lors de fouilles en Cisjordanie avec son équipe, elle va découvrir quelque chose de l’ordre de l’incroyable… C’est un bouleversement mondial qui risque, et de faire “exploser” le monde de la recherche, ainsi que celui de la Religion ! Malgré tous les problèmes qu’elle va subir, de même que son entourage, à partir de ce jour-là, Pia n’aura de cesse que de mettre en avant la vérité…

“El” est un thriller ésotérique, solide, bien construit, mais surtout passionnant, dans lequel l’auteur nous propose une autre idée sur l’origine de l’être humain mais aussi sur celle de la religion.
Attention ! Ce n’est pas qu’un très bon thriller, ce roman m’a fait réfléchir aussi sur énormément de choses. Alors, j’ai suivi en parallèle avec ma lecture, des recherches sur les découvertes authentiques qui allaient dans le même sens que le récit, et à un moment, je me suis même demandé… Et pourquoi pas !

L’écriture et la thématique de Jérôme m’ont vraiment fascinées, et j’imagine très difficilement les heures de travail qu’il lui a fallu pour mettre en place, ce récit rythmé, très innovant mais surtout très abordable dans sa globalité pour sa compréhension, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de littérature.

Pour moi, le roman ésotérique a toujours fait partie des thématiques que j’affectionne tout particulièrement, mais Jérôme m’a mené vers de nouvelles voies et de nouveaux questionnements… C’est puissant, époustouflant parfois, mais addictif surtout, de plus les personnages sont attachants ce qui ne gâte rien !

Superbe découverte, qui me donne envie, vous l’aurez sans doute deviné, de lire les précédents romans de Jérôme !
Venez donc vous prendre une “claque” en plongeant dans ce roman qui sort des sentiers battus… “El” vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière ligne.

Je vous recommande ce coup de cœur qui mérite une diffusion très large !

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Extraits :

« Que lui arrivait-il ? Sa vision se troubla, elle plissa complètement les yeux, il lui sembla pivoter pour s’enfuir de dessous cette tente.
Il fallait qu’elle sorte à l’air pur, au frais, sa peau était tout d’un coup bouillante, Sonia toussa, elle se mit à transpirer abondamment, trop…
Elle se desséchait sur place… Vite, à boire !
Ses yeux s’ouvrirent à nouveau, elle n’avait pas bougé d’un iota… Un cauchemar, ses genoux fléchirent.
Sa respiration devint lourde, saccadée. Elle s’affala sur le ventre, juste sous le bras de Tom qui, à n’en plus douter, oscillait dans ces instants dans ses derniers élans de vie. »

« Des roches jonchaient le sol, des minéraux et des fossiles du plus vilain au plus énigmatique trônaient sur des étagères où se côtoyaient moult livres sur les écritures anciennes et autres précis de géologie.
L’ensemble recouvert d’une indispensable pellicule de poussière. Pia ferma les yeux et inspira doucement.
Seuls les dingues de vieilles pierres pouvaient acquérir un odorat qui leur permettait d’apprécier cette subtile note minérale qui flottait dans la chambre, un vrai délice. Un flot de souvenirs la submergea brusquement, elle revit son frère Raphaël enfant qui voulait lui piquer ses cailloux. »

« Les conjoints acquiescèrent comme il fallait d’un air entendu.
– Je pense que le quidam en question ne vous veut pas de mal. Au contraire, on veut que vous preniez conscience du vrai monde dans lequel nous vivons, car vous devez vraisemblablement découvrir une chose cachée. La personne vous donne une piste, mais n’a apparemment pas les moyens, ou le pouvoir de vous en dire ou de vous en expliquer plus. Pourquoi ? Je pense que vous devrez le découvrir vous-même. Alors, la version qui tient tout également la route, c’est celle de la protection. »

 

 

Gémologue depuis 1995, Jérôme Segguns (un pseudonyme) suit quelques années plus tard une formation de Géotechnicien et devient responsable de laboratoire d’analyses géologiques. Après trois années d’écriture, il signe son premier contrat d’auteur, aux éditions Assyelle. Des pas sur le sable, un récit témoignage, est édité en 2014. Il plonge dans les affres d’une affaire judiciaire dans son quatrième ouvrage, Ni hérisson, ni paillasson (Au Pays Rêvé, 2018). Jamais en panne d’inspiration, il participe également à des concours littéraires, mais sous son vrai nom. Lauréat de nombreux prix. Troisième prix des écrivains publics de Toulon pour un concours de lettres 2014. Lauréat du second et troisième concours des Passeurs de Livres de Grasse, 2014 et 2015. Lauréat du concours de « Nouvelles » d’Istres 2015. Et premier prix qui lui est décerné au mois d’avril 2017 des Écrivains publics de Toulon, pour un nouveau concours de lettres. En 2018, de graves problèmes de santé contraignent Jérôme Segguns à suspendre pour un temps long sa vie professionnelle. Sa force de caractère lui permet de rebondir et de réaliser un de ses plus vieux rêves en passant le Bac littéraire qu’il obtient avec la mention Bien. Dans la foulée, il s’inscrit à la Faculté de Lettres Modernes et réussit sa première année de Licence avec la mention Assez Bien. En plus du travail « universitaire », il reprend l’écriture d’un projet commencé six ans auparavant, son second mais qui deviendra au final son quatrième roman, El, un thriller ésotérique qui va remettre en cause la réalité même que l’on se fait de notre descendance humaine.

Philosophique, Suspense

Dykhotomia

De Didier Curel
Broché – 19 octobre 2021
Éditions : LA TRACE

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Est-ce que je suis à l’aise dans le costume que je me suis taillé ? Ce double jeu je l’ai mis en place, je m’y suis enfoncé de façon imperceptible, avec lenteur sans même m’en rendre compte. Une rencontre en entrainant une autre, un mensonge suivant l’autre, je suis l’acteur d’une vie qui pourrait ou devrait ne pas être la mienne. Pour me créer et conserver mon statut d’homme incontournable, j’ai appris, au fil des années, à utiliser les atouts des uns et les faiblesses des autres à mon profit. On croit que la vie est simple, qu’elle est unique, mais si nous savions lire au fond des yeux de nos semblables nous verrions qu’elle est multiple et qu’elle renferme des secrets inavouables. Alors la vraie vie de chacun se dévoilerait au grand jour. Je parle ainsi aujourd’hui, avec le recul de l’aventure que je viens de vivre, mais à ce moment-là, rien de tout cela ne m’effleurait l’esprit.

 

2021_090_Curel Didier - Dykothomia

 

Merci aux Éditions “La Trace” pour cette belle découverte…

– Avez-vous le sentiment de maîtriser votre vie ?
Voilà bien une question que ne s’était jamais posé Frank M. jusqu’à l’âge de trente-trois ans. Pour lui, il était tout simplement le roi des rois, l’acteur qui avait décroché le trophée du meilleur acteur de la décennie…

Mais un matin, tout bascule. Frank se retrouve dans la peau d’un SDF crasseux, dormant sur des cartons vivant tant bien que mal, sa vie depuis huit ans. Petit à petit il va se perdre entre deux vies, deux existences qu’il a vraiment vécue. Son esprit balloté d’un “monde à l’autre” perd petit à petit ses repères.
Qu’elle aurait été notre vie si nous avions pris des décisions différentes tout au long de celle-ci ?

Petit “bombe” littéraire que je n’ai pas vu venir !

“Dykhotomia” est un récit philosophique moderne et troublant, avec de nombreuses facettes. Un récit qui appuie là où ça fait mal. L’auteur nous lance des signaux. Il faut profiter du temps présent, sans chercher à nuire aux autres. Ne jamais se croire invincible, car on peut tout perdre du jour au lendemain.
C’est bien écrit, rythmé, parfois drôle, mais surtout très angoissant…
Perdre “sa vie” du jour au lendemain. Ne plus être reconnu. Tout le monde vous regarde comme si vous étiez fou. Quelle horreur…

J’ai passé un excellent moment de lecture, mais un peu court à mon goût. Avec un final tout en bienveillance…
Un livre que je conseillerai volontiers à tout ceux qui se sentent un peu perdu… Car rien n’est jamais perdu. Il y a toujours un moment où la force de se relever reprend finalement le dessus.
Malgré un coté très sombre, “Dykothomia” s’est révélé pour moi être une belle lumière dans la nuit.

À lire !!!

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Extraits :

« On loue une chambre d’hôtel. Louis se remet à neuf, ça prend un moment, y a du boulot. Allongé sur un des lits, je zappe la télé. Infos, infos, et encore infos, jeu à la con, reportage aussi instructif que chiant sur les animaux, vieux film, jeu encore plus con, y a vraiment de tout à la télé. Avant de l’éteindre, je lui accorde une dernière chance. J’ai bien fait, je suis à la télé. Enfin, pas moi, celui qui se prend pour moi. Il parle bien, aussi bien que moi. Il passe bien à l’écran, mieux que moi peut-être. »

« Vous savez, il existe des théories qui prétendent que la vie n’existe pas, qu’elle n’est qu’un rêve, fruit l’imagination, de pensée. Imaginez alors que vous viviez autant de vies que vous pouvez en rêver, en pensez. Ce serait fabuleux si c’était le cas et surtout si nous avions le maîtriser, non ? »

« Le temps est-il palpable ? Peut-on le matérialiser autrement que par le truchement de l’expression humaine ? Le soleil qui se lève et qui se couche n’est rien d’autre qu’une interprétation du temps, mais pas une matérialisation. Le temps n’est pas matière, il est abstrait, impalpable, invisible. Les rides sur un visage sont-elles le temps où l’expression du temps. »

 

 

Didier Curel, Vauclusien de 55 ans a grandi au cœur du Luberon. De là, il est intrigué très tôt par les raisons de l’existence, avec une question encore inexpliquée : Pourquoi suis-je là ? Ses introspections sur la vie le conduisent à l’écriture, art qui le passionne et lui permet de se découvrir et de s’interroger sur l’importance des interactions entre les humains.

Drame, Historique

Isabeau de Limeuil, la scandaleuse

de Isabelle Artiges
Broché – 2 septembre 2021
Éditeur : de Borée

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Avec ce roman historique, Isabelle Artiges met à l’honneur une femme qui influença le cours de l’Histoire de la France du XVIe siècle, autant par sa beauté que par la finesse de son esprit. Demoiselle d’honneur depuis ses 16 ans, Isabeau de Limeuil la catholique se voit confier par Catherine de Médicis, la mission d’apaiser durablement les humeurs belliqueuses du Prince de Condé, fervent protestant. Dans une période complexe de l’Histoire de France, Isabelle Artiges fait d’Isabeau une actrice essentielle des événements de son temps, ce qu’elle fut !

 

2021_089_Artiges Isabelle - Isabeau de Limeuil

 

Merci beaucoup à Virginie Bourgeon des Éditions de Borée de m’avoir permis de découvrir ce superbe roman historique…

Comme à son habitude, l’auteur nous propose un récit passionnant mêlant l’Histoire avec un grand “H” à son intrigue.
J’avoue avoir eu au début un peu de mal à entrer dans le récit.
Pour mettre en place son “décor”, qu’il soit politique, religieux ou culturel, Isabelle, je pense, n’a eu d’autre choix que de prendre une structure “classique”, mais peut-être un peu trop pédagogique à mon goût. Par la suite, heureusement, la fluidité des textes m’a permis d’apprécier à sa juste valeur, la magie du récit.

Bienvenue donc, dans ce roman qui traite d’une époque ou la guerre est partout, sacrifiant les hommes et les femmes, et séparant les familles.

Isabeau de Limeuil, jeune fille pleine d’esprit de la noblesse périgourdine, va dès l’âge de 16 ans faire partie d’un “escadron volant” entourant sa cousine, la Reine Catherine de Médicis, en pleine guerre de Religion. Malgré sa jeunesse et sa fougue, la demoiselle d’honneur de la Reine catholique, d’une grande beauté, va très vite se brûler les ailes. En effet, ce que Isabeau ne sait pas encore, c’est que les hommes de cette époque, qui sont avides de pouvoir, n’ont aucun scrupule. Ils prennent ce qu’ils veulent, aussi vite qu’ils s’en débarrassent… Et, la belle Isabeau en fera les sacrifices, obligée qu’elle est d’obéir à sa Reine.

C’est une période de l’Histoire très violente et cruelle qu’a choisie de nous raconter Isabelle. J’ai appris beaucoup de choses, mais j’ai surtout vu la vie de l’époque, d’une façon très différente. L’intrigue est bien construite, et les récits de Margot, sœur de lait, puis servante d’Isabeau, qui viennent régulièrement ponctuer le récit, donnent une autre dimension au tout.

C’est un récit passionné et passionnant qui nous montre encore une fois que derrière chaque homme, il y a toujours une femme !

Un petit bémol malgré tout, mais il est “tout petit” et tout à fait personnel.
Je trouve la couverture un peu tristounette, elle ne reflète pas à mon avis la richesse de son contenu.

Lecture intéressante, riche, instructive et très agréable…
Que demander de plus !

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Extraits :

« Mon père disait qu’une de mes grand-mère avait dû fauter avec un Maure dans les temps anciens. J’ai toujours eu la peau noire comme une prune séchée au soleil. J’ai un jour essayé de m’en débarrasser en frottant mes joues avec une pierre dure de la rivière, mais rien n’y fit. J’ai alors consenti à vivre avec cette fantaisie de la nature. Dans diverses occasions, cela m’a même servi. Aujourd’hui, mon visage flétri n’a plus l’éclat de la jeunesse. La douce lumière demeurée dans mes prunelles rondes et sombres reflète bien l’apaisement d’une âme longtemps engagée dans la tourmente de son siècle. Je n’étais pas destinée à ce que j’ai vécu. »

« Margot s’était assise sur le bord de sa paillasse. Les premiers rayons du jour passaient à travers les planches disjointes des volets. La pièce s’éveillait doucement, chaque objet, chaque meuble sortait de l’ombre. Malgré la fraîcheur du matin, elle sentait des gouttes de sueur couler le long de son dos. Sa chemise de nuit, taillée dans un drap de chanvre, ne l’épongeait pas. Elle était si vieille, comment son corps pouvait-il encore se réveiller aux souvenirs de moments si intenses qu’elle revoyait avec autant de précision que s’ils s’étaient produits la veille ? »

« C’était une belle journée d’été, un dimanche à l’heure des vêpres. La plupart des familles avaient mangé la poule au pot, les hommes dormaient dans la paille ou à l’ombre d’un vieux chêne. Les femmes s’étaient assises sur des bancs de pierre, protégées des rayons du soleil par les murs de leurs maisons. Pas un orage ne menaçait à l’horizon, c’était une chaleur franche, sèche. Demain, tous repartiraient aux champs, la fenaison avait commencé. »

 

 

Isabelle Bugeau-Artiges est diplômée de l’Université de Limoges.

Après son mariage, elle est partie vivre en Dordogne où elle a co-dirigé avec son mari un laboratoire de développement de formules de maquillage, Vet H Cosmetiques, pendant 22 ans. Libérée de ses obligations de chef d’entreprise, elle s’est penchée sur le passé de sa famille, s’inspirant, pour écrire « Le Diable à portée de la main » (2007), son premier livre, de faits divers véridiques de la seconde guerre mondiale au cœur du Limousin.

Son deuxième livre « Les petits mouchoirs de Cholet » (2013) est un roman d’amour fou dans un contexte tragique de Grande Guerre qui nous révèle une femme moderne et héroïque.

Isabelle Artiges est membre de l’Académie des Lettres et des Arts du Périgord.

page Facebook: https://www.facebook.com/isabelle.artigesbugeau

Émotion, Histoire, Roman de terroir

L’Arbre des souhaits

de Agathe Dartigolles
Broché – 7 octobre 20211
Éditeur : De Borée

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Alors qu’ils célèbrent la fin des travaux du Château de l’Ange, Capucine, Augustin, David, Pierrick et Alicia dégustent une bouteille de la Vigne des Mystères de 1950, la première année de production. Empoisonnés par cette dernière, ils finissent à l’hôpital, manquant d’y laisser leur peau. Pourquoi cette bouteille a-t-elle été empoisonnée ? Par qui ? L’avenir de leur propriété, dont la survie financière dépend entièrement de la Vigne des Mystères, en raison du prêt faramineux qu’ils ont contracté, s’en trouve alors menacé.

 

2021_088_Dartigolles Agathe - L'Arbre des souhaits

 

Encore une fois un grand merci à Virginie Bourgeon des Éditions De Borée, pour cette nouvelle découverte…

“L’Arbre des souhaits” est le dernier tome d’une trilogie.
Il fait suite à “La terre des secrets” et “La vigne des mystères”.
Je n’ai malheureusement pas lu les tomes précédents, mais cela ne m’a pas gêné du tout pour la compréhension générale, bien que maintenant j’aimerai bien les lire pour retrouver des personnages qui m’ont inspiré.

Ce roman de terroir est un peu différent de ceux auxquels je suis habitué. En effet dans celui-ci l’auteur glisse des courriers secrets, il y a des empoisonnements, un “Corbeau” qui menace par des envois de courriers, des querelles familiales qui séparent les membres d’une même famille, un père qui répudie son propre fils. J’ai eu parfois l’impression d’être dans un polar. Et cela m’a bien plu !

Agathe nous propose donc un récit qui se déroule dès le début des années 20 à nos jours, dans le terroir bordelais. Bien sûr les lieux ont une très grande importance. La nature, les couchers de soleil, un certain arbre, mais surtout des propriétés viticoles qui se sont transmises de générations en générations et qui deviennent par conséquence la cause de tous les problèmes en plus des couples qui se font et se défont. Capucine et son fiancé David sont au centre de toutes les attentions, mais les deux jumelles Octavie et Léonie la douce, toutes deux âgées de plus de quatre-vingts dix ans m’ont bien fait rire aussi.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman… La lecture est très agréable et le style fluide et imagé. Un roman de terroir saupoudré d’un soupçon de polar et de beaucoup de mystères, qui m’ont ouvert les yeux sur les transmissions familiales et sur les problèmes qu’ont du rencontrer nos ancêtres qui travaillaient aux cœurs des fermes.
La fin de ma lecture m’a laissé, sur une belle surprise que je n’avais pas anticipée du tout, et sur un sentiment de tristesse, et je peux l’avouer, sans aucune honte, à la fin, j’ai pleuré…

Finalement, un bon roman qui se conclut en coup de cœur !
Merci Agathe, pour toutes ces jolies émotions ressenties.

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Extraits :

« Agathon et Amélie formaient un couple merveilleusement bien assorti, une évidence. Passionné, passionnel, explosif. Deux soleils en fusion. De l’avis générale, ces deux-là étaient faits pour s’aimer d’un feu éternel. Il ne serait jamais venu à l’esprit des habitants de Saint-Pierre-des-Bois de remettre en question cette assertion. L’indéniable existence d’un tel amour était indiscutable. Agathon et Amélie Ducats s’aimaient fougueusement au-delà même de la raison. Telle était l’opinion générale. Mais telle était, peut-être, l’erreur générale. »

« Agathon et Lisette continuaient à s’écrire des lettres. Les mots allégeaient le poids des maux, mais ils s’essoufflaient. Durant cette dernière année, ils s’écrivirent leurs souhaits, petits moments de grâce dévoilés. Une manière tout à la fois de partager leurs pensées et de prolonger encore un peu leur amour condamné. Aucun des deux n’osait en effet souhaiter que leurs vies fussent chamboulées. Alors Agathon souhaitait pouvoir ramener les morts à la vie et guérir en l’humanité pour conquérir l’immortalité. Quant à Lisette, elle souhaitait connaître un monde sans guerre, sans misère, où chacun aurait de quoi vivre à satiété est où tout serait possible. Agathon souhaitait devenir roi et Lisette souhaitait voler dans les airs comme un oiseau. Mais ce qu’ils souhaitaient réellement tous les deux était de pouvoir être heureux sans faire de mal autour d’eux. »

« Est-ce que l’on peut réellement réparer le passé ? Demanda Richard.
Capucine et Richard échangèrent en regard.
– C’est ce que je pense en tout cas, répondit cette dernière. Si on le veut vraiment, si on y croit de toutes ses forces et que l’on fait de son mieux. Après tout, tout est toujours en mouvement, n’est-ce pas ? Chaque jour est une nouvelle chance de tout reconstruire. Alors oui, sans hésitation, on peut réparer le passé. »

 

 

Née en 1985, Agathe Dartigolles grandit aux abords de Bordeaux avec le rêve lointain de devenir un jour écrivain.
Après des études en communication, elle travaille six années dans le marketing avant de retourner à son rêve d’enfance. Elle se lance en 2014 dans l’écriture de plusieurs nouvelles, dont certaines sont publiées, et commence en 2015 la rédaction de son premier roman, “La Terre des secrets”, une histoire qui lui a été notamment inspirée par l’atmosphère du terroir de ses grands-parents paternels dans le Sud-Gironde. Elle publie une suite à ce premier volet en 2020 intitulée “La Vigne des Mystères”.
“L’Arbre des Souhaits” est son dernier roman ainsi que le dernier tome de la trilogie publiée aux Éditions de Borée. À l’occasion de sa parution le 7 Octobre 2021, la Vigne des Mystères sort dans la collection Terre de Poche le même jour.

Drame, Noir, Thriller psychologique

Je suis l’Abysse

de Donato Carrisi
Broché – 20 octobre 2021
Éditeur : Calmann-Lévy

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L’homme qui nettoie rôde autour de nous.
Parmi nos déchets, il cherche des indices sur nos vies.
En particulier sur celles des femmes seules.
Une femme lui a fait beaucoup de mal enfant : sa mère.

La chasseuse de mouches, elle,
tente de sauver les femmes en péril.
Et elles sont nombreuses…
Surtout quand l’homme qui nettoie
rôde autour d’elles.

UN NOUVEAU THRILLER D’UNE INTENSITÉ RARE
OÙ VIOLENCE ET ANGOISSE COHABITENT POUR
QUESTIONNER NOTRE ATTIRANCE POUR LE MAL,
ET LES TRACES INDÉLÉBILES QUE PEUVENT
LAISSER LES MALTRAITANCES DU PASSÉ.

 

2021_087_Carisi Donato - Je suis l'abysse

 

Je ne le dirai jamais assez, j’adore cet auteur…

Un petit garçon de 6 ans qui après avoir risqué de se noyer, alors que sa mère l’abandonne sans même un regard, tente envers et contre tous de survivre…
Une jeune fille à la mèche violette de 13 ans tente de fuir la vie…
Un homme “qui nettoie” qui cherche lui à fuir ses démons…
Des femmes battues, des femmes violées…
Et une “chasseuse de mouches” qui après le plus gros des malheurs, œuvre désormais pour la meilleure des causes !
Ils n’ont pas de noms, mais qu’importe. Ils sont là, parmi nous.
Mais, il sera aussi et surtout question de solitude, les démons ne sont jamais loin de nous…

Cette intrigue est une véritable bombe et je me suis demandé à quel moment elle allait exploser.
Comme à son habitude, Donato Carrisi ne cherche pas la peur absolue, et surtout pas l’horreur, il distille comme à son habitude insidieusement le malaise, la noirceur, l’auteur titille l’ombre noire qui se trouve en chacun de nous.

Il n’y a rien à jeter dans ce thriller. Les chapitres très courts m’ont transporté en un peu plus de quatre heures jusqu’au point final clôturant le récit par une chute inattendue et perturbante !
Que d’émotions…
Mais le pire n’est pas dans le livre. Le pire est dehors, dans la rue, derrière nos fenêtres où l’on se croit à l’abri.
En effet, ce thriller a été inspiré de faits qui se sont vraiment déroulés…

Alors ?
Allez-vous me suivre dans ce thriller psychologique, glaçant et magistral ?

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Extraits :

« L’air matinal était le meilleur, alors il essayait toujours de se faire assigner la première tournée. Cela comportait l’avantage, outre le fait de ne pas avoir à interagir avec ses collègues, de profiter de la quiétude du matin. Un privilège aussi intime ne pouvait être partagé avec personne. L’homme qui nettoyait était taciturne. Même quand il pensait, ses raisonnements étaient de longues réflexions où les images défilaient dans sa tête accompagnés de sensations très simple. »

« Elle empoigna plus solidement le tison et posa l’autre main sur la porte : elle allait la pousser, quand son portable sonna dans sa poche. Le réseau était revenu. Elle tenta de le faire taire mais le laissa tomber sur le sol. Elle eut le temps de lire numéro inconnu sur l’écran et de penser que, cette fois encore, le destin avait été formidablement ponctuel. Elle se pencha pour le ramasser, et c’est alors que quelque chose s’abattit avec force sur sa nuque et la projeta en avant. »

« Pendant des années, l’homme qui nettoyait s’était demandé pourquoi il était venu au monde.
Cette question le taraudait depuis l’enfance, même avant que sa mère essaie de le noyer dans une piscine crasseuse. Pourquoi suis-je ici puisque personne ne veut de moi ? Longtemps, il n’avait pas trouvé de réponse. Et il se demandait si les autres ressentaient le même trouble. Parfois, il lui semblait être le seul.
Il était né par erreur et il avait été jeté comme un déchet.
Les ordures étaient la preuve de l’imperfection de la création. Et comme les gens n’aimaient pas qu’on leur pointe leurs défauts, sa mission d’adulte était d’en faire disparaître toute trace. »

 

 

Né en 1973 à Martina Franca, Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le “Monstre de Foligno”, un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit pour se tourner vers l’écriture de scénarios.

Le Chuchoteur, son premier roman policier où apparaît l’experte dans les affaires d’enlèvement Mila Vasquez, vendu à plus de 200 000 exemplaires en Italie et traduit en France, est édité dans douze pays et remporte quatre prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteurs du Livre de poche 2011.

En 2017, il passe à la réalisation avec son premier film, “La Fille dans le brouillard” (La ragazza nella nebbia), une adaptation d’un de ses romans, qui lui vaut de remporter le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello.

Noir, Suspense, Thriller psychologique

Le Jeu du Chuchoteur

de Donato Carrisi
Broché – 2 octobre 2019
Éditeur : Calmann-Lévy

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En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Autour de leur maison, un homme à capuche qui rôde. La police qui n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage : du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.
Mila, experte en enlèvements, ne voulait plus jamais enquêter. Mais tout porte à croire que le chuchoteur est de retour. Mila n’a pas le choix : il faut à tout prix l’empêcher de frapper à nouveau.

Donato Carrisi balade son héroïne entre jeu virtuel et réalité, innocents et assassins pervers, rebondissements et mystères.
Version Femina.

On retrouve le mélange envoûtant des thrillers de Carrisi : la science de la psychologie des tueurs, et un étrange ésotérisme chrétien.
Le Point.

Après l’inoubliable Chuchoteur et l’excellent L’Écorchée, un roman une fois encore très efficace.
Page des libraires.

 

2021_086_Carrisi Donato - Le jeu du chuchoteur

 

Cela fait maintenant plusieurs mois que ce livre était dans ma PAL. J’avais hâte de le lire, mais il n’est pas toujours évident de s’organiser comme je le souhaiterai !

Donato Carrisi fait parti depuis son premier roman de mes auteurs “chouchous”. Lorsque j’ai lu le premier tome, je l’ai littéralement dévoré et c’est avec la même fébrilité que j’ai enchaîné avec les trois autres au fur et à mesure de leurs sorties.

J’étais heureux bien sûr de retrouver Mila avec qui j’avais vécu des aventures passionnantes, au fil des différents opus. Elle fait partie de ses héroïnes avec lesquelles je suis en parfaite empathie avec son passé et son mal être… Aujourd’hui, elle a quitté sa vie d’enquêtrice, elle a quitté ses “Limbes”, pour partir dans un endroit isolé, et élever sa fille Alice, pour laquelle ses sentiments peinent décidément à s’exprimer. Très vite tous les ingrédients pour un bon récit se mettent en place. Des chapitres très courts, un rythme incroyable et très fluide, des révélations constantes qui ne m’ont laissé au final que très peu de repos.

Une famille complète disparait en pleine nuit. Tout indique un massacre à venir : un appel au secours, du sang partout, mais aucun corps n’est retrouvé.
“Le chuchoteur” est-il revenu ?
Pour Mila commence alors une course contre la montre pour l’empêcher le tueur de frapper de nouveau. C’est efficace…

Mais, et oui, il y a un mais…
Je trouve que cet opus est moins travaillé que les autres.
Malgré la volonté (très intéressante) de l’auteur de se confronter au monde des réseaux et des jeux vidéo, il m’a manqué un “petit“ quelque chose. Un peu de réalisme, peut-être du à l’évolution régulière du récit dans le monde virtuel. Peut-être aussi à cause du manque de liens avec le précédant opus où il restait des “zones d’ombres” à la fin du récit ?

J’ai malgré tout, passé un bon moment de lecture !
Les rebondissements m’ont tenu en “alerte” jusqu’à la dernière ligne, et je ne peux que vous le conseiller, quoi qu’il en soit.

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Extraits :

« La lettre arriva, comme toujours, en février.
Son contenu ne différait pas des autres années : le tableau clinique était inchangé et, pour le moment rien ne laissait présager de la moindre évolution. L’auteur de la missive concluait par la même formule que d’habitude :
« L’état général du patient est irréversible. »
Cette phrase était une invitation subtile à décider soit de prolonger d’une année la respiration assistée et l’alimentation artificielle, soit de mettre fin une fois pour toute à cette vie de légumes. »

« Un psychopathe constitue déjà lui-même une prison, se rappela-t-elle. Il abrite en lui un démon cherchant par tous les moyens à sortir, toujours. Les assassins les plus féroces ont l’air dociles et gentils, quand on les observe de l’extérieur. Pourtant, leur violence peut se manifester n’importe quand. C’est par ce biais que le démon fait savoir au monde extérieur qu’il existe et qu’il contrôle totalement son hôte. »

« Mila se dit que beaucoup de gens, n’ayant pas une vie passionnante, cherchaient les likes et les Followers pour se racheter. Toutefois, au-delà de l’aspect illusoire de ce genre d’approbation et du danger que cela représentait de se rendre vulnérables à la curiosité des autres, on pouvait se demander combien de temps les gens souffrant d’une véritable dépendance pouvaient-ils passer sans Internet. »

« On nous a dit qu’Internet était une révolution indispensable. Mais personne n’avait prévu le prix que cela coûterait… D’abord, ce n’est pas aussi libre qu’on veut nous le faire croire : sinon, pourquoi utiliserions-nous tous le même moteur de recherche ? Ils veulent qu’on ait les mêmes informations, ils ont uniformisé notre pensée sans qu’on s’en aperçoive… Et puis, Internet n’est pas équitable : c’est tyrannique. Et ce n’est pas vrai que cela répare les injustices sociales : au contraire, ça n’oublie pas, ça ne pardonne pas. Si j’écris quelque chose sur toi, personne ne pourra l’effacer. Même si c’est un mensonge, ça restera en ligne pour toujours. N’importe qui peut utiliser le Web comme une arme en sachant qu’il restera impuni… »

 

 

Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien de thrillers le plus lu dans le monde. Son dernier roman publié chez Calmann-Lévy, La Fille dans le brouillard, a été adapté au cinéma avec Jean Reno.

Émotion

De Saint-Tropez à Sibiu

de Christian Avreix
Broché – 3 mai 2019
Éditeur : Édilivre

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Ce récit autobiographique nous emmène de la Côte d’Azur en Roumanie. On découvre comment une histoire familiale peut prédestiner un de ses descendants et comment l’histoire personnelle de celui-ci peut entrer en résonance avec son histoire familiale. La boucle est bouclée. Mêlée à de nombreuses références d’événements contemporains, oubliés ou méconnus en fonction de l’âge du lecteur, cette histoire, truffée de détails, impressionne tant par l’émotion de certaines situations, que par la mémoire phénoménale de l’auteur, lui permettant de retranscrire son enfance, son adolescence, ses années d’études, ses vacances, ses rencontres amicales, professionnelles, sa vie professionnelle de salarié puis de chef d’entreprise, sa femme, ses enfants, ses joies, ses peines, ses réussites, ses échecs.

 

2021_085_Avreix Christian - De Saint-Tropez à Sibiu

 

Avant tout, je tenais à remercier Xavier Mouille, pour l’envoi de ce livre il y a quelques semaines !

J’avoue d’abord avoir été surpris par cet envoi.
“De Saint-Tropez à Sibiu”, je savais que Sibiu se trouvait en Roumanie, et de prime abord, ce n’est pas du tout le genre de lectures auxquelles je suis habitué. J’ai très vite été embêté…
Pourquoi moi ?
Je l’ai mis de coté ! (On verra plus tard…)
Puis au bout de quelques jours je me suis mis à la place de Xavier qui avait eut la bienveillance de me faire cet envoi. J’ai repris le livre et me suis rendu compte que c’était “son” histoire !
Je l’ai donc glissé dans la PAL de mes livres “Surprises dans la boîte aux lettres”…

Et grand bien m’en a pris !

Ce n’est pas un roman. C’est une tranche de vie, un roman autobiographique qui m’a fait voyagé, pas seulement grâce au photos disséminées le long des pages mais tout simplement par un texte touchant, comme peut l’être la vie.
J’ai traversé la France mais aussi l’Europe, parfois en vélo parfois en voiture.
Plutôt doué à l’école, notre “héro” fait des études un peu poussées et s’oriente très vite vers tout ce qui tourne autour des mathématiques et des sciences. C’est un “technique”. Ce sera ensuite un enchainement d’anecdotes, tantôt drôles, tantôt moins et puis la vie professionnelle, avec des hauts, des échecs, de la prison, et oui… les injustices, la vie de couple et de papa. La vie quoi !

J’ai finalement passé un moment agréable de lecture avec une préférence sur la première partie jusqu’au service militaire, mais le reste n’en n’est pas moins intéressant.

Malgré mon appréhension, une belle “surprise” vers laquelle je ne serai jamais allé !

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Extraits :

« Au contrôle des passeports, le fonctionnaire m demande pour quel motif je rentre en Roumanie, et il examine le contenu de la voiture. Quand je lui dis que je viens m’installer à Sibiu pour y créer une entreprise, il a l’air très heureux, ne fait aucun commentaire sur le matériel que je transporte et me souhaite une bonne chance. Je ne parle pas la langue roumaine, mais il comprend bien le français, comme un grand nombre de citoyens roumains depuis plus de trente ans. En effet, de 1947 à 1989, sous le régime communiste, la langue française été choisie par de nombreux parents, qui ne souhaitaient pas que leurs enfants apprennent la langue russe, seule alternative offerte. Depuis la révolution, la langue anglaise est proposée et majoritairement choisie comme première langue étrangère, la langue française choisie comme deuxième langue, ou, selon les régions, la langue allemande ou hongroise, en particulier en Transylvanie. »

« Comme l’année précédente, le mois de juillet se passe à Saint-Tropez, où notre grand-mère nous amène à la plage le matin et nous fait faire les devoirs de vacances l’après-midi. Les mois d’août et septembre se passent à Amélie-les-bains. Dans cette ville, j’ai accès à la bibliothèque municipale, et je prends goût à la lecture de nombreux romans d’aventures et d’anticipation, entre autres ceux écrits par Jules Verne, dans la collection originale de l’éditeur Hetzel. Le premier livre est « les enfants du capitaine Grant », passionnant Roman qui raconte la recherche de leur père disparu par ses enfants autour du trente-septième parallèle de l’hémisphère sud. »

« Cette particule, que les frères Bogdanov appellent « la particule de Dieu », permet d’expliquer comment ce serait passé la création du monde. Selon Albert Einstein, la fission de la matière crée de l’énergie, et réciproquement, l’énergie que transporte la lumière peut créer la matière, et cette particule, le « boson de Higgs » est indispensable pour effectuer la transformation dans ce sens là.
On pourrait donc expliquer la création de l’univers il y a environ quinze milliards d’années par la transformation de la lumière en matière. Il est étonnant que dans plusieurs religions on assimile depuis longtemps Dieu le créateur à la lumière ! »

 

 

Christian Avreix (Xavier Mouille), né en 1945 à Paris quand ses parents sont revenus de Prusse orientale, n’a écrit pendant sa vie active que des comptes rendus de réunions techniques et commerciales à destination de ses supérieurs et de ses collègues. Ce récit est le développement des réponses données à ceux qui lui demandaient les raisons de son expatriation.

Émotion, Historique, Suspense

Alexandre*

Le pacte de Babylone
de Annette ROSSI
Broché – 30 août 2019
Éditeur : Sentiers Du Livre

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Que signifie l’étrange symbole que découvrent un archéologue-linguiste en Turquie et un égyptologue de renom à Alexandrie ? Deux lieux aussi éloignés dans le temps que dans l’espace. Leur rencontre va les entraîner dans une aventure extraordinaire, les confronter à une alliance obscure qui voit le jour à Babylone en 323 avant Jésus-Christ, année où disparaît Alexandre le Grand. Les énigmes vont s’accumuler, les mystères s’épaissir. Alètheia musterion apocryphe ptoselper. Quel sens donner à cette inscription ? Où se trouve le tombeau du roi macédonien ? Quel mystère entoure la mort du Conquérant ? Quel lien avec le manichéisme et les croisades ? Et pour quelle raison la vérité ne doit-elle pas éclater ? Ferait-elle réellement basculer le monde dans le chaos ? En plein conflit pétrolier et insurrection kurde des années soixante-dix, des villes mortes du Proche et Moyen-Orient à l’Égypte, en passant par les rives du Bosphore et les gratte-ciel de Manhattan, nos héros se lancent dans une dangereuse quête dévoilant une nouvelle et inquiétante perception de l’histoire.

 

2021_084_Rossi Annette - Alexandre* - Le pacte de Babylone

 

Un “Historico-Thriller” incroyable !

Pas facile de remettre les pieds sur terre à la suite d’un roman comme celui-ci…
J’ai littéralement été plongé dans un univers hors du temps en compagnie de tous les plus grands de l’Histoire, mon seul regret est de ne pas avoir les autres tomes pour pouvoir les enchainer.

Ma “rencontre” avec Annette Rossi, tient autant du hasard que du miracle. Quelle belle rencontre… Je lui souhaite tout le meilleur…
Je suis incapable d’imaginer le travail colossal qui à été réalisé par l’auteur, afin de nous proposer un ouvrage tel que celui-ci.
Je me suis senti “tout petit” le long de ma lecture, devant les connaissances historiques d’Annette !
Je n’ai pu m’empêcher le long de ma lecture, d’aller régulièrement sur “google” pour voir les sites visités par nos héros !

Rarement, ou peut-être même jamais je n’ai lu de roman avec autant de références sur l’histoire du monde et sur autant de périodes différentes, avec autant d’allers-retours dans le temps et de plus avec une telle fluidité dans la lecture… Je m’incline devant cet exploit.
Et non contente de toutes les informations qu’elle nous transmet, elle arrive en plus, à trouver une intrigue incroyable qui ira au-delà de l’imagination la plus folle…
Une trame politique et historique (bien sûr !) qui englobe le monde !

Vous aimez aussi la géographie ?
L’Italie, l’Égypte, la Perse, la Turquie, l’Arménie, la Syrie, l’Inde, l’Iran et biens d’autres pays entre Orient et Occident, n’auront plus de secrets pour vous.
Sans oublier, les Religions et les différentes langues utilisées dans le roman…
Véritable condensé de plus de deux mille ans d’histoire saupoudré aussi de différends politico-économiques contemporains.
C’est magnifique !

Vous êtes férus de belles histoires ?
Celle qui sont bien construites et qui vous font rêver ?
Alors, venez rejoindre Philippe, archéologue et linguiste, ainsi que celui qui deviendra très vite son meilleur ami, Didier, égyptologue de renom, dans cette aventure incroyable aux multiples rebondissements, où plane au-dessus de nos deux héros l’ombre de la mort gravée dans les pierres.

Pour le coup, Annette, je vais me permettre de te tutoyer… Pour te dire un grand SPAS (merci) de m’avoir contacté, mais surtout de m’avoir fait rêver comme tu l’as fait !
J’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer…

Très gros coup de cœur !!!

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Extraits :

« En traversant l’Euphrate, fleuve mythique, source de vie et de cultures, Philippe pénètre en Mésopotamie. Frôlant le sol du « pays entre deux fleuves », le linguiste pense aux paroles de Jean Bottéro : « tout commence là, en Mésopotamie ». Les brillantes civilisations qui se sont développées sur les plateaux et dans les vastes plaines entre le Tigre est l’Euphrate ont engendré les prémices de l’histoire avec l’invention de l’écriture. »

« Le seigneur d’Ibelin admire depuis longtemps la vie subtile de l’Orient. Il pense à Alexandre qui, au lieu de rencontrer des peuples barbares, découvrit un raffinement que même la Grèce ne possédait pas. La situation mille quatre cents ans plus tard est comparable. Aux yeux des Occidentaux, les peuples d’Orient ne valent guère mieux que des sauvages. Or, leur degré de connaissances en mathématiques, physique, astronomie, médecine, est largement supérieur à celui de l’Occident. L’Orient a su se servir des ouvrages scientifiques de l’Antiquité, a hérité du savoir de l’ancienne Perse et est allé à la rencontre des civilisations indienne et chinoise. Le papier a rapidement fait son apparition dans le monde musulman, des universités et des bibliothèques sont apparues dans toutes les régions. L’enseignement et la recherche sont encouragés. Les savants, quelles que soient leurs croyance, sont profondément respectés. »

 

 

Née aux Pays-Bas, passionnée de voyages, d’histoire et d’archéologie, très tôt Annette part à la découverte du monde et consigne ses expériences sur des carnets. Un jour, sur sa route, elle croise deux aventuriers avec lesquels elle se lie d’amitié et qui donneront naissance aux héros de son premier roman. Aujourd’hui, elle vit en France, au pied du mont Blanc dans la vallée de Chamonix.

« Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Je publie un blog de voyages sur WordPress : Voyages au-delà de l’horizon et un blog d’images en trois langues ; français, néerlandais, anglais : Images au-delà de l’horizon. Puis, un jour, une intrigue traverse mon esprit… »

Annette Rossi

Adolescence, Émotion, Drame

Un long chemin depuis la rivière des crevettes

de Thierry Essengue
Broché – 23 août 2018
Éditeur : Éditions de l’Onde

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Pascal, un jeune métis, abandonné par sa mère à sept ans va vivre un incroyable destin. D’abord un long combat engagé dans cette vie façonnée par deux cultures, depuis une enfance bercée par les moeurs de l’Afrique jusqu’à une maturité forgée par une forte résilience. Avec authenticité, poésie et émotion, l’auteur nous conte une histoire faite de rencontres extraordinaires, de situations cocasses, épiques ou dramatiques. Un magnifique voyage, par ailleurs enrichi de références historiques, culturelles et géographiques sur le Cameroun qui donnent un accent insolite à ce roman, en redistribuant la loi romanesque du genre et lui donnant une singularité profonde.

 

2021_083_Essengue Thierry - Un long chemin depuis la rivière des crevettes

 

Après la lecture de son premier roman “Pour l’amour de mon petit bout”, que m’avait envoyé Thierry Essengue, il me tardait de lire celui-ci…

C’est une très belle surprise !

“Un long chemin depuis la rivière des crevettes”, c’est la vie de Pascal, jeune métis très tôt abandonné par sa mère qui part avec son frère et sa sœur, obligé de vivre avec un père “qui ne le voit pas” et qui est très dur avec lui.
Réveils à coup de seau d’eau dans le lit, obligations de se débrouiller dans son quotidien, pour aller à l’école (20 km par jour), pour manger aussi. Pascal doit régulièrement cirer les chaussures de son père s’il veut un gagner un peu d’argent, laver tous les samedis la voiture familiale… Pascal à une vie triste et solitaire. Il a très peu d’amis. Très vite il se forge un caractère pour ne pas se faire avoir et va ainsi décider de sa propre vie, en prenant tous les risques.

Il veut savoir pourquoi sa mère l’a abandonné. Pourquoi elle ne lui écrit jamais. Pourquoi il n’a jamais de nouvelles de son frère ni de sa sœur. Pourquoi son père ne l’aime pas…
Quel est donc ce secret qui tourne autour de lui et l’empêche de vivre une vie sereine ?

Malgré la dureté du sujet, c’est un magnifique voyage que j’ai fait au Cameroun, pays que je connaissais fort peu.
La vie des gens, leurs cultures, la religion, la nature aussi, omniprésente. Un voyage extraordinaire avec une famille attachante, de plus en plus nombreuse avec tout un tas de rebondissements !

J’ai aussi beaucoup aimé les références historiques et culturelles disséminées tout le long de la lecture, qui m’ont appris énormément de choses.

Petit “bémol” par contre sur la forme.
Le texte est très beau et j’avais l’impression régulièrement d’avoir changé de pays, mais il y a beaucoup de “coquilles”, fautes d’orthographes, doubles espaces, etc… C’est dommage.
Peut-être qu’un nouvel éditeur pourrait travailler sur ce sujet ?

Un incroyable destin qui m’a fait passer par tout un tas d’émotions. C’est très poétique aussi. Un livre qui mérite vraiment d’être lu par tous ceux qui aime la vie, un message d’amour qui mérite d’avoir une nouvelle vie…

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Extraits :

« Je peux commencer cette lettre par cher père, mais non, ce sera Monsieur, car pour moi tu n’as jamais été autre chose qu’un étranger dont je porte le nom. À l’âge de 7 ans, je me retrouve seul avec un homme que j’appelle « mon père ». Pendant 12 ans, tu ne m’as jamais montré des signes qui m’auraient permis de confirmer cette filiation dans mon esprit et dans mon cœur. »

« – Maman, maman, t’es où ? J’ai quelque chose à te dire !
Aucune réponse, nous cherchons dans toutes les pièces, personne. Il n’y a vraiment personne, ni mon frère, ni ma sœur, ni mon père.
– Écoute, mon petit Pascal, va jouer dans ta chambre, je vais te préparer à manger. Ils vont peut-être arriver entre-temps.
Après le repas, je ne vois personne, je ne comprends pas. C’est alors que mon père arrive et tantine Sophie nous dit au revoir. Après son départ, mon père me prend dans ses bras et me dit :
– Tu sais mon fils, ta mère est partie avec ton frère et ta sœur, sans toi.
Cette explication simple ne veux rien me dire de concret dans l’immédiat, d’autant plus que mon père ne me donne pas d’autres explications. »

« Je vais comprendre que dans la vie, il n’y a pas que des méchants. Il y a aussi des gentils. Cette idée va me permettre au fil du temps, de développer un optimisme à toute épreuve est un espoir dans toutes les difficultés. Je crois aussi, qu’il y’a de la part de Samuel, un peu de pitié, de compassion et d’empathie. Cet homme souffre de ne pas avoir eu du fils et voilà que je suis près de lui, je prends ce rôle de façon involontaire. J’aurais donné ma vie pour retrouver ma mère et Samuel me donne l’impression d’être prêt à tout, pour atténuer ma peine. »

 

 

Thierry ESSENGUE est passionné de poésie et d’écriture depuis son adolescence. À travers les mots, il traduit sa sensibilité, aime faire ressortir les valeurs et les richesses de belles rencontres.
Aussi, celles des relations humaines du quotidien et la pudique expression de la sensualité. C’est pourquoi l’écriture – et surtout les mots, comme l’amour, l’amitié – fait partie des plus belles expressions de la vie qui ont cette magie. Cela nous aide à nous évader ou à nous transporter.
Il vit à Vaires-sur-Marne, et est responsable technique dans la maintenance du patrimoine des investisseurs.

Drame, Noir, Thriller psychologique

Les yeux d’Iris

de Magali Collet
Poche – 4 novembre 2021
Éditeur : Taurnada

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Un meurtre et un suicide.
Trois hommes. Trois femmes.
Des retrouvailles.
Un pacte.
Tout se paye, même l’amitié.

 

2021_082_Collet Magali - Les yeux d'Iris

 

Un grand merci à Joël des éditions Taurnada de m’avoir proposé ce “petit” bijou !

J’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Magali Collet “La cave aux poupées”.
Avec “Les yeux d’Iris” je suis resté “accroché” à mon livre jusqu’à la dernière ligne !

La thématique de ce thriller est très dure et particulièrement violente, puisque Magali a choisi LE VIOL comme ligne directrice, et elle ne mâche pas ses mots. Du coup difficile de dire que j’ai “aimé” le livre, tellement j’ai souffert avec les personnages féminins. Le sujet est très bien mené malgré le fait que ce n’est pas un roman à mettre dans toutes les mains. La pression monte, au rythme d’une ambiance très oppressante, la lecture est très rythmée jusqu’au final que je n’ai pas vu venir du tout.

Dans ce roman Magali nous entraîne dans la vie d’un groupe d’amis à travers les années : soirées, amours, secrets, souffrances, familles, silences aussi, la vie quoi !
Quand un jour, le suicide d’Iris va soudain tout faire basculer et créer plusieurs événements qui changeront leurs vies pour toujours.

Sombre, flashbacks violents, angoissants même, mais aussi poignant, et tout cela, distillé petit à petit tel un poison dans les veines…
Les Yeux d’Iris est un “grand livre” que je n’oublierai pas.
Lisez-le, il en vaut vraiment la peine, et vous vous ferez ainsi votre propre avis.

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Extraits :

« Bastien entra dans la pièce, lança sa veste sur le dossier d’un fauteuil et salua ses invités. Frédéric lui plut d’emblée. Sa poignée de main était franche, de celles qu’avaient les hommes qui ne se laissaient pas impressionner facilement et il aimait ça. Son sourire était sincère. Sa sœur, par contre, c’était tout autre chose : une femme à problèmes, il le sentait. Elle avait les cheveux bouclés roux qui descendaient un peu en-dessous des épaules. Une barrette retenait une mèche, qu’il imaginait rebelle, sur le côté de son visage. Elle portait une robe longue qui aurait pu sembler sage s’il n’y avait eu ce décolleté… Un décolleté de chaudasse, il en était certain. D’ailleurs, elle le regardait avec un sourire plein de promesses. »

« Et il y a eu le laboratoire. Le laboratoire, c’est Julie. Une pauvre fille venue se jeter dans la gueule du loup… dans ma gueule. Certaines n’ont vraiment pas de chance ! Je la plaindrais presque si elle n’était pas une femme, mais, comme toutes les autres, elle mérite de souffrir. Avec elle, j’expérimente, je m’améliore. Elle exécute tout ce que je lui demande de faire sans broncher. Plus elle accepte ce que je lui inflige et plus je la méprise. »

 

 

Née en 1972 à Colombes, Magali Collet est une passionnée des mots. Elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes. Avec son premier roman, La Cave aux poupées, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.